Actualités : MOURAD MEDELCI A PROPOS DES DÉCLARATIONS DU FMI
“Cela n’influence pas le dialogue national sur les salaires”


Le ministre des Finances, Mourad Medelci, a affirmé hier lors de son passage à l’émission radiophonique “El Mountada” de la Chaîne I que les dernières déclarations des experts du Fonds monétaire international (FMI) “ne peuvent influer sur le dialogue national sur les salaires”. Même si l’Algérie reste “ouverte à toutes les contributions dont celles du FMI”, Mourad Medelci a néanmoins précisé que “la question des salaires concerne le citoyen algérien, les entreprises (publiques et privées) ainsi que la Fonction publique”.
“Le dialogue est en cours entre le gouvernement, le partenaire social et le patronat sur ce sujet”, a déclaré l’invité de la Chaîne I en soulignant, dans la foulée, que “le projet de loi de finances 2006 ne traite pas de l a question des salaires”. Dans un autre volet et répondant à une question sur le prix référentiel du baril de pétrole fixé à 19 dollars, le ministre des Finances a soutenu que “ce prix concerne un programme quinquennal” alors que “le chapitre du budget de la loi de finances 2006 a été élaboré sur la base d’un prix du baril de pétrole à 43 dollars”. Dans le même cadre, l e ministre des Finances a indiqué que le fonds de régulation des recettes est doté de 1312 milliards de dinars, soit environ 18 milliards de dollars. Une manne financière utile pour “le service de la dette interne publique qui s’élève à 1000 milliards de dinars ainsi que pour le remboursement de la dette extérieure”. Abordant le dernier scandale qui a secoué la Banque nationale d’Algérie (BNA), Mourad Medelci s’est dit “désolé” de cette affaire. Le ministre des Finances a annoncé qu’en ce sens une commission d’enquête composée d’experts algériens et étrangers indépendants a été mise sur pied au niveau de son département. Dans le même ordre d’idées, Mourad Medelci a souligné que la mise en œuvre du système de paiement électronique prévu pour début 2006 permettra de mieux contrôler les mouvements financiers et d’éviter la réédition de ce genre de scénario. Par ailleurs, concernant l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA), Mourad Medelci a indiqué que “le processus est à sa phase d’analyse des offres techniques pour la sélection de la banque d’affaires qui accompagnera cette ouverture de capital à hauteur de 51% “. “L’analyse des offres commerciales se fera avant la fin de l’année en cours”, dira-t-il. Le processus d’ouverture, ajoute l’invité d’”El Mountada”, sera finalisé à la fin de l’année prochaine. S’agissant de la dette extérieure, le ministre des Finances a déclaré que des négociations sont en cours avec les institutions financières internationales (BM, Banque islamique…) pour la reconversion de la dette algérienne. Notons en outre que les réserves de change ont atteint plus de 51 milliards de dollars. Cet argent est géré par la Banque d’Algérie selon deux principes essentiels, la sécurité des placements et sa rentabilité. Aussi, le ministre a affirmé que désormais la gestion des établissements bancaires sera collégiale et assurée, chacun dans la limite de ses prérogatives, par le président de la banque, le conseil d’administration et le ministre. Il indiquera dans ce sens qu’une note a été émise récemment interdisant à toute autre personne de s’immiscer dans la gestion des banques.
Lotfi Mérad

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable