Culture : CONTRIBUTION
Les soirées de Ramadhan au Palais de la culture


Le Palais de la culture d’Alger a offert cette année un programme culturel, à l’occasion de Sidna Ramadhan, qui s’est révélé des plus intéressants à mi-parcours. Ce vendredi 14 octobre a vu la participation de l’ensemble musical de Nedroma, emmené de main de maître par cheïkh Abdelmadjid Rahali. Les familles qui ont fait le déplacement par cette froide et pluvieuse nuit ne l’ont pas regretté.

Un récital exquis a été offert par cette troupe à nos oreilles, friandes de poèmes ancestraux et de mélodies. Le hawzi a été décliné dans la plus pure tradition de cette ville riche en culture. Cheïkh Abdelmadjid nous a montré un réel talent, puisant dans le terroir et mettant en exergue les œuvres de Benachour, de Bensehla et Benmesaïb, avec l’intonation du grand maître Hadj Ghaffour, en filigrane. Cette inoubliable soirée nous a révélé de véritables talents : un chanteur sobre et pudique et son ensemble formant une complicité sans faille. L’historique ville de Nedroma a de quoi s’enorgueillir de cheïkh Abdelmadjid Rahali. La relève est largement assurée et Cheïkh Ghaffour qui a longtemps caressé le rêve de voir un conservatoire installé à Nedroma peut désormais compter sur un formateur de plus. Un grand bravo à l’association El Mouahidia dirigée par Si Azzedine Midoun et un grand encouragement à la troupe musicale à laquelle nous souhaitons un grand avenir.
B. Aïd

Écrire… à vingt ans

La rentrée littéraire en France a été faite, comme à l’accoutumée, par la chaîne de télévision TF1 à l’occasion de l’émission “Vol de nuit” du 20 septembre écoulé, animée par le talentueux Patrick Poivre d’Arvor qui recevait une douzaine de jeunes talents. Parmi ces jeunes filles Najet Ghaouti, 20 ans, Algérienne d’origine, a présenté son premier roman, édité par J. C. Lattès, intitulé Noor. La fraîcheur de cette œuvre qui se confond avec celle de son auteur venue oxygéner cette soirée, a été soulignée par l’éminent présentateur qui fait intervenir “sa” benjamine en dernier. Envisageant l’écriture comme principale activité dans les années à venir, Najet a su décrire devant les téléspectateurs en peu de mots ce qu’elle a voulu exprimer à travers son livre : vécu, déracinement, espérances estompées... Najet a connu ses premiers jets d’encre à 17 ans, en écrivant une pièce de théâtre. Gagnée par l’acte d’écrire et le préférant aux études de cinéma (derrière la caméra) qu’elle a entreprise, Najet a entamé avec résolution, sitôt Noor terminé, le parcours effréné des éditeurs, dont l’un d’entre eux l’a accueillie, sachant reconnaître les talents prometteurs. Le Salon du livre d’Alger est venu trop tôt cette année pour permettre à notre compatriote de présenter sa création. Mais un café littéraire pourrait lui être consacré un jour à la Bibliothèque nationale qui a toujours encouragé les talents, surtout aussi jeunes. Nous reviendrons avec détails sur Noor dans une prochaine livraison. En attendant, cette innocence est à encourager et l’œuvre à recommander. Fierté de sa famille, verrons- nous un jour Najet sur les traces de Assia Djebbar et de Maïssa Bey ? Sans nul doute.
B. A.

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