Actualités : Enquete
VIANDES HALLAL
IRLANDE, BELGIQUE, FRANCE,HOLLANDE,... PAYS MUSULMANS
Réseaux marocains et connexions françaises (1)
Par Amine Merouane Boulanouar


“Dites à votre mari de revenir vite. Il va se faire tuer à Alger. Il faut lui enlever de la tête ce projet d’investir en Algérie. C’est mieux pour lui qu’il le fasse au Maroc ...”.

Complètement retournée, la femme ne sait plus quoi faire. Désemparée après de tels propos malgré ceux plus réconfortants de son époux, Daniel Hertzog, qui lui téléphonait d’un restaurant d’Alger-centre, vers 20 heures, un certain soir de 1998. Les propos sont ceux d’un personnage intégré et influent de la filière marocaine du faux hallal. Si intégré qu’il est dans tous les rouages de la fraude, au marché de gros de Rungis, à Marseille, à Lyon, dans l’entreprise Charal. Si influent qu’il a manipulé deux journalistes d’un hebdomadaire français à grand tirage qui a publié une “enquête” dans laquelle ce Hertzog, patron de la société Zaphir et de la marque de produits Isladelice, a été dénoncé calomnieusement comme étant un fraudeur produisant des produits élaborés (pâté, cachir, mortadelle ...) faux hallal. Sa réplique a été fatale pour cette publication qui a été obligée par la justice même non seulement de publier un démenti mais le jugement même condamnant l’hebdomadaire. Hertzog a eu totalement gain de cause même s’il a été condamné pour des faits ne concernant pas le hallal mais plutôt la composition de ses produits (nous y reviendrons). Tous les subterfuges ont été employés par ce personnage pour détourner Hertzog et d’autres investisseurs vers le Maroc. L’homme appartient à une filière de fraudeurs, à un réseau manipulé par les services spéciaux marocains qui ont choisi comme repaire et base arrière la mosquée d’Evry. Nous ne pouvons pas étaler dans un seul article les données recueillies au cours de nos investigations, elles seront exposées au cours de cette troisième partie de notre enquête relative à “la mafia du faux hallal” et prochainement dans une autre enquête traitant de “l’Islam en France”. (Lire nos éditions du 12 décembre 2005 et des 18, 19, 21, 22, 23 et 24 février 2006). Dans cette mosquée d’Evry, il est prémédité, ourdi et mûri les campagnes de dénigrement les plus machiavéliques contre l’Algérie, planifié et commandité les plus incroyables manipulations comme celle qui consiste à faire accroire à des divisions marocaines, et exécuté les opérations de déstabilisation du Conseil français du culte musulman (CFCM) en vue de paralyser ses activités (c’est réussi pour l’instant puisque les commissions du CFCM n’arrivent pas à entamer leurs activités à cause de cette pseudo “guerre maroco-marocaine” dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est bien étonnante sachant les capacités de manipulation des consuls et attachés militaires marocains qui ont, à titre d’exemple, placé au premier rang d’une manifestation anti-algérienne, le recteur marocain de cette même mosquée d’Evry (sur lequel nous reviendrons demain). Un homme à l’allure débonnaire, au verbe mielleux mais dont les propos à l’égard de l’Algérie, des Algériens en général et du recteur de la mosquée de Paris, puent le mensonge et les contrevérités. L’une de ces dernières que nous a débitées Khelil Meroun puisqu'il est le recteur de cette mosquéerepaire, consistait à alléguer, au cours de notre rencontre lors du dernier Ramadhan consacrée pourtant à un sacrificateur qui signait de faux certificats de viande hallal, que son homologue de Paris se déplaçait en véhicule diplomatique etc. Propos formellement démentis par Abdelah Zekri, membre du CFCM autant que Meroun ... Ce réseau de Marocains agit partout : dans les moquées, dans les principales villes et particulièrement à Marseille, Paris et Strasbourg. Il se compose de filières bien distinctes mais qui agissent en harmonie en étroite collaboration à tel point qu’un même personnage peut disposer de plusieurs casquettes à la fois, jouir de plusieurs qualités en même temps, comme par exemple être élu au CFCM, présider une association culturelle, appeler à l’instauration d’un label hallal mais mordre de pleines dents dans le faux hallal. Ce n’est pas tant que la fraude, la tromperie et l’escroquerie sont pratiquées systématiquement par le lobby marocain. Des Algériens se distinguent dans ce vaste marché du faux hallel, ils sont même fort connus dans les abattoirs européens. Mais de là à constituer une filière, un lobby, il n’en existe aucune trace. Les investigations menées en Hollande, en Belgique, en France convergent vers l’existence d’un lobby marocain bien structuré, particulièrement intégré dans les abattoirs, dans les entreprises de production, dans celles de la distribution, fort organisé à travers des associations culturelles, des mosquées et des sociétés dites de contrôle de viande hallal, et surtout animé par des personnages-clés fort influents par leurs relations. Un lobby qui a fait main basse sur le marché dit de la viande hallal. Tout ce que Le Soir d’Algérie a publié dans ses précédentes éditions n’est que la partie visible de l’iceberg. L’enquête relative à ce marché accaparé par une maffia de fraudeurs, de trompeurs et d’escrocs dont est victime la communauté musulmane en Europe et dans les pays musulmans (puisque toutes sortes de viandes y sont importées) aboutit au constat suivant : filières organisées, complicités et connexions agissantes, absence de véritable contrôle de la viande hallal, insuffisance ou inexistence de réglementation en matière de hallal, fraudes, tromperies et escroqueries à vaste échelle, manipulation de sommes considérables qui échappent au fisc et qui serviraient selon des sources sérieuses, au financement occulte de partis politiques, à la rétribution d’individus, sollicités pour participer à des manifestations ou initiées par des consulats ou de casseurs. Une virée dans les boucheries du boulevard Rochechouart permet de se faire une idée sur le financement de ceux qui obligent les bouchers à payer tel logo qu’un autre. Avant de s’appesantir sur les pratiques frauduleuses de cette maffia, sur ses filières et ses animateurs, il est nécessaire de revenir sur le rôle de certains intervenants dans ce marché :

Viande en provenance d’Irlande certifiée hallal par la mosquée d’Evry. En vérité, du faux hallal puisque le logo était collé par un employé de Auchon Noyelles qui n’a aucun lien ni avec le mosquée d’Evry, ni avec le hallal. “On me demande de le faire, je le fais”, affirme-t-il.

A propos du sacrificateur :
Le sacrificateur est habilité à abattre – plutôt à égorger – rituellement un bovin, un ovin ou des volailles par l’une des trois mosquées (Paris, Lyon, Evry) agréées par le ministère français de l’Agriculture qui lui délivre, après test et paiement de droits, une carte de sacrificateur. Précision de taille, il est indiqué sur cette carte qu’elle ne peut “en aucun cas servir de justificatif pour le hallal. Il est donc interdit d’en faire usage à cet effet”. La fraude commence à ce niveau lorsque des abattoirs, des industriels de la viande estiment faire du hallal par la seule présence d’un sacrificateur musulman. Tout à fait faux. Le sacrificateur étant employé par l’abattoir ou l’entreprise, il se soumet aux désidératas de l’employeur. Il est donc juge et partie. Le seul à pouvoir déclarer qu’une viande, qu’un produit est hallal est le contrôleur. Donc, prétendre qu’une viande est hallal par la seule présence d’un sacrificateur est une supercherie. L’unique, apte à le certifier est le contrôleur.
A propos du contrôleur : Il doit être indépendant, c’est-à-dire recruté, employé et rémunéré autrement que par l’abattoir, le producteur, le fournisseur ou le distributeur de viandes. Généralement le contrôleur appartient à une société, une association ou un organisme qui s’est autoproclamé contrôleur de sa propre initiative. Il n’existe aucune réglementation liée à cette fonction de contrôleur. Tout un chacun peut se déclarer contrôleur au vu et au su des pouvoirs publics qui ne peuvent s’immiscer en quoi que ce soit puisque, selon eux, cela relève des “autorités religieuses” (???). Cela laisse le champ libre à tous genres de trafics dans lesquels se sont investis les pseudo-contrôleurs. A l’exemple de l’Algérie, ce “métier” n’existe pas, étant donné que l’abattage est automatiquement hallal dans les abattoirs... S’il n’est pas présent psychiquement, oculairement et visuellement à toutes les étapes de l’abattage, le contrôleur ne peut pas – et ne doit pas – certifier que la viande est licite, c’est-à-dire hallal à la consommation par les musulmans. Un certificat de viande hallal attribué sans la présence effective d’un contrôleur n’est qu’un faux certificat qui consomme la fraude, la tromperie et donc l’escroquerie. Au cours de nos investigations, nous avons trouvé des certificats vierges portant le logo de pseudo-sociétés de contrôle implantées à des centaines de kilomètres du lieu de l’abattage, il ne s’agit en fait que de faux certificats de complaisance transmis par fax ou remis par paquets moyennant des rétributions financières. Du faux et usage de faux estiment des observateurs. 
Scandale à la mosquée d’Evry
La mosquée d’Evry a trouvé la formule la moins contraignante : au lieu de déléguer sur place des contrôleurs pour vérifier si la société CORICO pratique le hallal, elle préfère délivrer un “certificat de conformité”, valable pour l’éternité. De la sorte, les fraudes et les tromperies sont consommées à la marocaine. Et dire que Khalil Meroun se conduit en donneur de leçons. Le procédé est idéal pour CORICO auquel il suffit de remettre une “taxe” forfaitaire. A qui est destiné cet argent ?

D’abord, la présence du contrôleur est obligatoire avant l’égorgement pour constater si la bête à égorger est vivante. C’est une condition obligatoire de l’abattage hallal à laquelle sont peu enclins, à souscrire des abattoirs ou des entreprises sans scrupules. Par exemple, au cours du transport de centaines de dindes, il arrive que certaines meurent avant d’arriver à l’abattoir, le contrôleur ne les intègre pas dans la chaîne d’abattage parce qu’elles sont mortes et donc haram à la consommation. Mais cela importe peu pour le directeur de l’abattoir qui, voulant minimiser ses pertes les inclut dans la chaîne. Nous avons assisté à pareille situation chez Celvia Ceprovia (nous y reviendrons). De même, le contrôleur doit assister à l’égorgement de la bête et vérifier si elle se débat pour expulser son sang, ensuite il doit veiller à ce que la viande hallal soit mise à l’écart de toute autre viande... lorsqu’il s’agit de produits élaborés (steaks hachés, pâté ...) le contrôleur est davantage sollicité. Souvent, il utilise des espaces réservés, des chaînes, des cadenas pour préserver le caractère hallal de la viande. Rares sont les sociétés de contrôle si rigoureuses.
A propos du contrôle :
Comment doit s’effectuer le contrôle. D’abord, il faut relever que c’est une responsabilité morale personnelle. Il doit s’effectuer oculairement par une présence physique du contrôleur qui ne doit pas signer un certificat de viande hallal s’il n’a pas assisté à toutes les étapes du hallal. Présent avant l’égorgement pour vérifier si la bête est vivante, présent au moment de l’égorgement pour vérifier si celui-ci est conforme au rite, présent au moment du conditionnement de la viande ou de ses dérivés et y apposer le logo hallal qui doit comporter le nom du certificateur. Comme il est aisé de le constater, tout est question de contrôle et de vérification avant la délivrance d’un certificat de viande hallal. La réalité est toute autre, des pseudo-sociétés de contrôle – souvent des sociétés familiales – délivrent par fax ou par courrier, fournissent aux abattoirs et entreprises de production ou de distribution, des certificats de viande hallal sans avoir contrôlé ou assisté à toutes les étapes d’abattage, c’est-à-dire qu’il s’agit-là de faux certificats hallal. Les abattoirs et industriels ne s’embarrassent d’aucun scrupule et adhèrent pleinement à la tromperie car l’abattage hallal ralentit la production particulièrement en ce qui concerne la volaille. Donc il est avantageux pour eux de s’acoquiner aux fraudeurs. Et s’il arrive de les surprendre, ils prennent les airs de sainte ni-touche effarouchée. Des “associations de contrôle” employant deux ou trois employés ont le don d’ubiquité : elles “contrôlent” des sites distants l’un de l’autre de quelque 200 km ... une autre supercherie lorsqu’on saura qu’il faut avoir sous la main, dans chaque abattoir, au minimum cinq contrôleurs en permanence pour prétendre à la signature de certificats de viande hallal. Autre astuce employée par des grandes surfaces : confectionner chez un sérigraphe des logos hallal (voir photo), les confier à un employé pour les coller sur des barquettes de viande. Et le tour est joué. Nous avons assisté à pareille scène chez Auchan Noyelles qui n’a trouvé mieux que de vendre du porc hallal à des consommateurs musulmans qui se sont fait avoir (nous y reviendrons plus en détail dans nos prochaines éditions). Le marché hallal a tellement évolué qu’il suffit aujourd’hui d’étiquettes hallal des produits pour les faire considérer hallal *. Si par hasard de jeunes consommateurs musulmans trop abusés décident de brûler de grandes surfaces comme ils l’ont fait dans les banlieues, il ne faudrait pas chercher trop loin les causes”.
Les filières du Makhzen
Le marché des viandes faux hallal ne constitue qu’une des activités du lobby marocain installé en Europe et principalement en France et en Belgique. Chacune de ses filières, qui agit sous la coupe des consulats marocains et notamment d’un cadre des services spéciaux qui préside les conciliabules à la mosquée d’Evry, se consacre à tel ou tel aspect des affaires de l’Islam. Une filière dont la mission primordiale consiste à déstabiliser le Conseil français du culte musulman paralysé dans ses activités par cette même filière, elle est constituée par les Fouad Douaï, Radad Rabih, Medji, Berkaoui, Boussouf et consorts, certains parmi eux, ripoux exclus de la police qui tentent de renverser le CFCM par la création du “Rassemblement des élus du CFCM” (nous y reviendrons). Leur dernière trouvaille pour substituer l’Islam tolérant, paisible et ouvert à un islam monarchiste antidémocratique. Billets d’avion et séjours gratuits au Maroc sont offerts tant à des fonctionnaires qu’à des personnages influents ... Dans le cadre précis de cette enquête, la filière qui a fait l’objet d’investigations longues et cadrées est celle du faux hallal. Son objectif premier consiste à empêcher l’organisation du marché de la viande hallal. Pourquoi ? Ce marché engrange des sommes considérables ; l’organiser c’est canaliser ces millions d’euros qui échappent à tout contrôle. L’organiser, c’est aussi priver certaines parties, certaines officines de bénéficier de ristournes qui leur permettent d’agir dans l’opacité en vue de financement occulte de partis politiques et d’autres activités que tout un chacun peut deviner. Il ne s’agit pas là d’hypothèses ou de supputations, à qui sont destinés les fonds offerts par Corico et autres abattoirs et industriels à la mosquée d’Evry qui n’a pas trouvé mieux que de délivrer des certificats hallal valables… une année. Des délégués de la mosquée de Paris au sein du CFCM désireux de créer une structure unique de contrôle de viande hallal se sont retrouvés face à une opposition marocaine concertée qui n’acceptera jamais la transparence et l’organisation de ce marché tant pourvoyeur de fonds aisément dissimulables et qui profitent au Makhzen, cet amalgame de policiers, d’agents secrets, d’agents très spéciaux, de militaires, tous marocains qui agissent au service de la monarchie marocaine. Deux personnages se distinguent dans cette filière qui active même au sein de la commission hallal du CFCM qu’elle a réussi à paralyser. Hassen Bouod, patron du groupe BHM, bien ancré dans le sud de la France grâce à ses appuis et Khalil Meroun, recteur de la mosquée d’Evry (lire notre prochaine édition) impliqué dans les campagnes anti-algériennes dans les fraudes, dans les tromperies et complètement intégré dans le faux hallal. Doué d’une persuasion hors du commun, il est de toutes les manœuvres et combines. A titre d’exemple, il est à l’origine des rumeurs nauséabondes à l’égard de Dalil Boubekeur, le recteur de la mosquée de Paris qu’il fustige partout. Mais face à lui, il ne trouve pas mieux que de l’embrasser sur la tête !!! Selon des sources concordantes, il a même mis à la disposition des extrémistes algériens le gîte et le couvert à la mosquée d’Evry. Depuis quelque temps, Meroun se distingue par une manœuvre de diversion au sein du CFCM en faisant croire à une “guerre maroco-marocaine” dans la Fédération nationale des musulmans de France (à composante marocaine en majorité). Un coup de bluff qui permet d’accorder une plus grande crédibilité à un personnage (qui avait rendu visite et sevré dans ses bras Abassi Madani) qui soutient être malmené par les services marocains, mais qui, on ne s’étonnerait pas, roule pour eux lesquels rêvent en France d’un islam monarchique à la marocaine. Bouod (dont nous publierons demain l’interview commentée) est un personnage incontournable à Marseille. Non pas parce qu’il est un industriel des viandes, mais par ses relations tant au sein des institutions que dans le milieu des affaires. D’ailleurs, il ne s’en cache pas puisqu’il au lieu de nous recevoir dans son entreprise il a choisi de le faire dans la prestigieuse bâtisse de la Chambre de commerce et d’industrie. Imbu de sa personne, au lieu de répondre sans ambages aux questions, il préfère tournoyer pour noyer le poisson dans l’eau. Lorsqu’on insiste trop sur les relations dont il se targue, alors il fait mine de s’emporter avant de déclarer : “Je suis aussi soutenu par le roi et les généraux marocains”… De ses protections françaises, il ne réfute en rien ce qui est soutenu par des parties françaises bien informées. A ce propos, nous avons eu une copie d’une lettre adressée le 8 juin 2001 à la direction locale des services vétérinaires. Un de ses passages est fort éloquent. “Vous trouverez ci-joint un rapport de la direction des services vétérinaires des Bouches-du-Rhône concernant la société Bouod et Cie située à Marseille qui fabrique des produits surgelés et de la charcuterie sous la marque Shahia.

Logo “viande hallal” de provenance inconnue que collait l’employé d’Auchon Noyelles (Pas-de-Calais) au moment de notre visite. Où est le pseudocontrôle de la mosquée d’Evry ? Flagrant délit de fraude et tromperie.

L’analyse de ces produits a révélé la présence de Listeria Monoytogène. (…) la DSV a établi un procèsverbal qui a été transmis au procureur de la République. Toutefois, à ce jour, aucune information n’a été transmise au consommateur pour le prévenir du danger encouru (…). Tous les éléments de traçabilité ont été tronqués et falsifiés par nos responsables à la demande express du chef de l’entreprise Hassen Bouod. Les quantités déclarées détruites sont totalement fausses… A ce jour, le chef d’entreprise continue à nous demander de procéder à des préparations hachées à l’avance, de mettre le numéro d’agrément de l’atelier de Bouod sur des produits que nous ne fabriquons pas, notamment des produits que nous recevons en vrac, d’utiliser des viandes fournies par des abattoirs qui ne font pas du hallal… Après une suite de faits délictueux énumérés, l’auteur de cette lettre affirme que Bouod jouit de “passe-droits parce qu’il s’est installé en zone franche”. Evidemment qu’il lui tient à cœur d’exporter ses produits. Il a tenté de le faire en direction de l’Algérie où il a même proposé un partenariat à l’entreprise Avicola qui a préféré rabrouer un si beau parleur. Etonnant que Bouod n’ait pas songé à investir dans son pays. Idées courtes et bras longs, il est très introduit dans le milieu des médias où il a commandité une enquête publiée par un hebdomadaire dans laquelle il n’est même pas écorché pour ses agissements mis à nu par les services de la répression des fraudes… Un beau parleur qui n’hésite pas à cultiver le faux pour en savoir plus. Ainsi au cours de l’interview, il est monté sur ses quatre chevaux pour s’attaquer au Soir d’Algérie, tiens, tiens, Bouod a eu écho ou lu la première partie de cette enquête publiée le 12 décembre 2005 sous le titre “Fraudes et escroquerie au nom de l’Islam”. Elle n’a pas été de son goût, alléguant que nous “avons mis tous les intervenants dans le hallal dans le même sac de fraudeurs”. Archifaux. Il suffit de relire cette enquête. A vrai dire, Bouod s’est mû en défenseur de ces fraudeurs dont il est un des membres les plus influents (les procès-verbaux des services de contrôle en font foi). D’ailleurs, il a été dénoncé à plusieurs reprises sur les ondes de Radio Guzelle… A cette dénomination publique a participé un ancien collaborateur de Bouod qui s’est retourné contre lui en révélant quelques-uns de ses agissements. Cet individu (sur lequel nous reviendrons) est lui-même un des piliers de la maffia du faux hallal au marché de gros de Rungis, rien ne se fait sans lui chez l’entreprise Charal qui importe de Hollande du faux hallal. Il était le bras droit de Coutard, le directeur commercial (d’ailleurs au cours d’une interview si fade qu’elle n’est d’aucune utilité à être publiée, ce personnage, qui soutient avoir dérobé de l’APSI un dossier lors de son déplacement à Alger, a révélé les combines et pratiques frauduleuse de Charal (nous y reviendrons); celui-ci dispose d’entrées bien protectrices au sein des pouvoirs publics locaux à Marseille et notamment auprès du directeur des services vétérinaires qui lui accorde une protection particulière. Ainsi au cours de l’Aïd dernier, au moment où les autorités sanitaires veillaient au grain en matière de sacrifice rituel de moutons, ce personnage agissait comme bon lui semblait à la cité Solidarité. Le DSV local a choisi de détourner son regard. On comprend mieux ainsi les raisons du préfet de Marseille qui n’a pas accédé à notre demande d’interviewer le DSV à propos du hallal. Craintil que l’on mette à jour des complicités ? Quoiqu’il en soit, il est apparu au cours des investigations, des connexions bien entretenues. Des connexions qui se sont révélées pour la défense de Charal dont le patron a “actionné” ses appuis au ministère de l’Agriculture — un certain Buers en l’occurrence… La corruption, le banditisme, ce n’est pas seulement dans les pays émergents ou sous-développés, c’est aussi dans les pays du Nord. Evidemment avec davantage de raffinement. Ah si les services de la répression des fraudes et de la lutte contre le banditisme s’intéressaient de plus près à ce dossier du faux hallal… Quand même leur passivité est inquiétante, notamment lorsqu’on saura que récemment du “rôti de dinde et barde de porc” portant le logo hallal, a été commercialisé à Auchan Noyelles. Un huissier a été désigné, des consommateurs ont dénoncé mais curieusement les services de la répression des fraudes n’ont rien vu ou entendu (nous y reviendrons). Un silence criant…
(A suivre)

* Lire les éditions du 12
décembre 2005, des 18, 19,
21, 22, 23 février 2006
* Des entreprises ont concocté une meilleure formule : créer carrément des marques tels Medina Hallal et Orient Hallal, et le tour est joué. Il suffit d’un modèle de minaret, d’un nom à consonance orientale et l’entreprise peut pratiquer l’illicite en toute légalité. Même qu’elle se targuera d’être “la seule à faire le véritable hallal” et blablabla…

 

Scandale à la mosquée d’Evry

La mosquée d’Evry a trouvé la formule la moins contraignante : au lieu de déléguer sur place des contrôleurs pour vérifier si la société CORICO pratique le hallal, elle préfère délivrer un “certificat de conformité”, valable pour l’éternité. De la sorte, les fraudes et les tromperies sont consommées à la marocaine. Et dire que Khalil Meroun se conduit en donneur de leçons. Le procédé est idéal pour CORICO auquel il suffit de remettre une “taxe” forfaitaire. A qui est destiné cet argent ?

 

Fraudes à la marocaine

Le document 1 montre une attestation d’habilitation du sacrificateur Acikgozayhan délivrée par la mosquée d’Evry et destinée à permettre à l’entreprise RONSARD d’effectuer un abattage hallal. Le sacrificateur étant un employé de RONSARD, il est obligé de se soumettre aux desiderata du directeur. La preuve est visible sur le document 2 qui montre des dindes aux têtes et cous intacts. Aucune trace d’égorgement. Du pur faux hallal. Des dizaines de cartons contenant des dindes non hallal et sur lesquels étaient collées des étiquettes portant la mention : “Le Minaret viande hallal abattue à la main selon le rite islamique”. Un scandale que la mosquée d’Evry qui cautionne le faux hallal au vu et au su de Khalil Meroun, son recteur qui allègue œuvrer pour un label hallal unique. Il certifie “hallal” les produits RONSARD véritablement faux hallal.

 

Fraudes à la marocaine

Document 1

Le document 1 montre une attestation d’habilitation du sacrificateur Acikgozayhan délivrée par la mosquée d’Evry et destinée à permettre à l’entreprise RONSARD d’effectuer un abattage hallal. Le sacrificateur étant un employé de RONSARD, il est obligé de se soumettre aux desiderata du directeur. La preuve est visible sur le document 2 qui montre des dindes aux têtes et cous intacts. Aucune trace d’égorgement. Du pur faux hallal. Des dizaines de cartons contenant des dindes non hallal et sur lesquels étaient collées des étiquettes portant la mention : “Le Minaret viande hallal abattue à la main selon le rite islamique”. Un scandale que la mosquée d’Evry qui cautionne le faux hallal au vu et au su de Khalil Meroun,

Document 2

son recteur qui allègue œuvrer pour un label hallal unique. Il certifie “hallal” les produits RONSARD véritablement faux hallal.




Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2006/03/27/article.php?sid=36171&cid=2