Régions Est : TÉBESSA
L’histoire d’une ville qui se meurt


Évoquer l’antique Theveste, c’est plonger entièrement dans le catalogue architectural de notre histoire nationale. La préhistoire avec ses peintures rupestres, ses outils en pierre taillée, ses dolmens et ses tombeaux mystérieux...

Carthage et Rome ont laissé de profondes traces de leur passage : édifices religieux, ponts, aqueducs, théâtres, basilique, temple (dit temple de Minerve) dédié aux dieux Juno et Jupiter avec ses sarcophages et ses objets d’art précieux... Arc de triomphe (dit porte caracalla), tombeaux et stèles mortuaires racontent la vie quotidienne de l’antique Theveste... La muraille byzantine (avec la porte Salomon) les tours de guet, l’église orientale narrent à leur manière le siècle de l’empire d’Orient à Theveste, les révoltes et les insurrections qui s’y sont déroulées. L’islam triomphant et Theveste devint Tébessa, les mosquées du XIe siècle à minaret à quatre faces. Les koubbas à l’honneur des saints martyrs de la foi (Sidi-Bensaïd), Tébessa l’ottomane qui résista à toutes les conquêtes, Tebessa l’héroïque qui paya un lourd tribut et versa des torrents de sang pour la liberté de la patrie. Tébessa la moderne avec sa zone piétonne, ses placettes, ses jets d’eau, ses fontaines publiques, son musée, son parc d’attraction et son aéroport international. Tébessa..., qui a pris de l’ampleur avec ses nouvelles citée, son centre universitaire, sa zone industrielle et ses voies de communication. Aujourd'hui, voir Tébessa s’est découvrir l’autre dimension d’une ville qui se débat à l’intérieur d’un environnement hostile dégradé — et malsain — où l’exode rural a atteint des proportions alarmantes et a eu raison de la ville qui suffoque sous le poids d’un tissu urbain se développant d’une manière spontanée, anarchique et illicite.
Saâdallah Djamel

La salle omnisports, un projet en hibernation depuis 22 années à Cheria
Le projet de la salle omnisports, annexe du lycée Naâmane-Ben-Bachir de la commune de Chéria, dont les travaux de réalisation ont démarré en 1993, s’est transformé en dépotoir sauvage et ce, depuis 22 années. L’entreprise communale, chargée de sa réalisation, a déclaré faillite et le projet a été attribué à une filiale relevant de la direction de la construction de l’APC. Depuis le projet a sombré dans la léthargie et une dégradation totale. L’APW a dans le passé attribué deux enveloppes : pour la première tranche, 186 millions de centimes et la seconde, 160 millions de centimes et ce, pour la réalisation des portes et fenêtres métalliques internes, le branchement d’eau et l’électrification. A quelle entreprise ? Nul n’a pu répondre. Actuellement, le projet est complètement à l’arrêt et ressemble à tout sauf à un espace de sport.
S. D.

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