Culture : THÉÂTRE
12e ÉDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DES ARTS DRAMATIQUES DE DAMAS
"La répétition" de Benguettaf fait un tabat


La pièce de théâtre La répétition du dramaturge et comédien algérien M’hamed Benguettaf a eu un franc succès lors de sa présentation au festival international des arts dramatiques de Damas qui s’est tenu du 21 au 30 novembre 2004. Présentée devant un public composé des fans de théâtre et de grands hommes et femmes de théâtre syriens, La répétitiona eu un effet inattendu. Les comédiens ont plongé l’assistance dans un tourbillon d’émotion indescriptible.
“Toute l'assistance s’est levée pour applaudir et saluer l’effort consenti par la troupe composée de trois comédiens, en l’occurrence Abbas Mohamed Islam, Bouakaz Kamel et Bouhacine Kahla. A la fin de la présentation du spectacle, les grandes figures du théâtre syrien se sont précipitées à la rencontre de Benguettaf et des comédiens pour les féliciter de la dextérité et de la force de la textualité, des jeux ainsi que la mise en scène qui a vraiment été à la hauteur”, nous raconte un technicien ayant participé à ce festival. Pour rappel, la pièce La répétition (Ettemrine) raconte les péripéties d’une troupe théâtrale voulant monter bon gré, mal gré leur pièce de théâtre. Cependant, ces serviteurs du 4e art, un comédien, un musicien et un metteur en scène, se sont confrontés à l’amère réalité, celle de se voir fournir des efforts que les autres (les politiques) ne daignent même pas reconnaître. Ceci se passe dans un pays où la chose culturelle se voit de plus en plus écrasée. Dans un pays où les arts, les cultures… n’ont plus droit de cité devant la médiocrité et l’ignorance qui prennent place. Dans un pays qui, depuis son accession à l’indépendance, répète sans cesse et n’arrive jamais à donner une véritable “première”. Ainsi, ces répétitions tournent à la catastrophe. La troupe se voit éparpiller, un à un, tous ses membres et systématiquement éjectée des salles qu’elle occupe pour des raisons d’évidente priorité : meetings, réunions syndicales… A travers cette pièce, Benguettaf veut réveiller les esprits de la léthargie dans laquelle ils se sont plongés voilà maintenant plus de 20 ans. Sale temps pour le théâtre algérien ! Pourtant, l’espoir a pris corps en cette soirée du 28 novembre 2004, lors de la présentation de la pièce. Une énième preuve que tant, qu’il y a des hommes qui croient encore au 4e art, le brin d’espoir restant est encore vivant…
Hakim C.

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