Culture : CHERAGA /LIBRAIRIE POINT VIRGULE
CATHERINE ROSSI PRÉSENTE “LES CARNETS D’ALGER” & “LES LETTRES DE TAMANRASSET” - ÉDITIONS DALIMEN
Coup de foudre en aquarelle !


Dimanche dernier, la librairie Point Virgule (Cheraga) a accueilli l’aquarelliste Catherine Rossi pour une vente-dédicace de ses ouvrages Les carnets d’Alger et “Lettres de Tamanrasset” paru aux éditions Dalimen ainsi qu’une exposition-vente de ses œuvres. Depuis son premier voyage en avril 2003, Catherine Rossi s’est carrément amourachée de l’Algérie. Flashée dès le premier regard qu’elle porte sur ce pays déformé par les rumeurs d’un Occident suspendu aux années de braise, Catherine découvre avec fascination la lumière et la blancheur d’Alger.
Elle en rêvait désormais, elle ne vit qu’au rythme des voyages qui se répètent inlassablement. Des voyages qui lui révèlent et lui livrent comme une offrande à chaque fois un peu plus des mystères de cette Algérie. Des liens aussi, mais Catherine ne les revendique pas vraiment ! De sa grand-mère qui a quitté Annaba en 1923, dans ses bras ce père âgé à peine de 6 mois, elle n’en saura pas plus. Cependant, des souvenirs de son enfance, cette artiste nous raconte ces instants mélodieux qu’elle partageait avec Oum Khaltoum. Puis ce sont des cours d’arabe qu’elle prend à l’Institut des langues orientales de Paris, des amis aussi, des musiciens qui la plongent dans l’univers fusionnel d’une musique née entre deux rives. La suite logique de cet enchaînement est un désir profond de venir ici. “Contrairement aux gens dans l’avion, moi je venais pour la première fois, et ce qui m’a fascinée c’est la blancheur de la ville, le bleu du ciel. J’ai eu le sentiment de découvrir une ville magnifique, Alger, c’est éclatant, un bijou !” nous confiera Catherine. Elle a sillonné la capitale, un carnet à la main. Elle s’est attablée dans les cafés populaires, elle a dessiné Alger en aquarelle. Un ouvrage, Les carnets d’Alger, composé de verbe et de couleurs est né. Quant aux Les lettres de Tamanrasset, le second livre de son escale en Algérie, il s’est construit dans l’imaginaire de Catherine Rossi naturellement, lorsqu’en juillet 2002 elle tombe sur une dépêche insolite de l’AFP. La dépêche faisait état de l’expédition d’une lettre qui aurait duré 37 ans. Gardée aux services de la météo faute d’avoir retrouvé le destinataire en France, l’enveloppe est depuis conservée précieusement à Tamanrasset. Catherine Rossi imagine alors une succession de missives, elle construit des rêves d’amour, ceux de Louis, celle de Jean tourmenté par la jalousie et un journal intime, celui d’Aicha qui rêve de vivre de France. Catherine réinvente l’histoire d’une lettre qui “est jamais parvenue à son destinataire …” Par ailleurs, un autre projet est en phase de voir le jour ! Catherine Rossi présentera son prochain ouvrage en septembre prochain. C’est au cours du Salon international du livre qu’elle exposera ses aquarelles dédiées aux mouvements à travers les siècles de La Casbah. Elle sera accompagnée de Karim Takeznount, pour un voyage composé de mots, de traits et de photos.
Sam H.

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