Culture : “LES PHYSICIENS” DE MOHAMED CHERCHELL AU TNA
"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme"


Science sans conscience n’est que ruine de l'âme.” (François Rabelais). Cette citation reflète bien l'esprit de la pièce de théâtre Les physiciens, programmée pour le 22 décembre prochain au Théâtre national d’Algérie Mahieddine-Bachtarzi.
Mise en scène par Mohamed Cherchell et adaptée de l'histoire du suisse Friedrich Durrunmett, la pièce relate l'histoire de Mobius, incarné par Yacine Zaïdi, un savant physicien qui a sacrifié sa liberté, son épouse, ses enfants pour rester dans un asile pour malades mentaux afin d'épargner à l'humanité le danger de l'utilisation de ses dangereux travaux de recherche à des fins destructrices par les politiques. Toutefois, deux espions travaillant au service de grandes puissances ont pu, dans le cadre d'une mission secrète, s'infiltrer à l'intérieur de l'asile pour essayer de convaincre Mobius de travailler avec eux. Mais ces manœuvres malsaines entamées par ces agents rencontreront un échec cuisant, car c'est finalement Mobius qui réussit à les convaincre d’abandonner leur mission secrète et assumer le poids de la responsabilité historique. Une décision dont le prix serait de rester à jamais dans l'asile, se sacrifiant pour épargner à l'humanité un suicide obligé. L'œuvre en question “est un appel lancé à tous les concernés en vue d'utiliser la science à des fins pacifiques”, liton dans le synopsis de la pièce. Il convient de préciser que la réalisation de cette pièce de théâtre, d'une durée de 75 minutes, a nécessité deux mois, à raison de quatre heures par jour de répétition. Les personnages sont interprétés par neuf comédiens, des jeunes pour la plupart, dont le réalisateur Mohamed Cherchell dira : “Ils ont été choisis parce qu'ils convenaient aux personnages qu'ils incarnaient.” Mais loin de toutes les exigences de la pièce, cet appel fait à une panoplie de jeunes comédiens s'avère un impératif absolu pour le renouvellement et le rajeunissement du théâtre algérien. Une rénovation qui se révèle indispensable, notamment en ces temps de marasme où la production théâtrale est quasiment au degré zéro. Il est à souligner enfin que le metteur en scène, Mohamed Cherchell, a écrit et participé à une pièce de théâtre Haltou hala, présentée au TNA au cours du mois de Ramadhan dernier.
Hakim C.
Les physiciens de Mohamed Cherchell au Théâtre National d’Algérie le 22 décembre 2004

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable