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Moussa Touati exclut trois députés


Pour sa 5e assemblée ordinaire du Front national algérien (FNA), le président du parti, Moussa Touati qui, dans un long discours, est revenu sur plusieurs points dont le chômage, le manque de postes budgétaires, d’infrastructures éducatives et universitaires ainsi que la gestion de son parti et les dernières accusations à son encontre par un membre de son exécutif, Benseguine Ahmed, député de Mila. Moussa Touati a également passé en revue la gestion du pays, la réconciliation nationale, l’amnistie générale ainsi que les problèmes internes à son parti.
Mohamed Djadi - Alger (Le Soir) - Le patron du FNA dira en substance que depuis l’élection du président de la République en mois d’avril dernier, rien n’a été concrétisé sur le terrain. “Nous n’avons rien vu de la promesse des 1,1 million postes budgétaires pour les chômeurs. Les grèves de Ouargla et Ghardaïa à cause du chômage sont une preuve du malaise et du manque de travail. Aujourd’hui, on parle de la privatisation des entreprises nationales. Nous dans nôtre parti, nous n’acceptons jamais la privatisation des entreprises publiques. Et encore il ne reste pour la privatisation des entreprises nationales que la Sonatrach, la Sonelgaz, Djenane El- Mithaq et Air Algérie. Espérons seulement que pour son second mandat, Bouteflika fera mieux”, dira le président du FNA. Avant d’appeler au vote à main levée pour l’exclusion de son parti des trois députés qui ont transgressé les statuts et le règlement intérieur du FNA, Moussa Touati a invité tout membre de l’assemblée à se rapprocher de la comptabilité de son parti pour affirmer qu’il n’a jamais détourné un sou. Et c’est, en effet, sous les applaudissements que les présents ont adopté le bilan et procédé à l’option de l’exclusion définitive du parti des trois députés à savoir Benseguine Ahmed, député représentant la wilaya de Mila chargé de la commission éducation du FNA, Ziani Abdelkader de Sidi-Bel-Abbès, chargé de l’environnement, et Madani Felouah, membre de l’exécutif, ainsi que le chargé de l’organique du parti, Belhafaf Djamel. A propos de l’amnistie générale, Touati affirmera qu’il n’est pas d’accord pour amnistier les commanditaires. “L’amnistie générale, nous l’avons déjà proposée à l’époque afin de redémarrer sur de bonnes bases, mais amnistier un assassin, c’est inadmissible. Pour ce qui est de l’amnistie fiscale, c’est bien beau également d’amnistier les redevables, mais leur laisser des années pour cumuler et enfin les dispenser, c’est inadmissible aussi. Il faut faire payer les gens, chaque fin d’année et tout rentrera dans l’ordre”, expliquera Moussa Touati. Enfin, le président du Front national algérien n’est pas aller par trente-six chemins pour reprocher à ses élus au niveau de plusieurs wilayas qu’ils faut qu’ils bougent un peu plus et surtout que chaque adhérent doit être à jour dans ses cotisations. “Nous ne sommes pas un parti comme le RND ou le FLN qui sont protégés par l’administration. Le FNA est un parti de pauvres”, fera remarquer Touati aux membres de l’AG. Plus loin, Il relève l’exemple des élus de Ingha dans la wilaya de Aïn Salah qui se sont déplacés par route pour assister aux travaux, alors que ceux plus proches du siège n’ont pas daigné malheureusement venir. Il évoquera que près de 100 élus ont été écartés depuis les dernières élections, comme il a affirmé que plusieurs nouvelles adhésions ont été enregistrées. “J’exige à ce que pour chaque wilaya il y ait 400 adhérents au minimum”, indiquera à ces adhérents. Enfin, interrogé à propos de la libération du journaliste de Djelfa, Ghoul Hafnaoui, Moussa Touati affirmera : “Le journaliste ne doit jamais être mis en prison et la liberté d’expression est nécessaire pour le développement d’un pays.”
M. D.

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