Actualités : TAYEB LOUH ET SIDI SAID INSTALLENT LE GROUPE DE TRAVAIL DE LA FONCTION PUBLIQUE
Quinze jours pour fixer le taux de revalorisation des salaires


Ce n’est qu’en début d’après-midi de ce dimanche que la délégation de l’UGTA conduite par son secrétaire général accompagné de deux secrétaires nationaux, en l’occurrence M. Ali Merabet, chargé du dossier de la Fonction publique au sein de la Centrale syndicale et M. Salah Adjabi, a été reçue au siège du ministère du Travail par Tayeb Louh.
Ce dernier en sa qualité de ministre du Travail et de la Sécurité sociale avait procédé avec les représentants des travailleurs à l’installation officielle du groupe de travail chargé de fixer les modalités portant revalorisation des salaires des travailleurs du secteur de la Fonction publique ainsi que du dossier relatif au statut général de la Fonction publique. A cette réunion, on peut noter également la présence du directeur général de la Fonction publique. A ce propos, il y a lieu de noter que le groupe de travail en charge de cette question verra en son sein, outre les experts du département du Travail, les représentants de l’UGTA, ceux de la direction générale de la Fonction publique. A ce propos, il y a lieu de rappeler, que le ministère du Travail et de la Sécurité sociale avait installé, au début du mois en cours et sur instruction du chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, un groupe de travail ayant pour objectif l'étude des modalités de traitement du dossier des salaires des travailleurs de la Fonction publique. Une donne inattendue du côté du monde du travail, mais qui a suscité chez ces derniers un «grand espoir de voir leurs revenus mensuels s’améliorer ». D’ailleurs, le secrétaire général de UGTA, M. Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déclaré lors de la dernière session de la Commission exécutive nationale, qu’il y a "urgence" pour entamer la révision de la grille des salaires de la Fonction publique qui est devenue, selon lui, "obsolète". Il avait affirmé, en cette occasion, qu'il existe "un consensus" entre le gouvernement et l'UGTA sur l'élaboration d'un statut général de la Fonction publique qui sera présenté devant le Parlement en septembre prochain. Mais, il n’en demeure pas moins que la décision prise par le successeur d’Ahmed Ouyahia à la tête de l’exécutif semble avoir pris de vitesse la direction nationale de l’UGTA qui ne s’attendait guère à cette sortie médiatique d’Abdelaziz Belkhadem et ce, dans la mesure où la question des salaires a été programmée pour septembre prochain soit à l’occasion de la tenue de la tripartite. A partir de cet instant, une autre problématique voit le jour, à savoir le taux de revalorisation sur lequel les deux parties doivent se mettre d’accord. Lors de notre précédente édition, nous avons annoncé que le département du Travail et de la Sécurité sociale avait arrêtée deux variantes quant à cette revalorisation. La première consiste à augmenter le salaire de base à hauteur de 20% alors que la seconde stipule une augmentation oscillant entre 3000 et 6000 DA. Toutefois, du côté de la Centrale syndicale, on refuse de crier victoire dans la mesure où les négociations en ellesmêmes ne se limitent pas à la seule augmentation des salaires. Nos sources syndicales affirment à ce sujet «que cette revalorisation n’est autre qu’une mesure de rattrapage au profit des travailleurs du secteur de la Fonction publique en attendant la promulgation du statut de la Fonction publique». Les syndicalistes de l’UGTA refusent par ailleurs que cette «revalorisation » soit liée au pacte national économique et social que les deux parties sont appelées à ratifier avant la fin de l’année en cours. «Nous devons dissocier l’un de l’autre et puis d’un autre côté, si cela venait à être lié, l’UGTA a sa propre proposition sur la question», souligne-t-on. A ce titre, notre source nous a indiqué que «la Centrale syndicale proposera à son tour deux variantes qui consistent à des revalorisations des salaires à hauteur de 25% et 30%». D’ailleurs, ajoute-t-on, deux études ont été faites à ce sujet tant au niveau du salaire de base qu’au niveau du net. Comme il est à rappeler qu’à l’époque d’Ahmed Ouyahia, le groupe de travail a conclu à une augmentation de 17% pour les travailleurs des corps communs de la Fonction publique, mais qui n’a pas été mise en application. Cela dit, le groupe de travail installé hier en présence des représentants du gouvernement et du SG de l’UGTA dispose d’un délai de quinzaine de jours, soit le 30 juin prochain, pour remettre ses conclusions au chef du gouvernement.
Abder Bettache
youcefabder@hotmail.com

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