Régions Centre : MAISON DE JEUNES DES OUADHIAS
Création d’espaces de citoyenneté


L’amour de la patrie, voilà un sentiment que bien des Algériens — les jeunes en particulier — ont perdu. Les raisons ? Elles sont aussi nombreuses que diverses. Il ne s’agit pas de s’étaler sur la question mais de chercher les moyens de redonner au patriotisme ses lettres de noblesse, sa place dans le cœur des citoyens.
Face à la faillite consommée de l’école qui, au lieu de former des citoyens attachés d’abord à leur algérianité, s’est égarée en suivant des modèles idéologiques importés, l’initiative du ministère de la Jeunesse et des Sports qui consiste à créer des espaces de citoyenneté ne peut qu’être saluée. Selon le délégué de la jeunesse et des sport de la daïra des Ouadhias, le ministre a instruit les centres culturels, les maisons et les auberges de jeunes de promouvoir l’image du pays auprès des citoyens en le faisant connaître sous plusieurs facettes (historique, géographique et culturelle). Pour ce faire, l’organisation de visite de sites archéologiques et de musées ainsi que l’animation de conférences et autres tables rondes qui permettront aux Algériens de (re) découvrir les héros de la Révolution, les hommes de culture tels Kateb-Yacine, Dib et Mammeri ont été vivement recommandées. Tout en continuant à mener à bien sa mission au profit de la jeunesse de la localité dans le cadre de son programme d’actions, la maison de jeunes des Ouadhias a créé “son” espace de citoyenneté. C’est ainsi que Younès Adli et Boudjemaâ Karèche auteurs, respectivement, de La kabylie à l’épreuve des invasions et Un jour un film ont été invités pour la présentation de leurs ouvrages. Pour sa part, le chanteur Ferhat M’henni s’est exprimé pour évoquer son parcours et son œuvre artistiques. Une visite guidée a été également au programme de la maison de jeunes des Ouadhias. Elle a eu pour destination le village Aït-El-Kaïd, situé non loin du chef-lieu de la daïra et qui présente la particularité d’avoir conservé son architecture traditionnelle. Pour ceux qui ont eu la chance de s’y rendre, ce fut une véritable découverte. Ils sont revenus avec le sentiment d’avoir effectué un voyage dans la Kabylie du XIXe siècle. Continuant sur leur lancée, les responsables de cette structure promettent un été riche en activités et haut en couleur et ce, avec la précieuse collaboration de ligue des arts dramatiques et cinématographiques. Ainsi, le festival “Raconte-Art” qui en est à sa troisième édition et qui a l’habitude d’être accueilli par la localité de Aït-Yani sera invité à se tenir, en partie au chef-lieu de la comme des Ouadhias et dans les villages d’Ighil Imoula, Aït-El-Kaïd, Aït- Maâlem et Aït-Djena. En plus des nombreux artistes qui auront à se produire, les organisateurs prévoient la tournée d’un cinébus pour des projections cinématographiques dans les endroits qui en offriront les conditions matérielles.
A. A. Y.

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