Régions Centre : BOUMERDES/ARTISANAT
La vannerie, une richesse à régénérer


Les Directions de la formation professionnelle et des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat de la wilaya de Boumerdès ont organisé, avec l’aide de la section locale de L’UNJA, une exposition sur l’artisanat traditionnel tout particulièrement la vannerie, la peinture sur soie, l’esthétique et la coiffure, la broderie et la fabrication d’objets divers.
Cette exposition était fort utile du fait qu’elle a mis sous les projecteurs des artisans, qui jusque-là, confectionnaient des petites merveilles sans pour autant qu’ils puissent jouir de la considération ni de l’aide de l’Etat pour faire développer leur activité synonyme de création de postes d’emploi pour les localités touchées par un fort taux de chômage. “Si l’Etat m’aide, je suis en mesure de faire travailler tout mon village”, nous confiait avec assurance M. Tamazirt, artisan avec ses 4 fils et sa fille au village Tala-Ayache dans la commune d’Afir connue pour être l’une des plus pauvres de la wilaya de Boumerdès. Il aurait tout de même bénéficié d’une aide de 100 000 DA de l’Etat, mais depuis deux longues années il attend toujours d’encaisser cet argent. M. Tamazirt travaillait au sein de l’unité vannerie de la commune de Dellys. Malheureusement ,les hordes du GSPC sont venues à bout de la résistance de quelques employés. Fort heureusement, M. Tamazirt a pu transmettre ce métier à ses enfants. En tout à travers les articles exposés à la maison de la culture Rachid-Mimouni, il est certain que la famille crée et réalise des articles de grande qualité. A rappeler que la ville de Dellys qui a un avenir dans le tourisme était connue pour ses nombreux vanneurs. D’ailleurs à cette occasion nous avions rencontré un autre vanneur, qui est le collègue de M. Tamazirt. “Notre problème c’est l’absence d’un lieu où nous puissions exposer et vendre nos articles. De plus la matière première et maintenant importée, cela se répercute sur nos prix de vente”, estime-t-il. En tout cas, la qualité des produits exposés peuvent être exportés sans difficulté. Les produits de deux autres artisans ne manqueront certainement pas d’attirer le regard des visiteurs. Il s’agit de l’embellissement d’objets de décoration de l’intérieur à partir des coquillages ramassés sur les sables par la famille Touzaline et une autre de Zemmouri El-Bahri. En tout état de cause, cette exposition de sensibilisation fait le parallèle entre la formation et les débouchés dans le secteur de l’artisanat. Elle suscitera sans doute des vocations et des encouragements à des formations manuelles. Il est à espérer que dans le programme des 100 locaux préconisés par le chef de l’Etat pour chaque commune, les jeunes artisans seront privilégiés dans les affectations de ces locaux contrairement à ce qui se passe actuellement, où les jeunes constatent malheureusement que les listes se limitent aux seuls enfants des membres des systèmes rentiers locaux. Donc la mission des directions de la formation professionnelle et de l’artisanat, si tant est qu’elles souhaitent être utiles, ne se limitent pas uniquement à organiser des expositions.
Abachi L.

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