Régions Centre : ATH-LAAZIZ (BOUIRA)
Un lycée objet de tous les enjeux


Depuis plusieurs mois, le lieu d’implantation d’un lycée enfin octroyé à l’APC d’Ath- Laâziz dans la wilaya de Bouira est au centre d’une polémique entre différents villages tant le futur véritable centre urbain de cette jeune commune en dépendra en grande partie. Et, à voir toute l’agitation qui entoure ce projet et surtout la polémique née autour de son lieu d’implantation, on comprend aisément cet enjeu.
En effet, au début de l’année l’APC ayant eu l’aval de la Direction de l’éducation quant à la nécessité d’implanter un lycée au niveau de la commune, puisque jusque-là les élèves suivent leurs études au niveau des lycées de la capitale de la wilaya, distante de près de 10 km au sud, le choix du terrain est vite dégagé et s’est fait au niveau de la nouvelle zone urbaine appelée Maâla, située à 7 km du cheflieu de commune, mais qui a l’avantage de disposer de terrains communaux et d’une certaine platitude de terrain, contrairement à l’actuel cheflieu sis à Bezzit dont l’inclinaison du sol dépasse les 30 % et où l’APC ne dispose plus de terrains. Cependant, cette future délocalisation de l’actuel chef-lieu qui ne dit pas son nom est tellement criante que les différents villages avoisinants se sont mobilisés dès le premier jour pour implanter ce lycée à Bezzit. Pour ce faire, ces villageois sont allés jusqu’à proposer aux autorités des terrains privés gratuitement. Dès lors, les villageois ainsi que la Direction de l’éducation, sous l’égide de l’ancien directeur aujourd’hui muté, se sont entendus sur son implantation au niveau du chef-lieu. Or, il y a quelques jours, ces mêmes villageois apprirent que ledit projet est maintenu à Maâla et que les travaux vont démarrer incessamment. Ainsi et pour ne pas travailler dans l’anarchie et compliquer davantage la situation, les villageois, qui allaient fermer l’APC jusqu’à la venue des autorités de wilaya et leur engagement quant à la construction de ce lycée au niveau du chef-lieu, ont sursis à cette action et ont décidé dans un premier temps de saisir les autorités par correspondance. Dans cette dernière dont une copie a été remise à notre bureau et signée par plus de 940 personnes, les villageois rappellent la justesse de leurs doléances. “Le lieu naturel d’implantation de cet établissement scolaire est le chef-lieu, attendu que les seuls critères qui devront être pris en considération, à savoir la densité de la population, le terrain adéquat et le transport garanti pour tous les élèves sont réunis”, lit-on entre autres dans cette correspondance. Pour rappel, les responsables de l’APC avaient proposé ce terrain situé dans la zone de Maâla sur la base d’une étude approuvée par les instruments d’urbanisme et le POS ainsi que sur le fait que l’APC ne dispose de terrains communaux que dans cette zone. En d’autres termes, dans un futur proche ou à moyen terme, l’APC sera amenée inéluctablement à investir dans cette zone laquelle sera le plus important pour ne pas dire l’unique principal centre urbain de cette commune.
Y. Y.

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