Régions Centre : BLIDA
Le logement social participatif en débat


Organisée par la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP-banque), une journée d’information a été tenue, mardi dernier à Blida, au profit des opérateurs économiques et sociaux, des chefs de daïras et des P/APC de la wilaya de Blida ainsi que les directeurs de l’exécutif aux fins de leur expliquer les procédures et textes régissant le logement social participatif (LSP).
Dans son discours d’ouverture, le P-DG de la CNEPbanque, Djamel Bessa, a présenté un aperçu général sur le rôle de son département quant au financement du logement et la politique prônée par celui-ci. C’est ainsi que dans sa définition, le logement social participatif “est un programme de logements initié par un promoteur immobilier et validé par la DLEP”. Ce logement, dont le coût maximal ne doit pas dépasser 2 000 000 DA fait “appel à un apport personnel de l’acquéreur, une aide allouée par la Caisse nationale de logement (CNL) et un crédit bancaire”. En tout état de cause, le bénéficiaire ne doit en aucun cas posséder un logement ou avoir bénéficié d’une aide antérieure au logement. Les intervenants expliqueront que les aides allouées se répartissent en trois catégories, selon les revenus des acquéreurs. Elles sont de 500 000 DA pour le s revenus inférieurs à 25 000 DA, de 450 000 DA pour ceux qui perçoivent des salaires situés entre 25 000 et 40 000 DA et enfin de 400 000 DA pour les bénéficiaires aux salaires situés entre 40 000 et 50 000 DA. Dans cette communication, les conférenciers ont tenté d’expliquer comment la “CNEP-banque intervient dans ce dispositif et comment obtenir un crédit-banque”. Pour cela, ils souligneront la condition que l’acquéreur “doit avoir un revenu permanent et régulier”. La durée de remboursement étant de 30 ans, mais elle peut l’être aussi selon la convenance de ce dernier. La quantité ou le montant de la quote-part peut aller jusqu’à 90 % du coût du bien. De ce fait, l’apport personnel est au minimum de 10 %. Pour les taux d’intérêt, ils varient entre 5,75 et 7,25 %. Néanmoins, pour les personnes dont le revenu est insuffisant, la CNEP offre d’autres alternatives dont la codébition ou la contraction d’une dette conjointement avec d’autres personnes et la caution qui se résume en l’augmentation, par un membre de la famille, de la capacité financière par l'addition d’une partie de son revenu à celui du demandeur. Enfin, la seule garantie pour la CNEP est l’hypothèque du logement. Notons qu’un débat autour du sujet LSP a permis de lever certaines zones d’ombre qui entouraient la formule d’acquisition du logement par cette technique de financement. Il importe de signaler que le foncier est le “seul frein pour les promoteurs même si le ministère de l’Habitat a chargé les walis de dégager en priorité des terrains d’assiette pour ces projets”.
M. B.

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