Régions Ouest : DESSALEMENT DE L'EAU DE MER A CHLEF
La ville de Ténès disposera d’une station de 200 000 m3


La ville côtière de Ténès, seconde agglomération de la wilaya de Chlef, pauvre en ressources d’eau potable, disposera avant la fin de l’année 2008, d’une station de dessalement d’une capacité de 200 000 m3/jour, à la faveur d’une décision prise par le ministère de l’Industrie et des Mines.
Le projet de réalisation de la station de dessalement, sur le site de Mainis, un rivage à l’ouest de la ville de Ténès, lancé officiellement lors de la visite d’inspection dans la région de M. Chakib Khellil, ministre de l’Industrie et des Mines, au mois de mars dernier, a été conçu “pour enrayer définitivement le déficit en eau potable”, d’une région forte de plus de 40 000 consommateurs et soutenir le pouvoir d’approvisionnement en eau potable de plusieurs agglomérations environnantes, telles Sidi-Akacha, Abou-El-Hassan et Talassa, confrontées elles aussi à la même contrainte, d’insuffisance chronique d’eau potable. Le projet de la station de dessalement de la ville côtière de Ténès, qui s’inscrit, rappelle-t-on dans le cadre d’un programme d’appui à l’approvisionnement de l’ensemble des communes côtières reconnues largement déficitaires en eau potable constitue, pour les pouvoirs publics, “la solution idéale”, aux contraintes d’approvisionnement en eau portable de ces régions. “A la pauvreté en ressources en eau du sous-sol du littoral de la wilaya de Chlef, s’ajoute l’aléa de la sécheresse, qui fragilise encore gravement, la capacité d’approvisionnement de toute la côte chélifienne en eau potable”, souligne-t-on à la Direction de l’hydraulique de wilaya. L’approvisionnement de la région côtière de la wilaya, depuis plus d’un année par des apports en eau potable du barrage de Sidi- Yacoub, situé à plus de 100 km au sud de la wilaya, ne constitue pas une solution définitive à l’insuffisance chronique en ressource en eau de la côte, d’où le choix stratégique au recours au procédé de dessalement, rappelle-t-on par ailleurs à la direction concernée. La résorption du problème en eau potable du littoral de la wilaya, outre le fait qu’il permettrait aux populations de la région de se libérer réellement de cette vieille contrainte d’alimentation en eau potable, devrait constituer une sérieuse option à l’impulsion de l’investissement, qui demeure toujours timide au regard de l’insuffisance flagrante de la ressource en eau. Ainsi et en prévision de la mise en service de la future station de dessalement de la ville de Ténès, le wali de Chelf, continue d’instruire, élus et responsables de la région et les gestionnaires locaux de l’Algérienne des eaux, sur la nécessité de prévoir une meilleure gestion de l’eau attendue de la station.
A. Atba

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