Régions Centre : APRÈS L'INCENDIE QUI A RAVAGE UN LOGEMENT DE FONCTION A REGHAIA
Un couple d’enseignants lance un SOS à Benbouzid


C’est une enseignante mère de famille qui ne cesse de crier à qui veut l’entendre de lui venir en aide et sauver ses deux petites filles dont un bébé de quatre mois souffrant d’une grave maladie. La famille K. est envahie par le désespoir depuis qu’elle a perdu son logement de fonction lors d’un incendie provoqué par un court-circuit le 3 avril 2005 en l’absence d’une oreille attentive.
De nombreuses correspondances, adressées à qui de droit dont le P/APC, le wali délégué (l’ancien et le nouveau) et l’inspectrice de l’académie d’Alger, sont malheureusement restées sans écho. Après avoir passé six mois sous une tente et un soleil de plomb dans la cour de l’établissement Cheïkh-Bachir-Ibrahimi à Réghaïa, cette enseignante et sa petite famille n’ont que ce qui reste de la maison brûlée. En vérité, c’est un véritable gourbi. Ayant perdu tout espoir et las d’être ballotté entre l’inspection académique d’Alger et le siège de la daïra, le couple et leurs deux petites fillettes lancent un SOS à l’inspectrice de l’académie d’Alger, au wali délégué de Dar El-Beïda et au ministre de l’Education nationale afin de diligenter une commission d’enquête qui pourra constater de visu leur quotidien. Une famille qui souffre le martyre au moment même où M. Benbouzid entame une véritable réforme du système de l’éducation tout en affirmant que l’enseignant doit vivre dans les meilleures conditions possibles pour assurer convenablement sa mission. Le couple fonde tous ses espoirs sur la tutelle et prie pour que lui soit octroyé un toit à l’approche de l’hiver. Pour rappel, la famille K., qui a bénéficié de ce logement de fonction par décision de l’APC de Réghaïa en 2002, vient d’être reçue par le chef du personnel de l’inspection académique d’Alger. Ce responsable, qui ne semble pas au courant de la situation de cette famille, n’a pas trouvé mieux que de l’inviter à quitter la classe qu’elle occupe, faute de quoi, elle sera licenciée du secteur de l’éducation. En somme, au moment où des retraités de l’éducation occupent légalement des logements de fonction, notre responsable menace de licencier une enseignante qui occupe son propre gourbi.
M. D

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