Spécial Coupe du Monde 2006 : PORTUGAL - PAYS-BAS, A NUREMBERG (20H)
Un parfum de revanche


Le huitième de finale du Mondial-2006 de football entre le Portugal et les Pays- Bas, ce soir à Nuremberg, exhale un parfum de revanche deux ans après la victoire des Lusitaniens sur les Néerlandais (2-1) en demifinale de l'Euro-2004. “Je me souviens de ce match que nous avions très mal négocié. Les Portugais nous avaient nettement dominés”, se remémore Phillip Cocu.
“Mais je ne vis pas avec le passé. Dimanche ce sera un autre match. Je pense vraiment que nous avons les meilleurs arguments pour atteindre les quarts de finale. Avec un noyau aussi solidaire et de qualité, ce serait vraiment dommage de s'arrêter là”, assure le milieu de terrain du PSV Eindhoven. “Par rapport à 2004, le onze portugais est resté intact tandis que nous avons construit une nouvelle équipe. Nous sommes meilleurs aujourd'hui. Nous jouons de façon beaucoup plus compacte”, assure le défenseur batave Giovanni van Bronckhorst. L'affiche, de prime abord, est alléchante entre deux équipes en confiance après un premier tour convaincant à défaut d'avoir toujours été brillant. Tandis que les Portugais ont fait le plein de points avec trois succès (contre l'Angola, l'Iran et le Mexique), les Néerlandais sont sortis sans dommage du groupe précocement qualifié “de la mort” après avoir dominé la Serbie-Monténégro et la Côte d'Ivoire puis contenu les assauts de l'Argentine (0-0). De quoi donner des ailes aux protagonistes. Dans les deux camps, d'ailleurs, l'optimisme n'est pas feint. “Si les joueurs font tous correctement leur boulot, il ne fait guère de doute que nous passerons” en quarts de finale, prétend le sélectionneur batave Marco van Basten. “Notre jeu est solide, nous ne craignons pas les Néerlandais”, affirme le capitaine portugais Luis Figo. Tout n'est pourtant pas rose pour les deux sélectionneurs. Côté Néerlandais, Marco van Basten “regrette le manque d'efficacité de Ruud van Nistelrooy”. A tel point que le buteur est aujourd'hui sur la sellette et semble avoir perdu beaucoup de la confiance de son entraîneur et de ses équipiers. Aujourd’hui, il devrait s'asseoir sur le banc des remplaçants, à charge pour Dirk Kuyt de le relayer au sein du onze orange. Le sélectionneur brésilien du Portugal, Luis Felipe Scolari, s'inquiète lui d'un manque de rigueur récurent de la part de joueurs qui se laissent selon lui “trop souvent porter vers l'offensive en oubliant les tâches défensives”. Or face aux rapides ailiers néerlandais, Arjen Robben et Robin van Persie, toute distraction risque de coûter cher. “Robben est très en forme. Il faudra absolument réussir à le contrer”, note l'entraîneur qui n'a pas encore décidé quel joueur serait affecté à la garde de l'attaquant néerlandais. Il existe deux possibilités entre Miguel, le titulaire habituel au poste d'arrière droit, et Paulo Ferreira qui connaît parfaitement Robben pour être son équipier en club à Chelsea. Scolari pointe enfin “l'aspect physique” comme éventuelle clef du match. “La façon dont les joueurs auront récupéré des efforts du premier tour risque d'être déterminante”, avance-t-il.
Les équipes probables
Portugal :
Ricardo - Miguel, Meira, Carvalho, Valente - Costinha, Petit (ou Maniche) - Figo (cap), Deco, C. Ronaldo - Pauleta .
Pays-Bas :
Van der Sar (cap.) - Heitinga, Ooijer, Mathijsen, van Bronckhorst - Sneijder, van der Vaart, Cocu - van Persie, Kuyt, Robben. Arbitre : Valentin Ivanov (RUS)

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