Régions Est : SKIKDA
Epreuve du bac, qu’en pensent les candidats ?


Les candidats étaient satisfaits des sujets qu’ils jugent abordables, hormis les mathématiques dans la filière des sciences de la nature et de la vie et dont une erreur dans le sujet a été décelée. Toutes les matières essentielles, à l’instar des sciences, des langues et la philo — en attendant la physique — furent apparemment à la portée des concurrents.
Leur joie, ils l’ont exprimée à la sortie des épreuves. Une tournée nous a permis d’évaluer approximativement les effets du bac sur les élèves. L’erreur détectée dans le sujet des maths a été pour les candidats démoralisante et difficile à surmonter : “Je suis un bachelier qui a refait son bac, et je peux vous affirmer avec la confirmation de mon professeur en mathématiques que le sujet maths contient une faute”, nous dira un candidat, universitaire de surcroît. Par contre, la plupart des élèves crient leur satisfaction par rapport au sujet des sciences. “Ouaou ! j’ai bien travaillé !” s’écrie une jeune fille en enlaçant son amie aussi contente qu’elle. “T’as choisi quel sujet ?” interroge un élève. “Le deuxième et j’ai bien répondu aux questions.” Une candidate en lettres affichera également sa joie en sortant des épreuves de philo : “Les deux sujets proposés sont tous les deux abordables.” L’autorisation du directeur de l’éducation, Ghanem Abdelaziz, pour visiter trois centres qu’ils les a choisis pour nous, en l’occurrence le lycée Nahda (centre de correction), le lycée Seddik- Ben-Yahia où seront hébergés les correcteurs, et le technicum Abdeslam- Boudebza où seront hébergées les correctrices, a buté sur les entraves qu’on connaît. Notre déplacement au centre de correction implanté au niveau du lycée des filles de Nahda en est l’exemple le plus frappant. Les deux agents nous accueillent poliment en nous invitant à prendre un café. De retour, le deuxième agent, muni de l’autorisation et de notre carte d’identité, confus, s’excusa en ces termes : “Le chef de centre s’excuse de ne pouvoir vous rencontrer pour des raisons d’indisponibilité professionnelle.” Notre dernière escale a été le lycée Seddik-Ben- Yahia destiné à l’hébergement de 100 correcteurs attendus cette semaine. Le chef de centre, par la voix de l’agent de sécurité, nous transmettra les deuxièmes impossibilités de nous accorder une entrevue. Nous avons rebroussé chemin sans avoir vu son visage ! On ne connaît de ces deux chefs de centres que leur indisponibilité exprimée par la gêne de leurs agents de sécurité ! Par contre, le chef du dernier centre cité, Laarid, a été le seul à accepter de nous rencontrer. Il nous a bien accueillis et répondu à toutes nos “curiosités” techniques, comme celles relatives au nombre des candidats, 435 (360 en SNV et 75 en chimie) et celui des salles, 23. Comme déjà mentionné, le technicum est destiné aussi a l’hébergement de cinquante correctrices venues d’autres régions du pays et qui seront a Skikda a la fin de cette semaine, ensuite le chef de centre nous invite à revenir samedi pour rencontrer les correctrices. A titre d’information, les 47 centres d’examen recensés ont vu l’inscription de 14 688 candidats dont 3 503 libres, soit plus que l’année précédente qui est de 14 336 dont 3 807 candidats libres. Au niveau de la daïra de Skikda, on énumère 23 centres d’examen pour 7 167 candidats dont 3 502 candidats libres. Les épreuves de l’enseignement technologique et général verront 13 545 étudiants dont 3 349 candidats libres concourir. Par contre, dans celles de l’enseignement technique, on enregistre 1 143 candidats dont 154 libres. Le centre le plus peuplé est le technicum Youras- Abbas avec 521 candidats, suivi des deux lycées, Larbi- Tebessi et Hocine- Bouloudani du 20-Août- 1955 avec 480 candidats pour chacun. Le CEM Khawarizmi est la “lanterne rouge” avec 200 candidats. La nouveauté pour cette année est la dotation de l’établissement de rééducation de Hamadi Krouma d’un centre interne pour les examens, 11 candidats parmi les détenus ont pris part aux épreuves. Notons aussi, la mise en place d’une nouvelle structure à Kerkera pour atténuer des éprouvants déplacements de 300 autres candidats. Quant à l’encadrement, il est assuré par 3 375 personnes, 47 chefs de centres, 47 chefs adjoints, 94 observateurs, 312 secrétaires de direction, 2 376 surveillants et 499 remplaçants.
Zaïd Zoheir

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