Actualités : VOYAGES DES RESSORTISSANTS BRITANNIQUES EN ALGÉRIE
La Grande-Bretagne lève ses réserves


L’Algérie est redevenue un pays fréquentable, car plus sûr, pour les ressortissants du Royaume-Uni voulant se rendre dans notre pays. En effet, le gouvernement britannique a assuré qu’“il n’a plus de recommandations contre le voyage au sud-est de l’Algérie, alors que la recommandation de ne pas voyager par route au nord de l’Algérie a été supprimée”.
Dans un communiqué rendu public hier, l’ambassade de Grande- Bretagne à Alger précise que ces nouvelles recommandations, contenues dans le Travel Advice et publiées par le Foreign Office, ont été faites “en rapport avec la très nette amélioration de la situation sécuritaire en Algérie”. “Réjoui” par “ce changement”, l’ambassadeur britannique à Alger espère, selon le communiqué, que ces nouvelles recommandations “reflètent mieux l’amélioration de la situation sécuritaire en Algérie” et “clarifient, avec un certain bon sens, les mesures que les voyageurs britanniques doivent prendre en voyageant vers l'Algérie avant et pendant leurs séjours”. Il estime également que ces nouvelles recommandations sont, en fin de compte, “plus encourageantes pour les hommes d'affaires et les touristes (britanniques) de visiter l'Algérie”. Le Royaume-Uni s'engage, par ailleurs, selon son ambassadeur, à “soutenir l'Algérie dans son programme qui vise à développer le secteur du tourisme”. Une levée des réserves britanniques qui survient quelques jours seulement après la visite du secrétaire britannique au Foreign Office, Jack Straw, en Algérie, la semaine dernière.
Londres se rapproche de l’Algérie
Jack Straw avait assuré, alors, que son pays veillera, à l'avenir, pour qu'il y ait “beaucoup plus de Britanniques qui voyagent vers la destination Algérie”. Une visite qui a boosté les relations bilatérales tant au plan commercial que dans le volet de la coopération judiciaire et même militaire, au sein de l’Otan. En effet, par sa visite, Jack Straw a confirmé la volonté du Royaume-Uni de se rapprocher de notre pays, au-delà de la réouverture du British Council et de l’investissement concédé dans le réaménagement de son ambassade à Alger. Et ce, même audelà de l’amélioration souhaitée des échanges commerciaux bilatéraux, devant croître pour atteindre une moyenne annuelle de 800 millions de dollars, avec l’apport du contrat gazier évalué à 16 milliards de dollars sur une vingtaine d’années. D’autant, selon une étude élaborée pour le compte du ministère britannique des Affaires étrangères, comme le rapporte ce communiqué, l’Algérie est classée en tête des pays arabes candidats à “un partenariat stratégique” avec la Grande-Bretagne, non seulement parce que les besoins énergétiques du Royaume-Uni l’exigent mais surtout du fait que l’Algérie “répond aux critères retenus pour définir ce partenariat”. Pour qu'un pays puisse jouir de la qualité de partenaire stratégique de la Grande- Bretagne, il doit, selon l'étude, remplir cinq critères : disposer de ressources énergétiques, posséder les moyens de développement et d'échanges commerciaux, outre la coopération sécuritaire, la lutte contre la migration clandestine et les rapports avec l'Union européenne. L'intérêt pour l'Algérie est aussi expliqué par les opportunités réelles d'investissement ainsi que par l'important potentiel du marché algérien surtout que le programme quinquennal de relance économique rend celui-ci autrement plus “intéressant”. Ce regain d'intérêt apparaît notamment au travers de la révision du risque Algérie par l'organisme officiel britannique de couverture de crédits à l'étranger (ECGD).
Baisse du risque Algérie
Cet organisme, qui assure une couverture en Algérie pour une période de dix ans, a effectivement baissé le risque au niveau 2, comme cela est le cas dans de nombreux pays. Une nouvelle évaluation qui conduirait logiquement à l'élargissement de crédits à tous les créneaux d'investissement après avoir longtemps été limités au seul secteur des hydrocarbures. Il n’en demeure pas moins évident que la suppression des recommandations aux ressortissants britanniques en voyage dans notre pays signifie la fin d’une certaine hypocrisie anglaise à l’égard de l’Algérie qui qui sera en juin prochain l’hôte du Premier ministre britannique, Tony Blair, dont le gouvernement a mis un terme à sa politique permissive et laxiste à l’islamisme et renforcé la lutte antiterroriste. Moins de permissivité ou ce dont le gouvernement de Sa Gracieuse Majesté avait longtemps dénié le droit au nôtre durant la décade écoulée et alors que notre pays devient plus sûr et plus stable au plan sécuritaire. Et une amélioration dont la nouvelle mouture du Travel Advice en en faisant état encourage une meilleure perception de notre pays au niveau européen et favorise ce rapprochement anglo-algérien. Notamment dans le domaine des affaires et du développement touristique à charge pour notre pays d’offrir le cadre propice à l’afflux d’hommes d’affaires et de touristes anglais.
Chérif Bennaceur

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