Economie : La conquête de l'or noir étranger par la Chine ne fait que commencer

“Il y a une impulsion très forte du gouvernement dans cette direction. Pour continuer à se développer, la Chine se doit de trouver de nouvelles sources d'approvisionnement”, souligne David Zweig, universitaire et expert de la Chine, basé à Hong Kong.
Déjà importateur net de pétrole et deuxième consommateur derrière les Etats-Unis, doté de réserves médiocres aux perspectives peu encourageantes, selon les professionnnels, le pays le plus peuplé au monde n'a guère le choix avec une économie qui devrait croître encore à plus de 8% l'an au cours des prochaines années. “Il y a trois façons de résoudre la pénurie d'énergie en Chine. La première est de trouver du pétrole en Chine, la deuxième est d'acheter des compagnies à l'étranger ou d'y investir, la troisième est de développer l'exploitation pétrolifère sur notre sol”, explique Wang Zhao, économiste du Centre de recherche du Conseil d'Etat (gouvernement). “A court terme, la Chine va se concentrer sur la deuxième solution, acquérir davantage de sociétés à l'étranger et investir dans ces pays”, affirme ce conseiller du gouvernement. L'offre amicale de China National Petroleum Corporation (CNPC) sur PetroKazakhstan, société canadienne dont les activités sont situées dans la république d'Asie centrale, n'a pas surpris les observateurs qui avaient considéré l'échec de la CNOOC comme un revers passager. “Le secteur de l'énergie est un goulet d'étranglement qui va handicaper la croissance de l'économie. Les Etats- Unis ont le même problème et essaient aussi de s'implanter autant qu'ils peuvent à l'étranger. La Chine va faire comme les Etats-Unis”, dit Wang Zhao. Face à cet enjeu, les compagnies chinoises sont apparemment prêtes à acheter au prix fort. Celui payé par la CNPC pour la compagnie canadienne est supérieur aux chiffres qui avaient circulé depuis que PetroKazakhstan s'était mis en vente. Au début de l'année, les groupes pétroliers chinois avaient montré jusqu'où ils étaient prêts à aller pour sécuriser leur approvisionnement en énergie, avec la bataille qu'ils se sont livrés pour acquérir une majeure partie des actifs du géant russe Youkos. La Chine a également obtenu d'accéder à un pipeline transsibérien, pour lequel elle était en concurrence sévère avec le Japon, et flirte avec des pays aux ressources largement inexploitées comme la Birmanie et d'Afrique et du Moyen- Orient, tels que le Soudan ou l'Iran. Pour la banque d'affaires américaine JP Morgan, le rachat de PetroKazakhstan reflète la volonté du numéro un chinois et de sa filiale Petrochina de multiplier “les acquisitions modestes et prudentes”. “Le but de la CNPC n'est pas de grandir à toute allure mais de posséder des actifs à fort potentiel”, estime la banque dans une première évaluation de l'accord annoncé lundi.

Des millions de pulls et de pantalons chinois bloqués dans les ports de l'UE

Quelque 58,6 millions de pull-overs, 16,5 millions de pantalons homme et plus de 272.200 chemisiers en provenance de Chine étaient bloqués le 20 août dans les ports européens, après que Bruxelles a stoppé les arrivages au-delà du quota prévu pour 2005, selon des chiffres européens cités hier par le ministère français du Commerce extérieur. En ce qui concerne la France, 5,9 millions de pull-overs, 1,2 million de pantalons et 79.400 chemisiers importés de Chine et à destination de l'Hexagone attendent aux frontières européennes. Dans les ports français, quarante conteneurs sont en attente d'entrée dans les douanes, soit environ 1 million de pièces dans ces catégories, d'une valeur globale de 5 à 6 millions d'euros, a-t-on ajouté au ministère en citant les douanes. Les chiffres européens sont particulièrement élevés en ce qui concerne les textiles chinois à destination de l'Espagne, avec 15,9 millions de pull-overs, 1,16 million de pantalons et 16.860 chemisiers bloqués dans les ports européens. Pour l'Allemagne, 9,7 millions de pull-overs, 2,8 millions de pantalons et 87.800 chemisiers sont à quai. A destination de l'Italie, 9,2 millions de pull-overs, 3,8 millions de pantalons et 14.000 chemisiers chinois sont immobilisés. Pour le Royaume-Uni, 5,1 millions de pull-overs, 1,8 million de pantalons et 2.800 chemisiers sont en attente. Par ailleurs, trois nouvelles catégories de produits textiles chinois, les t-shirts, les soutiens-gorge et les tissus en lin, ont atteint lundi leurs quotas d'importation dans l'Union européenne pour l'année 2005, selon la Commission européenne.

“Il y a une impulsion très forte du gouvernement dans cette direction. Pour continuer à se développer, la Chine se doit de trouver de nouvelles sources d'approvisionnement”, souligne David Zweig, universitaire et expert de la Chine, basé à Hong Kong. Déjà importateur net de pétrole et deuxième consommateur derrière les Etats-Unis, doté de réserves médiocres aux perspectives peu encourageantes, selon les professionnnels, le pays le plus peuplé au monde n'a guère le choix avec une économie qui devrait croître encore à plus de 8% l'an au cours des prochaines années. “Il y a trois façons de résoudre la pénurie d'énergie en Chine. La première est de trouver du pétrole en Chine, la deuxième est d'acheter des compagnies à l'étranger ou d'y investir, la troisième est de développer l'exploitation pétrolifère sur notre sol”, explique Wang Zhao, économiste du Centre de recherche du Conseil d'Etat (gouvernement). “A court terme, la Chine va se concentrer sur la deuxième solution, acquérir davantage de sociétés à l'étranger et investir dans ces pays”, affirme ce conseiller du gouvernement. L'offre amicale de China National Petroleum Corporation (CNPC) sur PetroKazakhstan, société canadienne dont les activités sont situées dans la république d'Asie centrale, n'a pas surpris les observateurs qui avaient considéré l'échec de la CNOOC comme un revers passager. “Le secteur de l'énergie est un goulet d'étranglement qui va handicaper la croissance de l'économie. Les Etats- Unis ont le même problème et essaient aussi de s'implanter autant qu'ils peuvent à l'étranger. La Chine va faire comme les Etats-Unis”, dit Wang Zhao. Face à cet enjeu, les compagnies chinoises sont apparemment prêtes à acheter au prix fort. Celui payé par la CNPC pour la compagnie canadienne est supérieur aux chiffres qui avaient circulé depuis que PetroKazakhstan s'était mis en vente. Au début de l'année, les groupes pétroliers chinois avaient montré jusqu'où ils étaient prêts à aller pour sécuriser leur approvisionnement en énergie, avec la bataille qu'ils se sont livrés pour acquérir une majeure partie des actifs du géant russe Youkos. La Chine a également obtenu d'accéder à un pipeline transsibérien, pour lequel elle était en concurrence sévère avec le Japon, et flirte avec des pays aux ressources largement inexploitées comme la Birmanie et d'Afrique et du Moyen- Orient, tels que le Soudan ou l'Iran. Pour la banque d'affaires américaine JP Morgan, le rachat de PetroKazakhstan reflète la volonté du numéro un chinois et de sa filiale Petrochina de multiplier “les acquisitions modestes et prudentes”. “Le but de la CNPC n'est pas de grandir à toute allure mais de posséder des actifs à fort potentiel”, estime la banque dans une première évaluation de l'accord annoncé lundi.

Des millions de pulls et de pantalons chinois bloqués dans les ports de l'UE

Quelque 58,6 millions de pull-overs, 16,5 millions de pantalons homme et plus de 272.200 chemisiers en provenance de Chine étaient bloqués le 20 août dans les ports européens, après que Bruxelles a stoppé les arrivages au-delà du quota prévu pour 2005, selon des chiffres européens cités hier par le ministère français du Commerce extérieur. En ce qui concerne la France, 5,9 millions de pull-overs, 1,2 million de pantalons et 79.400 chemisiers importés de Chine et à destination de l'Hexagone attendent aux frontières européennes. Dans les ports français, quarante conteneurs sont en attente d'entrée dans les douanes, soit environ 1 million de pièces dans ces catégories, d'une valeur globale de 5 à 6 millions d'euros, a-t-on ajouté au ministère en citant les douanes. Les chiffres européens sont particulièrement élevés en ce qui concerne les textiles chinois à destination de l'Espagne, avec 15,9 millions de pull-overs, 1,16 million de pantalons et 16.860 chemisiers bloqués dans les ports européens. Pour l'Allemagne, 9,7 millions de pull-overs, 2,8 millions de pantalons et 87.800 chemisiers sont à quai. A destination de l'Italie, 9,2 millions de pull-overs, 3,8 millions de pantalons et 14.000 chemisiers chinois sont immobilisés. Pour le Royaume-Uni, 5,1 millions de pull-overs, 1,8 million de pantalons et 2.800 chemisiers sont en attente. Par ailleurs, trois nouvelles catégories de produits textiles chinois, les t-shirts, les soutiens-gorge et les tissus en lin, ont atteint lundi leurs quotas d'importation dans l'Union européenne pour l'année 2005, selon la Commission européenne.

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