Régions Centre : OUACIFS
En l’absence du RCD, voie royale pour le FFS


En l’absence du RCD qui a étrangement déclaré forfait pour ce scrutin, c’est la voie royale qui s’offre au plus vieux parti d’opposition pour s’octroyer la destinée des trois municipalités de la daïra de Ouacifs. Ce qui sera, à n’en point douter, une première pour le parti d’Aït- Ahmed qui en rêvait depuis l’ouverture démocratique remontant à seize ans de cela.
En effet, le FFS n’éprouvera vraisemblablement aucune peine à sortir vainqueur de ce scrutin au niveau des communes de Ouacifs, Aït-Toudert et Aït- Boumehdi, quand bien même la bataille sera relativement rude dans la première commune où l’on relève la présence d’un très sérieux concurrent. L’absence du RCD qui est pourtant crédité d’une assez large audience surtout à l’échelle de la dernière municipalité, lui profitera sans nul doute surtout que le docteur Sadi a clairement déclaré reporter ses voix sur son frère ennemi, une manière de monter sa détermination à barrer la route, à ce qu’il appelle les relais locaux du pouvoir. Cette défection du RCD, que l’on disait partant au niveau au moins de deux communes, serait due, à nous fier au son de cloche de nombre de ses militants, à leur naïveté quant à l’interprétation erronée du communiqué du ministère de l’Intérieur portant sur le report d’une semaine du délai de dépôt des candidatures, même si, affirme-t-on de même source et à l’unisson, le parti n’a pas renouvelé ses structures depuis bien longtemps, ce qui a considérablement altéré la phase de mise sur pied de ces fameuses listes. Néanmoins, l’on se targue d’avoir pu placer et en bonne place sur la liste du parti à l’APW deux personnes de la région : Moussa Haroun, gérant d’une école informatique et Belahcène Sabira, médecin généraliste de profession en l’occurrence. Pour revenir au FFS, la confection de ses trois listes ne s’est pas faite sans mécontentement de quelques pans de la base militante, notamment au niveau de la commune d’Aït- Toudert, où Nordine Bentaleb, un fonctionnaire de la mairie, mènera le bal face à son unique concurrent, Mehenna Khemissi, fonctionnaire à la wilaya de Tizi- Ouzou, qui défendra les chances du FLN. Au niveau de la commune voisine d’Aït- Boumehdi, la bataille sera quelque peu pimentée avec la présence de trois autres listes même si la victoire ne lui échappera certainement pas. Un cadre retraité des ex- Galeries algériennes, Mohammed Choubane, qui croisera le fer avec un ancien camarade du parti, Madjid Aliouat, infirmier, le cousin Youssef Choubane, retraité de l’éducation se présentent respectivement sous la bannière du RND et du FLN, et Mustapha Kacha, ancien maire, qui pilote une liste indépendante. Quant à la commune mère de Ouacifs, même si on crédite l’ancien maire et délégué communal, Djebara Brahim — un cadre gestionnaire en retraite qui se présente encore une fois en indépendant — d’un bon score pour son passage à la tête de la commune que d’aucuns jugent positif, ce dernier, à moins d’une surprise, ne serait tout de même pas de nature à remettre en cause la suprématie électorale du FFS, pourtant traînant telle une mauvaise casserole sa très mauvaise gestion des affaires de la collectivité au courant de son mandat (octobre 1997, octobre 2002). Le parti a jeté son dévolu sur Latamen Benmedjber, enseignant des sciences physiques au lycée de la localité, alors que le FLN a opté pour un retraité de l’éducation, Salah Saïdi, l’occurrence, pour mener sa liste juste pour la forme sans aucune conviction de briguer ne serait-ce qu’un strapontin.
Tafat K.

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