Sports : FOOTBALL
LIGUE DES CHAMPIONS D'AFRIQUE (1/16e DE FINALE, RETOUR)
USM ALGER 5 - OLYMPIC TRIPOLI 0
Récital offensif


La manche retour des seizièmes de finale de la Ligue des champions d’Afrique n’a été qu’une simple formalité pour les Rouge et Noir de Soustara. Ayant déjà assuré le plus dur en s’imposant par 2 à 0 en match aller, les coéquipiers de Achiou n’ont fait qu’une bouchée de leurs homologues libyens en s’imposant par (5 à 0).

Sans Dziri et Ammour, auteur du doublé à l’aller, les capés de Menad ont pris l’ascendant dès l’entame de la partie. En effet, les Unionistes entamèrent la partie sur des chapeaux de roues acculant leur adversaire dans le dernier retranchement. Le latéral gauche Haddou Moulay, en excellente forme ces derniers temps, sera à l’origine du premier but. Il sert idéalement son coéquipier Decouré qui ouvre la marque d’une tête piquée à la 20’. Le Malien double la mise quelques minutes plus tard d’un ciseau qui souleva l’admiration du public. Decouré, qui a été recruté durant le mercato, vient ainsi d’inscrire ses deux premiers buts de la saison. Les dés étaient jetés pour le représentant libyen qui n’a fait que constater les dégâts, alors que les coéquipiers de Meftah continuent à pousser même en deuxième période et parviendront à aggraver la marque par trois autres buts tout aussi jolis que les deux premiers. A la 63’, le Nigérian Eneramo s’illustre d’un tir canon à l’intérieur de la surface de réparation et envoie le cuir en pleine lucarne. Le leader du Championnat national fera ensuite circuler la balle, alors que le coach Menad incorpore d’autres joueurs afin de faire tourner l’effectif et faire reposer certains éléments déjà saturés par le cumul de matches. On pense surtout à Benchergui qui revient à la compétition. Mais ce sera plutôt le jeune Belkheïr qui s’illustre en cette fin de partie en inscrivant les deux autres buts clôturant ainsi le festival offensif des Rouge et Noir. Belkheïr inscrira le quatrième d’une action individuelle digne des grands joueurs. Il met dans le vent et le défenseur et le gardien avant de mettre le cuir au fond des filets (79’). Six minutes plus tard, il récidive d’un joli heading suite à un centre parfait de Achiou. L’USM Alger vient ainsi de réussir une excellent entrée en lice dans cette Ligue des champions africaine en attendant de faire mieux lors du prochain tour face au Ahly du Caire. S. M.

JS KABYLIE 0 - FELLO STAR 0
La douche écossaise dans sa version kabyle

Tizi-Ouzou. Stade du 1er-Novembre. Temps doux. 15 000 spectateurs. Pelouse détrempée. Arbitrage de M. Boubacar Sidibé (Mali). Commissaire au match : Abdellilah Naceri (Maroc). Averts. : Douicher T (74’) JSK, Mohamed Camara (41’) Soumah (78’) A.O Diallo (88’) JSK : Gaouaoui, Raho, Zazou, Habri, Meftah puis Moussouni (54’), Driouèche, Boudjakdji, Bendahmane puis Larbi (73’), T. Douicher, Berguiga, Endzanga. - Entr. : Coste FSL : Soumah, Lansana Condé, I. Sylla, Fofana Mantigui, Balde Lamarana, Mamadou Balde, Pendessa, Correia, Mohamed Camara puis A.O Diallo (81’), MB Camara puis Cissé (67’), Minka Camara. - Entr. : Majou Diallo.

Azedine Maktour – Tizi-Ouzou (Le Soir) – Pour son baptême du feu en Ligue des Champions, sa grande priorité, la JSK se devait, en plus de la quête de la qualification aux huitièmes de finale, de sortir le grand jeu puisque, ce match-là prenait plus la valeur d’un test, dans la perspective de la réconciliation entre l’équipe et la majorité de ses supporters, qu’une simple entrée en matière face à un adversaire qui vient tout juste de commencer à faire connaissance avec l’élite du football du continent. Un test, donc, que les Canaris, disons-le d’emblée, ont totalement raté. Les raisons - du moins certaines - de cet échec, il fallait juste tendre l’ouïe à ces supporters, à la sortie du stade, pour les connaître. Les membres du staff technique et les dirigeants s’ils s’étaient aventurés dehors à ce moment précis, ils auraient entendu des choses, et pas des belles ! Quoi qu’il en soit, il faut dire que même s’ils avaient pu prendre le dessus sur les Guinéens en fin de partie si, par exemple, Endzanga n’avait pas envoyé sa reprise de volée acrobatique sur le gardien ou si quelques minutes plus tôt le coup de tête de Berguiga avait trouvé le cadre au lieu de passer à côté, la JSK n’a à aucun moment mérité de passer en huitièmes de finale, du moins pas plus que les hommes de Mandjou Diallo, étonnants par leur calme même lorsque l’arbitre de la partie offrait ces cadeaux sous forme de penalty - surtout le second – aux Canaris. Deux offrandes qui tombaient du ciel et qui, en fait, allaient symboliser le gâchis, toute l’étendue du désastre de cette journée noire pour l’histoire africaine de la JSK. Un monumental ratage qui, même sans ces deux penalties brillamment détournés par Abdoulaye Soumah, le gardien du Fello Star, aurait pu être évité si les hommes de Christian Coste avaient fait appel à un peu, un tout petit peu, de génie en pensant par exemple à ne pas balancer dans les six mètres des ballons en guise de centres en retrait. A la sortie du stade, qui prenait des allures de marche funèbre, les uns épiloguaient sur l’absence d’un métronome au milieu du terrain, tel Belkaïd, les autres regrettaient l’absence d’un hommes capable de haranguer et de pousser ses coéquipiers, comme le fait si souvent Zafour. Certains, en revanche, se demandaient tout simplement pourquoi avoir titularisé un tel ou un autre alors que des joueurs capables de faire mieux, moisissaient sur le banc de touche, voire quelque part dans les tribunes. Des questions qui malheureusement resteront sans réponse. Les choix des entraîneurs ne se discutent pas paraît-il…
A.M.

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