Régions Est : BORDJ-BOU-ARRERIDJ
200 tonnes/j pour une seule décharge publique


Selon l’inspection de l’environnement, il est déversé environ 200 tonnes de déchets solides/j à travers toute la wilaya dont 100 à 120 tonnes dans le chef-lieu, 50 tonnes à Ras-El-Oued et 60 tonnes dans les huit autres daïras, ce qui place la ville de Bordj-Bou-Arréridj au cœur du danger, un danger qui menace approximativement 160 000 habitants, soit le quart des d’habitants de la région des Bibans et qui pourrait s’avérer plus dangereux, en particulier pendant la période estivale où la prolifération des rejets solides importantes et dont la masse égale les 250 tonnes/j, confirme notre source.
Le comble est que seule une décharge publique est tolérée donc agréée par les services de l’environnement et que toutes les autres surfaces réservées aux déchets sont improvisées. Par ailleurs, 4 000 tonnes d’amiante stockées dans les hangars de l’ERCE ne trouvent point de solution. Les spécialistes de la question estiment qu’une telle quantité cache 8 % à 15 % de fibres d’amiante cancérigènes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un centre d’enfouissement technique serait en voie d’achèvement, selon le directeur de l’environnement, près de la décharge de Z’gardou, lequel explique que le nouveau projet contiendrait les dix décharges, situées dans la ville ainsi que celles des communes de Sidi- M’barek et El-Anasser et qu’un autre centre de moindre importance serait en voie de réalisation dans la commune de Aïn Taghrout. En revanche, le responsable précise que les cours d’eau risqueraient une pollution certaine de forte amplitude dans dix ans s’il n’y a pas de mesures préventives entreprises à temps par tous les services concernés par la question de la pollution.
Saâdène Ammara

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