Actualités : LA SANTE DES DEUX DETENUS EN GREVE DE LA FAIM SERAIT INQUIETANTE
Les parents tirent la sonnette d’alarme


L’un souffre d’une insuffisance rénale, l’autre est cardiaque. La santé des deux détenus en grève de la faim à la prison d’El-Harrach se trouverait dans une situation critique selon les témoignages des familles des autres pensionnaires du pénitencier. Leurs propres familles sont interdites de visite jusqu’au 15 mai.
Ilhem B. Tir - Alger (Le Soir) - Ils sont quatre détenus de droit commun à avoir entamé une grève de la faim à la maison d’arrêt d’El- Harrach la semaine dernière, et ce, pour dénoncer la situation d’«isolement» dans laquelle ils ont été mis par l’administration pénitentiaire à la suite de la découverte dans leur salle de quatre téléphones portables. Deux d’entre eux continuent pour la dixième journée consécutive la grève après que les deux autres ont été innocentés. Les deux grévistes, selon leurs familles, se trouvent dans une situation critique. L’un deux souffre d’une insuffisance rénale, l’autre est cardiaque. M. Ifaroudj Yakhlef, père de l’un des deux détenus, a certifié que l’état de son fils peut s’aggraver car «il n’a qu’un seul rein et il ne peut pas rester longtemps sans nourriture» avant d’ajouter que «l’administration de la prison nous a refusé le droit de visite, et ce, jusqu’au 15 mai. L’isolement de mon fils est injustifié qui plus est se fait dans des conditions insoutenables». Pour Mlle Achour Aïcha, sœur de l’autre détenu gréviste, ils ne l’ont pas vu «depuis 11 jours maintenant. Mon frère est cardiaque, il ne pourra pas supporter longtemps ». «Ces appareils n’ont pas été trouvés sur eux. Il n’y a aucune preuve qu’ils leur appartiennent. Ils ont été placés en isolement sur de simples présomptions », diront leurs familles. En fait, les informations sur les détenus grévistes proviennent des familles qui rendent visite à leurs proches prisonniers. Officiellement, selon des sources judiciaires, quatre détenus à la prison d’El- Harrach observent depuis quatre jours une grève de la faim, et ce, pour protester contre la décision de changement de salle. Pourtant, ces sources affirment que ces détenus sont en bonne santé et qu’il y a d’autres moyens pour contester cette décision. Selon elles, ils devraient écrire au juge d’instruction car la loi leur permet de protester contre la décision de changement de salle.
I. T.

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