Sports : FOOTBALL
ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL ET DE LA CAN 2006 (GROUPE 4) CET-APRES-MIDI (15H) AU STADIO DE CIDADELA DE LUANDA : ANGOLA-ALGERIE
A l’impossible nul n’est tenu


L’heure de vérité. Les Verts qui affrontent cet après-midi, à Luanda, les Palancas Negras savent bien qu’une défaite, la seconde depuis l’entame de ces éliminatoires combinées, signifierait la fin du rêve… égyptien après que les Panthères du Gabon aient achevé celui d’Allemagne 2006.

Et un tel scénario, malgré les assurances de Fergani, est plausible au vu de la manière dont ce déplacement a été préparé. Dans le chaos “organisé” par une fédération absente quand son président, Raouraoua est “occupé” par ses obligations internationales. Qui se soucie de l’avenir d’une sélection qui, au lendemain d’une Coupe d’Afrique 2004 “miraculeuse”, est retombée dans les méandres de l’oubli, l’insouciance et de la négligence. Aujourd’hui, au moment où les Angolais tenteront de décrocher une place pour le voyage en Egypte en attendant mieux, les Algériens vivront sur les nerfs, l’espace de 90 minutes pénibles malgré la tendre chaleur (24°) de Luanda et un taux d’humidité (65%) raisonnable. La pression, les Algériens se la mettront sous le dos en raison d’une mauvaise organisation d’un rendez-vous capital, déprogrammé par la FIFA pour le 17 août prochain à cause de l’épidémie du Marburg, avant que cette même instance sous la pression des Angolais, notamment le P-DG de l’OMS pour l’Afrique, Luis Gomes Sambo, d’origine angolaise, qui a accompli un travail de lobbying titanesque, ne revienne sur sa décision. Pendant ce temps, les responsables du football algérien se laissaient entraîner par une “valse aérienne” entre Djeddah, Le Caire et Tunis notamment.
Les “pros” ne le sont plus
Et comme pour enfoncer le clou à un club Algérie en quête de reconnaissance à tous les niveaux, les sélectionnés y apportent leur grain de sel en annonçant les uns après les autres, leur forfait — au tout dernier moment — causant des soucis supplémentaires aux techniciens. Contrairement à toutes les sélections africaines, du moins les plus huppées d’entre-elles qui peuvent solliciter, dans un cadre régenté par la FIFA, leurs internationaux d’outre-mer l’Algérie continue à souffrir de la différence imposée d’abord par une fédération “passive”, mais surtout par un manque d’intérêt flagrant des pros envers le onze national. Celui-ci n’est apprécié, pour ces professionnels de troisième catégorie, que lorsqu’il est engagé dans une compétition d’envergure. La dernière Coupe d’Afrique disputée en Tunisie a attiré bien de footballeurs d’origine algérienne dont le cœur avait pourtant chanté, quelques années durant, la Marseillaise. Ouadah en a été une preuve, tout comme Hemdani d’ailleurs. Le premier est venu en sélection d’Algérie pour se relancer sur le plan personnel, tandis que le second se voyait déjà comme le digne successeur de Dessailly chez les Tricolores. Le premier qui pensait être le messie chez les Verts a été relégué par le staff national au rang de bouchetrou, tandis que le second s’est retrouvé depuis “isolé” au sein même du club qu’il avait à chaque fois invoqué comme priorité absolue dans la gestion de sa carrière. Quant aux autres, on dirait que la FAF leur accorde un régime de faveur tellement large qu’ils se sentent dédouanés de toutes leurs obligations envers cette sélection. La preuve, avant le départ pour Luanda, le groupe Algérie voyait les pros arriver au stage en petites colonies, la dernière ayant rejoint le QG quelques heures seulement avant l’heure. “H”. Saïfi qui prépare, dit-on, son déménagement, a avancé qu’il sera du voyage, avant de faire faux bond, tandis que Arrache, supposé blessé, a préféré poursuivre ses négociations avec les responsables du VFB Stuttgart, lesquels viennent de prononcer la séparation à l’amiable avec Matthias Sammer qui était à l’origine des contacts avec les dirigeants du RC Strasbourg.
La fausse prudence de Gonçalves

Autant de facteurs donc qui annoncent une issue défavorable pour les Algériens cet après-midi face aux Angolais. Ces derniers, qui ont récupéré leur artillerie lourde (Akwa, Freddy et Mantorras), ont bien étudié le jeu des Algériens qu’ils comptent battre et les écarter de leur chemin qui leur permettra de figurer parmi les 16 meilleures sélections africaines présentes à la 25e édition de la CAN. Oliveira Gonçalves, le sélectionneur des Palancas Negras, semble en tout cas très attentif aux conséquences d’une telle confrontation. Il a, d’ailleurs, invité ses joueurs à adopter une attitude de professionnels en évitant «les provocations attendues des adversaires et ce, en développant une tactique basée sur un 4-4-2 en position de repli et le 4-3-3 lorsque l’équipe est en possession du cuir», dira-t-il à la presse locale auquel il a promis non seulement la victoire mais un beau spectacle. M. B

 

Les précédentes confrontations algéro-angolaises
Le 31/03/85 à Luanda : Angola – Algérie (0-0) CM
Le 19/04/85 à Alger : Algérie – Angola (3-2) CM
Le 29/10/88 à Mascara : Algérie – Angola (1-1) Amical
Le 08/10/00 à Luanda : Angola – Algérie (2-2) CAN
Le 01/06/01 à Annaba : Algérie – Angola (2-1) CAN
Le 29/03/03 à Luanda : Angola – Algérie (1-1) Amical
Le 04/06/04 à Annaba : Algérie – Angola (0-0) CAN/Mondial

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