Régions Centre : BOUIRA/APRÈS 25 ANS
Un père de famille expulsé sans ménagement


“Les responsables sont devenus tels ces personnes qui pleurent le mort avant de rigoler juste après l’enterrement du corps.” C’est en ces termes que M. Mohamed-Seghir A., chef magasinier dans le secteur de l’éducation depuis plus de 34 ans et qui se retrouve aujourd’hui “sans toit, jeté dans la rue sans ménagement ni indulgence par un secteur pour lequel il a donné le meilleur de sa vie”, a qualifié les responsables de l’éducation ainsi que les autorités locales de la wilaya de Bouira.
En effet, le cas de Mohamed-Seghir A. a été porté à l’opinion publique par la presse au mois de mars dernier et a ému plus d’un, plus particulièrement les responsables de l’éducation lesquels qui se sont montrés un moment tous préoccupés par ce problème. “Mais, nous dira-t-il, passé les premières journées qui avaient suivi la publication de cet article, les responsables se sont aussitôt replongés dans leurs problèmes quotidiens oubliant tout ce qu’ils avaient promis ou prononcé.” Aujourd’hui, les mises en demeure adressées au concerné pour vider l’appartement qu’il occupe depuis 1980 au niveau du CEM Haddouche, cette habitation qui avait vu naître ses six enfants, ont été mises à exécution sans aucun état d’âme. Le chef magasinier s’est résigné à son sort et a quitté cette maison le 26 mai dernier, pour élire domicile... dans un garage qu’une âme charitable a dû lui procurer à Bouira pour pouvoir mettre à l’abri et dans la dignité son épouse et ses filles. Quant aux responsables, et d’après M. Mohamed-Seghir A., chacun, depuis le wali, au chef de daïra et le maire, lui répète la même chose, à savoir ne pouvoir rien faire pour lui. A noter que le chef magasinier est toujours en service.
Y. Y.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable