Actualités : RELOGEMENT DES SINISTRES DE BOUMERDES
L’opération avance mais lentement


La wilaya de Boumerdès a lancé samedi dernier, mais étalée sur plusieurs jours, la seconde opération de relogement définitif des sinistrés victimes du séisme du 21 mai 2003 qui ont choisi, selon l’article 4 du décret 03/214, la prise en charge par l’État. Cette opération se déroule respectivement à Khemis-El-Khechna, Corso et Ouled-Moussa et touche 161 familles qui viennent en plus des trois localités précitées de neuf autres communes de la wilaya.
Selon M. Chérifi, chef du cabinet du wali de Boumerdès, 600 à 800 logements seront par ailleurs affectés à d’autres familles sinistrées, et ce, avant la fin de l’année en cours. Les sinistrés ne manqueront certainement pas de constater un retard de livraison des habitations par rapport au programme tracé initialement. Dans la première phase de ce relogement qui s’était déroulé, rappelons-le, durant l’été, 745 familles avaient été relogées alors que les autorités de la wilaya espéraient la réception de 1 277 habitations. Lors du point de presse qui a suivi l’opération de l’été, le wali de Boumerdès, M. Ali Bedrici, avait pris l’engagement de reloger 262 familles à fin août et 1 193 autres familles avant la fin de septembre 2005. Donc un retard imputable aux moyens de réalisation, notamment les 38 entreprises engagées dans ce programme de reconstruction de 8 452 logements en faveur des sinistrés est remarqué. Seule satisfaction pour l’heure, l’affectation de ces logements aux sinistrés suivie directement par le cabinet du wali qui se déroule d’une manière excluant toute velléité de manipulation des listes des sinistrés. De même que ces résidences sont prévues en nombre suffisant pour satisfaire toutes les familles sinistrées qui avaient opté pour le relogement par les soins de l’Etat. Un problème a cependant surgi ces derniers jours, il s’agit notamment des familles qui avaient choisi l’aide à la reconstruction mais qui n’ont, malheureusement, pas les capacités financières pour terminer leur construction dans un délai raisonnable leur permettant de quitter la vie des chalets. A ce propos, Le Soir d’Algériea questionné avec instance M. Chérifi qui s’est contenté de déclarer : “Les portes sont ouvertes à toutes les éventualités. C’est le devoir de l’Etat qui est intervenu, rappelons-le massivement pour aider tous les sinistrés.” Il a refusé d’en dire plus sans toutefois exclure des solutions adéquates qui seraient adaptées au cas par cas. De même que des préparatifs sont en cours en vue de reloger des familles qui répondent aux critères sociaux dans des chalets. C’est le cas de Boudouaou où, selon M. Mehsas, le P/APC qui, joint par téléphone, nous a assurés qu’une commission travaille depuis une vingtaine de jours en vue de dégager une liste de bénéficiaires qui agrée le maximum de demandeurs. Par contre, des citoyens de la commune de Ouled-Moussa nous ont contactés par téléphone pour dénoncer l’opacité qui entoure l’affectation des chalets récupérés à la suite du relogement des familles qui les occupaient précédemment : “De plus le frère du maire qui n’a aucune qualité au niveau de notre assemblée communale gère cette opération de relogement”, nous a affirmé un citoyen. Interrogé à ce sujet, M. Chérifi nous a assurés que seule la commission installée au niveau de la daïra est souveraine pour établir une liste des attributaires de ces chalets.
Abachi L.

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