Actualités : MISE EN OEUVRE DE LA ZONE DE LIBRE-ECHANGE AVEC L'UE
Installation de la commission technique de suivi


La commission technique de suivi de la mise en œuvre de la zone de libre-échange avec l'Union européenne a été installée, hier, par le ministre du Commerce, Hachemi Djaâboub.
Chargée “d'assurer la concertation avec les opérateurs économiques afin de permettre une évaluation régulière ainsi que la prise en charge des requêtes des entreprises en relation avec l'application du démantèlement tarifaire pour les produits industriels et des concessions accordées pour les produits agricoles et agroalimentaires”, cette commission est placée sous la présidence du directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (Caci). Elle se compose d'un représentant des ministères respectivement du Commerce, des Finances, de l'Industrie, de la PME, de l'Agriculture et de la Pêche, de la Direction générale des douanes, des organisations patronales, de l'Agence de promotion des exportations (Algex) et de la Chambre nationale d’Agriculture. Dans son allocution, le ministre a rappelé les principales dispositions contenues dans l'accord d'association avec l'UE. Djaâboub notera que “toutefois, nous devons nous préparer à prendre en charge les dysfonctionnements éventuels résultant de l’application de cet accord”. Et d’ajouter : “Nous ne pouvons remettre en cause la rédaction de l’accord, mais on peut rectifier le tir.” Aussi, des mesures correctives sont prévues par l'accord. Il s'agit des mesures de sauvegarde d'une durée limitée, applicables à des branches d'activité ou à des filières industrielles confrontées à de sérieuses difficultés et la possibilité de renégocier de nouvelles concessions pour les produits de la pêche, les produits agricoles et les produits agricoles transformés. Le ministre a, cependant, souligné qu’“on ne pourra utiliser les mesures correctives que si nous disposons d'un système d'évaluation et de suivi de la mise en œuvre des préférences commerciales”. La mise en place de cette commission technique répond à cette éventualité. Le ministre soulignera qu'“au niveau des flux commerciaux, la mise en œuvre de l'accord d'association va certainement engendrer un accroissement des importations en provenance de l'UE au détriment des autres partenaires algériens”. Ceci d’une part. D’autre part, l'accord “offre aux entreprises algériennes des opportunités d'exportations avec un meilleur accès aux marchés de 25 pays européens”. Toutefois, le ministre a fait remarquer qu'il faudrait se préparer à prendre en charge les dysfonctionnements éventuels résultant de l'application de cet accord. Le président de la Caci a estimé, pour sa part, que le bon fonctionnement de la commission est tributaire de la diffusion de l’information. “La douane a, à sa disposition, des chiffres importants qu’il faut divulguer”, a-t-il déclaré. Lors de cette cérémonie, les représentants des organisations patronales, qui étaient présents, ont affirmé, tour à tour, que les dispositions prévues pour la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’UE demande une très grande transparence et une information régulière pour mieux comprendre la démarche de l'accord. Néanmoins, le président du groupe agroalimentaire Cevital, Issaâd Rebrab a, dans son intervention, souligné qu’“il existe des déséquilibres entre l'Algérie et l'UE qui sont en faveur de cette dernière, notamment pour certaines filières industrielles telle celle de l'agroalimentaire”. Citant plusieurs exemples, il mentionnera le cas du sucre roux importé. Rebrab a affirmé que l’Union européenne est “en concurrence déloyale, et ce, au détriment de la production algérienne sachant que l'UE subventionne son sucre à l'exportation à hauteur de 70% et maintient sa politique restrictive et protectionniste”.
Meriem Ouyahia

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