Culture : BATNA
Le théâtre plongé dans un coma profond


Incroyable mais vrai. Une institution ouvre ses portes chaque jour. Le directeur est présent. Le personnel administratif et technique aussi mais tout est bloqué. C’est un coma profond dans lequel se trouve le Théâtre régional de Batna depuis le 5 septembre écoulé date à laquelle ses employés ont initié un mouvement de protestation suivi d’une grève illimitée depuis le 2 octobre 2004.
Après avoir refusé l’installation du nouveau directeur, les grévistes, au nombre de 35, ont décidé de reprendre le travail avec le directeur en question puisque le ministère de la Culture, saisi de l’affaire, a tranché le 17 novembre en optant pour son installation officielle. Les problèmes se seraient arrêtés là mais un obstacle de taille a surgi entretemps. Les grévistes qui n’ont pas été payés les mois d’octobre et novembre 2004, et qui ont souffert avec leurs enfants tout le mois de Ramadhan faute d’argent, se sont vu signifier qu’ils ne pouvaient en aucun cas percevoir leur salaire du mois d’octobre 2004 puisqu’ils étaient en grève. Fait qui a été jugé inacceptable par les grévistes qui soutiennent qu’ils ont initié cette grève pour permettre au Théâtre régional de Batna d’être à la hauteur de sa réputation. Aucun compromis n’a été trouvé malgré l’existence de couloirs pouvant faciliter le dénouement de la situation en prenant en compte l’intérêt de tous y compris ceux des citoyens de la vaste région des Aurès qui sont privés des services d’un bijou tel que ce théâtre fraîchement rénové et doté d’équipements chèrement acquis.
Nasreddine Bakha

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