Sports : PARLONS-EN
Gijon n’a pas changé


La semaine dernière, en match amical de préparation pour les prochaines éliminatoires de la Coupe du monde, la sélection espagnole recevait l’Uruguay au stade Del Molinon à Gijon, là où le 16 juin 1982 la sélection algérienne terrassait son homologue allemande par deux buts à un. Vingt-trois après, cette extraordinaire victoire qui a été exploitée démesurément par tout le monde, l’enceinte qui avait abrité cette glorieuse page de l’histoire n’a pas du tout changé.
La pelouse est toujours aussi parfaite et demeure un vrai billard et le public toujours aussi friand de beau jeu. Depuis plus de deux décennies, le seul changement notable c’est que le club local (le Sporting de Gijon) végète toujours en Deuxième division et que l’enfant du pays, un certain Luis Enrique, qui a fait les beaux jours du Real Madrid et surtout de Barcelone, est revenu pour couler une retraite bien méritée. Chez nous, par contre, ce match aura vraiment marqué le tournant du ballon rond algérien et le début de sa déchéance. On s’est tellement gargarisé de ce succès contre les Germaniques que l’on a totalement oublié les vertus du travail, de la prospection et de la formation. Au lieu de préparer une relève et d’investir dans les infrastructures de base, on a tourné en rond au point de ne plus pouvoir monter une sélection capable de se qualifier, ne serait-ce que pour une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Après avoir atteint un certain sommet, le foot algérien a atteint le fond et la meilleure preuve c’est qu’un Achiou Hocine, considéré comme l’un de nos meilleurs attaquants à l’heure actuelle, n’a même pas pu trouver preneur au sein d’une équipe anglaise de… 3e division, après que certains plumitifs démagogues nous aient fait croire qu’il allait évoluer en Premier League. Et pendant que l’attaquant international usmiste essuyait une fin de non-recevoir chez les British, le président de la JSK n’hésitait pas à lui offrir pas moins d’un milliard 300 millions de centimes pour qu’il rejoigne les Canaris. Finalement, Achiou a préféré retourner au bercail usmiste qu’il n’aurait jamais dû quitter pour s’éviter une autre déconvenue (après celle de Sedan la saison dernière).
H.B.

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