Régions Est : JIJEL
Des employés de la SETA toujours en grève


Le bureau d’étude, Société d’étude technique et d’architecture (SETA) déjà fragilisé depuis sa restructuration au début des années 2000, continue à prendre de l’eau de toutes parts. Et pour cause, ce dernier croule sous le poids des dettes qui ont atteint les 2,5 milliards de centimes cette année en plus du gel du compte de l’entreprise.
Une situation qui a poussé une partie des travailleurs (24) sur les 64 que compte l’entreprise à déclencher une grève illimitée à compter du 21 mai 2005. Le P-V. sanctionnant l’assemblée générale de la section syndicale qui s’est tenue le 4 du mois dernier, au siège de l’entreprise en présence de l’union locale de l’UGTA fait état de deux points à l’ordre du jour, à savoir le payement de sept mois de salaire de retard, ainsi que l’urgence de trouver une «solution définitive à l’entreprise et aux employés quant à leur sort». Le représentant de l’UGTA a déclaré lors de cette réunion que la «situation actuelle des travailleurs est critique et relève des conflits collectifs». Un communiqué de la section syndicale de l’entreprise daté du 1er juin 2005, fait part de contacts quotidiens avec le PDG, qui, malheureusement, n’ont pas donné de résultats. Selon les termes du communiqué, le P-DG de l’entreprise a usé de «menaces et d’actes de violence envers le directeur administratif et financier (DAF). Pour avoir sa version des faits nous avons tenté de joindre le PDG de la SETA qui nous, a-t-on dit, se trouvait en mission. Son intérimaire nous assura quand même que l’entrée en grève du DAF a quelque peu surpris tout le monde et qu’une réquisition lui a été dûment envoyée l’enjoignant de reprendre le travail au motif de blocage du service. Une chose est certaine pour notre interlocuteur, la persistance du débrayage nuira incontestablement et fragilisera davantage l’entreprise au risque de mettre la clé sous le paillasson. Il convient de rappeler qu’une grève illimitée a été déclenchée à la fin du mois de février 2002 pour les motifs de salaires impayés.
F. M.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable