Régions Centre : DEPARTEMENT AMAZIGH
L’intervention de la tutelle, ultime recours


Trente-cinq jours de crise au sein du département amazigh de l’université de Tizi-Ouzou, le conflit opposant les étudiants aux responsables du département tend plutôt vers le pourrissement. Au cours du point de presse animé hier samedi 17 juin, par les membres de la coordination locale des étudiants, venus “soutenir” sans aucune réserve leurs camarades dans la lutte pour l’aboutissement de leurs revendications, ces derniers ont exigé, devant le mutisme des responsables de la faculté des lettres, l’intervention de la tutelle.
Il a été décidé de dépêcher une délégation au siège du ministère de l’Enseignement supérieur pour alerter le premier responsable du secteur sur le “marasme” que vit le département amazigh. A l’échelle locale, le wali et le président de l’Assemblée populaire de wilaya sont, à leur tour, interpellés, pour un “éventuel arbitrage” afin de débloquer la situation. Après plusieurs actions, parfois radicales, rassemblements, occupation des locaux et marches, les revendications des étudiants sont restées lettre morte. “Le mouvement de protestation ne tardera pas à s’élargir face au mépris et au mutisme des responsables qui considéraient irrecevables les revendications légitimes des étudiants”, écrit la coordination locale des étudiants qui “dénonce avec la plus grande énergie les agissements inadmissibles et autres atteintes aux franchises universitaires”, suite aux agressions dont sont victimes les étudiants du département amazigh qui occupaient les bureaux de leur département, et dont le “départ du chef du département”, est revendiqué d’une manière énergique. Alors que les prémices d’une année blanche se profilent à l’horizon, les étudiants contestataires maintiennent leur détermination à aller jusqu’au bout, ou à défaut, reporter les examens jusqu’à septembre.
J. L. Hassani

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