Régions Centre : BLIDA/JUMELAGE AVEC LES BARREAUX D'OUTRE-MER
Pour une meilleure garantie de défense des droits des individus


Les bâtonniers des barreaux de Blida, Nîmes, Figueras et Vérone se sont, pour la quatrième fois, réunis, samedi dernier, au bâtonnat de la cour de Blida pour débattre du projet Agis-Euro- Med qui consiste à “étendre l’espace de liberté, de sécurité et de justice” dans les quatre pays méditerranéens, à savoir l’Algérie, la France, l’Espagne et l’Italie, et ce, par la défense, entre autres, des droits des femmes, des enfants, des prisonniers et des familles mixtes y résidant.
Si pour Me Yahia Bouamama, bâtonnier de Blida, le démarrage de ce projet reste timide, il avouera du reste qu’il demeure optimiste car il y voit plus un partenariat qu’un jumelage d’autant qu’il s’agit d’un programme visant à élargir les rapports entre ces quatre ordres d’avocats pour soutenir un “réseau autour du bassin méditerranéen”. C’est ainsi que ces quatre barreaux pourront accroître une coopération à même de consolider les relations entres les défenseurs du droit. Il sied de signaler que ce programme de coopération qui s’étend jusqu’à 2007 contient cinq thèmes principaux que sont “La question des femmes victimes de violence ; La protection des enfants ; Le droit des familles plurinationales ; La présomption d’innocence et Le droit des personnes détenues”. Me Bernad Derland, bâtonnier de Nîmes, établit pour sa part que si l’Algérie veut se développer, il faudrait qu’elle soit en mesure de se garantir vis-à-vis des investisseurs car pour lui il ne peut y avoir de véritables échanges commerciaux s’il n’y a pas de droit tout en reconnaissant que les préoccupations de ces quatre pays sont les mêmes. Dans le même ordre d’idées, Mme Karline Gaborit, avocate à Nîmes, conçoit que la préservation de la paix est tributaire de la mise sur pied d’une politique de revalorisation sociale. Il faut savoir que le programme Agis, prêté au nom du 4e roi de Sparte, est “destiné à aider les praticiens de la justice à échanger des informations et des bonnes pratiques autour des possibilités de coopération en matière pénale”. Notons enfin qu’un financement européen de l’ordre de 286 150 euros a été alloué à ce projet pour permettre la valorisation du partenariat des quatre barreaux en question.
M. B.

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