Régions Est : ANNABA/ENVIRONNEMENT
La décision d’interdiction des sachets noirs reportée au 2 juin


L’application de la décision d’interdiction du sachet noir à Annaba retenue parmi les quatre régions pilotes à l’échelle nationale, a été ajournée au 2 juin prochain, c’est ce que nous avons appris de la direction de wilaya de l’environnement qui a précisé que ce report intervient après la demande formulée par les quatre fabricants potentiels locaux pour leur permettre de liquider leurs stocks.

On apprend, par ailleurs, que 50.000 sachets conformes ont été réceptionnés et seront distribués à titre gracieux aux boulangers, bouchers et autres commerces. Ces sachets qui portent, outre le nom de l’entreprise productrice son logo représenté par une fourchette, serviront à la mise en œuvre de la décision d’éradication des sachets noirs dont la nuisance sur la santé publique a été prouvée scientifiquement. Il faut rappeler que l’application de la décision d’interdiction des sachets noirs était prévue au courant du mois de mai, cette décision interministérielle si elle venait à être scrupuleusement exécutée, va permettre au moins à l’environnement de se débarrasser des sachets noirs qui inondent les places publiques, se soulevant au moindre coup de vent.
Nabil Kebaïli

Les EAC et les EAI dans le collimateur à Annaba

La section des recherches de la Gendarmerie nationale à Annaba procède depuis quelques jours à des enquêtes sur le foncier agricole, principalement les terres attribuées aux anciennes coopératives agricoles et qui par la suite ont été réaffectées à des bénéficiaires regroupés dans des exploitations agricoles collectives et individuelles (EAC et EAI).

Les investigations de la gendarmerie concernent 555 de ces entités réparties à travers la wilaya, plusieurs d’entre elles ont été sous-louées à des particuliers d’autres ont été vendues sans actes, d’autres encore ont été transformées perdant ainsi leur caractère agricole. De faux actes de vente ont été découverts et une autre enquête est menée auprès des notaires pour s’assurer de l’authenticité de ces actes. C’est le cas par exemple du domaine agricole Abadi Aziz à El Bouni qui compte 5 EAC et 4 EAI s’étendant sur une superficie de 750 ha et dont les usufruitiers ont changé la destination des terres ou les ont laissées en jachère ou en ont vendu plusieurs lots. L’enquête se poursuit et touchera les 469 EAC et les 86 EAI dont la plupart ne sont pas exploitées, leurs attributaires travaillent dans d’autres secteurs tout en sous-louant ces terres à des particuliers qui sont de vrais paysans et trouvent toutes les peines du monde à profiter du PNDA ou du FNRDA. Le comble, c’est que les soutiens accordés par l’Etat ne profitent pas à ces derniers puisque non détenteurs de la carte d’agriculteur délivrée par la Chambre de l’agriculture alors que les premiers en profitent pour revendre, semences, fertilisants et produits phytosanitaires au prix fort. Ces enquêtes permettront sûrement de mettre fin à la dilapidation du foncier agricole, de débusquer les faux agriculteurs et d’orienter les subventions de l’Etat de façon à ce qu’elles aillent à ceux qui en ont vraiment besoin.
M. Rahmani

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