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Echec dans la première tentative d’installation de l’exécutif communal


Ce n’est finalement que ce lundi que le P/APC issu de la majorité relative qui a échu au FFS, en raflant sur les 11 sièges dont dispose cette assemblée, a dévoilé, pour soumission à l’adoption des élus, la composante de son exécutif, au cours de la première délibération depuis son installation officielle.
Cette première tentative s’est soldée par un échec puisque la proposition n’a pu récolter les six voix nécessaires qui représentent la majorité, donc son approbation. Les cinq élus que le FFS ne pouvaient quant à eux seuls faire passer la motion, en ne réussissant pas à rallier au moins une voix des deux autres partis représentés, à savoir le FLN et le RND. La répartition des postes telle que conçue par le P/APC n’a pas été du goût des élus du FLN, qui après avoir vainement demandé le report de la délibération et après plusieurs concertations entre eux en dehors de la salle, ont fini par s’abstenir de voter arguant que la répartition des postes n’est pas proportionnelle, numériquement, aux résultats des urnes, donc revendiquant une quote-part plus grande. Il faut préciser que les postes de premier et de troisième vice-présidents ont été attribués à deux élus du FFS alors que celui de deuxième à un de ceux du FLN. Mais les présents ont pu s’apercevoir que la tête de liste de ce parti n’a pas assisté à la délibération, bien qu’ayant fait une brève apparition au début de la séance avant de s’éclipser. Ses co-élus ont avancé comme argument la non-réception de ce dernier de la convocation pour assister à cette délibération. Cette défection s’ajoutait à celle des élus du RND, qui ont quitté la salle très tôt, après avoir contesté la légalité et le caractère urgent de cette séance, en exhibant l’un des articles du code communal, le retard dans la distribution des convocation, arguments que le P/APC a tenté de battre en brèche en mettant en avant les prérogatives que lui confère le même code. Notons que la veille, les élus de ce parti ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils dénoncent en des termes à peine voilés, “la trahison” de leurs pairs du FLN, avec lesquels ils avaient scellé une alliance quelques jours après la proclamation des résultats du vote, pour constituer une majorité “afin d’éviter le blocage” et sanctionnée elle-même par une déclaration commune. Dans une allocution à la fin, le P/APC a mis en exergue “les manœuvres des partis de l’opposition qui ont fait deux déclarations contradictoires en l’espace deux quelques jours et qui magouillaient et marchandaient le partage des postes au lieu de réfléchir au travail pour le bien de la population”. Cette dernière qu’il veut prendre à témoin, si un éventuel blocage venait à surgir “car vu la légitimité des urnes qui a fait de moi le P/APC, j’ai choisi des éléments compétents sur des critères objectifs et avec lesquels je peux travailler”, a-t-il conclu avant de lever la séance.
A. A.

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