Actualités : REVISION CONSTITUTIONNELLE
Belkhadem remet ça


“La Constitution actuelle ne répond pas à ce qui devrait être en matière de régime politique, il faut une clarification des relations entre les différentes institutions constitutionnelles et les institutions de contrôle”, a réitéré Abdelaziz Belkhadem qui affirmait par la même occasion qu’un référendum sur la révision de la Constitution ne peut intervenir que sur initiative du président de la République.
Ilhem B. Tir - Alger (Le Soir) - Abdelaziz Belkhadem, ministre d’Etat représentant personnel du président de la République, a affirmé que la commission idoine du FLN travaille actuellement à traduire en proposition les préoccupations partisanes dont la plus fondamentale a trait à la nature du régime : “Nous sommes en train d’étudier les propositions que nous allons présenter au président, notamment pour la révision de la Constitution, celle de la loi sur les partis politiques, de la loi électorale et de la loi régissant les APW et les APC.” Le FLN plaide ainsi pour un régime présidentiel et s’engage à soutenir ce projet qu’il met en tête de ses préoccupations. La plaidoirie de Abdelaziz Belkhadem a été faite lors de son passage hier à l’émission “Tahaoulet” de la Chaîne I où il a évalué l’année 2005, la situation politique en général et les perspectives pour l’année 2006. Le ministre d’Etat a estimé que l’année 2005 a été riche en événements pour l’Algérie. En effet, caractérisée par l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, l’organisation des élections partielles en Kabylie et la décision prise par le président de spécifier des programmes pour le Sud et les Hauts-Plateaux, l’année 2005 a été bénéfique, selon le secrétaire général du FLN qui revient sur chaque évènement avec précision. “La charte pour la paix et la réconciliation nationale a constitué un tournant dans la vie politique algérienne et les mesures proposées vont bientôt se traduire en textes réglementaires, décrets exécutifs et projets de loi”, a-t-il expliqué avant de préciser qu”il y a une confusion pour le concept de réconciliation. Certains ont compris que la réconciliation pourrait être fiscale ou avec l’histoire. Non, elle ne concerne que les évènements qu’a connus le pays depuis les années 90”. La participation du FLN lors des élections partielles du 24 novembre dernier a porté ses fruits, selon le SG du parti qui souligne que “les résultats obtenus sont des signes positifs puisqu’à Tizi-Ouzou, nous avons 139 élus au lieu de 43 en 1997 et à Béjaïa, les résultats sont d’autant plus symboliques que nous avons obtenu l’Assemblée communale du chef-lieu de wilaya, l’APC d’Ouzellaguen et celle d’EKseur”. Abordant les relations algéro-françaises, le ministre d’Etat a signifié : “Nous voulons avoir de bonnes relations dans le cadre de ce que permet la coopération. Il ne faut pas que cela se fasse aux dépens de notre mémoire et la France doit demander pardon.” Le ministériel abordera également les relations de notre pays avec le Maroc. ”Nous sommes prêts à coopérer dans tous les domaines avec le royaume du Maroc, sauf en ce qui concerne le problème du Polisario qui reste le seul point de discorde entre les deux pays”, a souligné l’ex-ministre des Affaires étrangères.
I. T.

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