Sports : FOOTBALL
CLÔTURE DES DÉPÔTS DE CANDIDATURES POUR L'ÉLECTION DE LA FAF
Deux candidats pour une présidence de… transition


Comme attendu, seules deux candidatures pour la succession de Mohamed Raouraoua à la tête de la Fédération algérienne de football, à savoir Hamid Hadadj, qui postule par le biais du quota des experts, et Abdelkader Chabane, l’ex- bras droit de Raouraoua, ont été enregistrées à la clôture des dépôts de candidatures par la commission de Saïd Amara.
Mohamed Djadi - Alger (Le Soir) - En effet, plusieurs candidats, qui ont émis le vœu de postuler tant à la présidence qu’au bureau fédéral, se sont abstenus en raison de la mise en application de l’article 47 des extraits du règlement intérieur de l’instance fédérale qui stipule : «Ne sont éligibles, outre les autres dispositions énoncées par les statuts, les membres d’un bureau fédéral qui n’a pas obtenu son quitus lors de l’assemblée générale de fin de mandat et ce, pour quelque motif que ce soit, les responsables des structures administratives et méthodologiques permanentes mis à la disposition de la fédération par l’administration chargée des sports.» Cet article risque également de voir la commission de Amara mettre fin aux tentatives de trois ou quatre candidats inscrits sur les listes des deux prétendants. Par ailleurs, les statuts de la FAF concernant le volet éligibilité, notamment son article 28 qui précise également : «Pour être éligible ou prétendre à une fonction au sein des structures et organes de la fédération, le candidat doit justifier de sa qualité de membre de droit de l’AG, justifier en outre, la qualité et aptitudes avec les responsabilités auxquelles il postule.» Nous apprenons à cet effet que la commission de candidatures qui a entamé hier l’opération de l’étude des dossiers des candidatures aurait exigé les procès-verbaux des assemblées générales des clubs ayant mandaté leurs candidats à savoir ceux du NA Hussein-Dey, de l’US Chaouia, de l’USM Annaba, d’El-Khroub et du WA Tlemcen. Cette situation semble inquiéter plus d’un candidat au BF à l’image de Mohamed Laïb qui persiste et signe en déclarant qu’il n’a jamais démissionné du bureau exécutif de Raouraoua par écrit. Le même flou entoure le dossier de Khedis qui affirme qu’il est toujours le patron du club banlieusard d’Hussein- Dey et ce, jusqu'à la tenue de l’assemblée générale élective du club. Pour sa part, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports et ex-président de la FAF, Mouldi Aïssaoui, qui n’a pas pu achever son mandat en raison de son limogeage par les pouvoirs publics à l’époque avant d’être réhabilité pour être propulsé ministre de la République en remplacement de Sid-Ali Lebib, a estimé qu’il est trop tôt pour s’engager dans la course à la présidence de l’instance fédérale notamment avant l’assemblée générale extraordinaire pour l’étude et l’adoption des nouveaux statuts de la FAF conformément à l’article 48 du décret exécutif du gouvernement Ouyahia. Ce texte oblige les fédérations nationales à procéder à la mise en conformité de son décret 04/405 dans un délai d’une année et ce, à compter de la date de parution (19-10- 2005). Notre source précise que le président élu le 23 janvier prochain serait dans l’obligation de convoquer une assemblée générale extraordinaire conformément aux nouveaux statuts et les directives de la FIFA. Il est à noter que la Fédération algérienne de football a été gérée depuis l’indépendance par 27 présidents de fédération dont sept cadres désignés pour diriger des comités provisoires. Depuis Feu Mohand Maouche à Mohamed Raouraoua, l’instance fédérale a connu une seule invalidation de son assemblée générale par la FIFA. Le vide juridique a commencé lorsque le regretté Haraïgue a été assassiné en juillet 1994 puis remplacé par son vice-président, Larbi Brik, avocat de profession, conformément aux statuts de l’instance fédérale. Ensuite, l’assemblée a choisi Saïd Amara après la fin de la période de trois mois conformément aux statuts de la FAF qui stipulent qu’en «cas du décès du président, il sera remplacé par le premier vice-président». Saïd Amara, qui n’a pu également être élu démocratiquement, selon notre source, a vu la dissolution de son bureau. Mouldi Aïssaoui, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, nomme un de ses cadres, Rabah Manser en l’occurrence, en juin 1996, en qualité de président de la FAF, pour gérer la compétition nationale des divisions Une et Deux et la Coupe d’Algérie. Pour rappel, le Championnat national de cette édition a été le plus long championnat de l’histoire du football algérien. Le championnat étant clos le mois d’août et le président de la FAF, Manser Rabah, a été chargé de préparer l’assemblée générale ordinaire puis élective d’où a été élu Mohamed Laïb et ce, en présence d’un superviseur de la FIFA. L’ex-boss de l’USM El- Harrach n’a pu gérer les affaires de la FAF que pendant trois mois, puisque la FIFA qui a été saisie par un membre de l’AG a invalidé l’assemblée générale élective. Depuis cette date, malheureusement, les affaires de la FAF ont été cédées au comité des six présidents de ligues régionales avec comme tête de liste Beghoura qui cédera sa place pour cause de maladie, au président de la Ligue régionale de Bechar, Mohamed Benayad, puis Berrahal Benamor, élu par ses pairs présidents de la FAF. Cette situation a débouché également pour nonapplication des statuts selon les responsables de l’époque à un comité intérimaire dirigé par Saïd Bouamra de septembre 1997 à novembre 1997. Le 27 novembre 1997, c’est le regretté Hadj Mohamed Diabi qui a été élu président de la FAF et a été aussi le seul président (avant Hadj Raouraoua) qui a obtenu son quitus. Mohamed M’haïa préparera le début du championnat en sa qualité de secrétaire général de la FAF avant de céder sa place à Cheikh Hassan, un autre cadre du MJS pour gérer les affaires de la FAF et ce, jusqu’à l’élection de Omar Kezzal le 13 avril 2001. Les mauvais résultats de l’équipe nationale et la campagne menée par certains arbitres internationaux ont fragilisé la gestion de Kezzal qui a jeté l’éponge en août 2001. Hadj Raouraoua arrive ou revient à l’instance fédérale grâce à la «complicité» du MJS et ce, par le biais des experts. Il a été élu pour un mandat de cinq ans, gagne son quitus et quitte la FAF, la commission des associations de la FIFA, et le Comité olympique. Durant son mandat, il a dirigé son bureau à sa manière tout en instaurant une certaine discipline et procéder à l’amendement des statuts et des règlements généraux. Enfin, revenons à l’assemblée générale élective de la FAF du 23 janvier 2006 dont la commission de candidatures rendra la liste définitive le 04 janvier et ce, après examen des différents recours s’il y a lieu, le ministre chargé des Sports aurait adressé mardi à la FAF, les dix noms représentants la liste des experts, à savoir quatre membres du Forum des sportifs algériens, le député Mourad Boutadjine, le professeur Rachid Hanifi, l’ancien entraîneur des Verts, Mahieddine Khalef, l’exsecrétaire général de la FAF, Réda Abdouche, de quatre anciens joueurs de l’équipe nationale de football, Ali Attoui, Mokhtar Kalem, Mustapha Seridi et Mellakhsou. Pour les deux autres, c’est Hamid Hadadj, le vice-président de la Ligue nationale et une autre personnalité, Mourad Louaâd.
M. D

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