Régions Ouest : BENBOUZID EN VISITE A BORDJ-BOU-ARRERIDJ
Le supposé lycée “Ben-Badis Est- Ouest” au cœur de la polémique


Cour-circuité par la réaction de la masse d’enseignants qui lui avaient tourné le dos lors de sa dernière visite au centre d’examen du baccalauréat, le temps d’un court-circuit dans le fief du Cnapest, M. Benbouzid semblant avoir rechargé ses batteries avait bel et bien profité du vide pour programmer sa visite d’inspection en période de vacances.
Au cours de sa visite dite d’inspection durant laquelle il était presque interdit de poser des questions en rapport avec les nouvelles orientations politiques du secteur — la réforme scolaire, les écoles publiques, les écoles privées, la grève intersyndicale prévue pour les 15 et 16 janvier, le ministre qui a inauguré deux lycées (Bordj-Ghedir, Guilassa), deux CEM (Bordj et Aïn- Taghrout), deux salles de sport (El Anasser, Aïn- Taghrout) et un groupe scolaire à Medjana en maintenant la décision d’implantation des deux lycées Bendaoud et Toubou dont les sites demeurent litigieux en termes de choix pour les habitants des communes avoisinantes — se contentera de faire remarquer que, dorénavant, toute programmation des projets scolaires devrait être soumise obligatoirement aux besoins et aux délais indiqués par la carte scolaire. N’ayant pas cédé à la tentation d’accepter deux tournois offerts par les autorités de Guilassa et de Bordj-Ghedir, Benbouzid a néanmoins failli consentir le projet de destruction ou de rénovation des écoles moyennes mitoyennes Benbadis Est-Ouest en vue d’une éventuelle transformation en lycées. D’ailleurs, à ce propos, il dira : “Je ne suis pas du tout nostalgique de la France.” N’ayant point conscience de la gravité de l’acte, les responsables de l’éducation qui semblent indifférents à l’égard de l’histoire de cette petite ville agréable qu’était Bordj s’acharneront à persuader le ministre de l’utilité du projet... eux qui ne connaissent point le parcours glorieux de l’école jadis Gaston-Leu, un fragment indissociable de cette grande histoire qu’est celle de Cérèse, du Beaumarché, de la fameuse muraille aux quatre portes blindées mais aussi celle de la charrette de Gazane, de Bou-Saâdia et de la salle des fêtes qui a connu le premier spectacle théâtral en Algérie animé par le défunt Hassen El Hassani. Plus grave encore, rappelons à ceux qui ont la mémoire courte le massacre de l’école Hamdani-Hassen, de nos jours poste de gendarmerie, l’église aujourd’hui CEM Belarbi- Baâbouche, un combat dans lequel s’est illustrée la “vieille Chama” dans une opposition farouche, le siège de la gare complètement rasé, comme si le seul ennemi auquel il faudrait faire face est notre propre mémoire… Heureusement que Benbouzid dans une antithèse reconnaîtra : “Votre nostalgie semble être justifiée” en faisant allusion à la vieille bâtisse Benbadis même si, au fond, le ministre n’était pas clair dans ses remarques en s’orientant une fois de plus vers d’autres transformations réussies, selon lui à Tizi-Ouzou et à Chlef.
Saâdène Ammara

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