Actualités : ENAJUC
Cap sur la privatisation


La 38e Foire internationale d’Alger a ouvert ses portes ce jeudi. Opportunité d’affaires et carrefour incontournable aussi bien pour les exposants nationaux qu’étrangers ce rendez-vous économique intervient cette année dans une conjoncture spéciale pour le groupe Enajuc/SPA et ses cinq filiales. Aux portes du processus de privatisation, l’entreprise, connue pour la qualité de ses produits à base de matières premières naturelles, s’ouvre en effet à l’investissement privé.
F. Zohra B. - Alger (Le Soir) - Dans la presse un placard publicitaire a confirmé le tournant décisif que s’apprête à prendre l’Enajuc/SPA. Il s’agit d’un avis de manifestation d’intérêt national et international pour la session totale ou partielle des filiales, unités et des actifs physiques du groupe Enajuc/SPA, entreprise nationale des jus et conserves alimentaires. A la Foire internationale d’Alger et comme à chaque édition, l’Enajuc est présente. Pour cette année et plus que jamais le stand est entouré de slogans, panneaux publicitaires et échantillons des fabricants de boissons et de jus de fruits notamment. Des marques qui se sont imposées grâce à des opérations publicitaires d’envergure. Au stand de l’Enajuc, plus de discrétion est observée. L’entreprise mise en effet, dira le responsable du stand M. Sifi chef du département commercial, sur la qualité des produits et de l’engouement dont il jouit auprès des consommateurs. Le secret des produits du groupe, selon notre interlocuteur, est l’utilisation de produits naturels et pas d’ajout de conservateur comme la production se vante de bénéficier d’un processus de conservation performant. “Nous utilisons une matière première locale et nous n’importons pas les pulpes ou des concentrés de fruits. Nous utilisons des fruits et légumes qui sont cultivés en Algérie tels que les abricots, les oranges, les poires, les pommes, les petits pois, les figues et les tomates”, explique M. Sifi. Toutefois le point faible de l’entreprise reste l’absence de réseau de distribution propre à elle. Cette situation fait que les produits pourtant prisés, sont souvent absents des étalages et ne peuvent être qu’au niveau de cafétérias restaurants ou dans certaines supérettes. La distribution des produits est effectuée par le biais des dépositaires et grossistes. Ceci, alors que s’il a été question de mettre sur pied un réseau qui a déjà été lancé a Annaba et Oran, le projet n’a pas été poursuivi du fait du lancement du processus de privatisation. L’opération, selon M. Sifi, sera poursuivie par la suite en vue de permettre une disponibilité des produits. Il s’agira également pour d’éventuels investisseurs d’effectuer des améliorations au niveau des emballages en vue de les adapter aux besoins des consommateurs, expliquent les spécialistes. Interrogé sur la possibilité de l’entreprise de répondre à la demande des consommateurs une fois le réseau de distribution mis en place, M. Sifi précisera que l’entreprise possède des capacités de production importantes à travers ses cinq filiales et atteint une capacité de 110 000 tonnes par an. Le groupe exporte également ses produits vers des pays tels que la France, le Canada et la Grande-Bretagne.
F. Z. B.

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