Dimanche 02 Juillet 2006
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MERCI, AU REVOIR !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

«Algérie. Immunité à vie. Le vaccin anti Saïdani n’a toujours pas été découvert.»

Mais on cherche encore !

La solution est toute trouvée pour complètement et définitivement détendre l’atmosphère entre le régime et la presse. Il faut changer de ministre de la Communication immédiatement après sa première rencontre avec les femmes et hommes des médias. On n’y pense pas, pourtant, c’est la solution idéale. Remontez dans l’histoire récente de la presse libre et plurielle. A chaque fois qu’un ou une ministre a été nommé à la tête du secteur de la kom’, il ou elle a tenu à rencontrer les journalistes. Et à chaque fois, le ou la ministre a profité de ce genre de rencontres préliminaires pour déclamer de superbes poèmes d’amour enflammé aux médias, aux professionnels qui y exercent et pour leur promettre des lendemains qui chantent. A chaque fois, ces ministres ont tenu à affirmer que le principe de la liberté était acquis, irréversible, indiscutable, scellé et non négociable. L’erreur, c’est de ne pas avoir limogé le ministre à ce moment précis, immédiatement après la rencontre préliminaire, appelée aussi «brainstorming». C’est ce qu’il aurait fallu faire à chaque fois. Ainsi, le ministre laisserait de lui l’image d’un responsable ouvert, démocrate et inscrit dans la modernité. Et les journalistes garderaient de lui le souvenir d’un homme de dialogue et d’échange. A la place qu’a-t-on fait ? On a laissé les ministres à leur poste. Après un mois de rencontres dans de grands hôtels ou de «brainstorming» dans une «caserne de loisirs», le naturel du régime reprenait le dessus, bien évidemment. C’est fatal ! Les «brainstorming» s’espacent. Le ministre peine à quitter l’univers ombragé et frais du palais de Kouba. Les journalistes peinent à quitter les baraquements en bois de la Maison de la Presse. Et la faille devient crevasse avec les premières descentes de police à Bachir Attar, les procès en cascade et les mises au cachot. Tirons les leçons de ces lamentables échecs et ratages. L’actuel ministre de la Communication vient de réunir les professionnels de la presse. Il vient de leur dire tout le bien qu’il pense d’eux et de leur manière de faire leur métier. Il leur a promis un avenir radieux. Changez-le ! Djiar doit partir ! C’est le moment ! Virez-le tant qu’il est sympathique et ouvert. Car après, ça sera trop tard. Il deviendra méchant. Et ça sera même pas de sa faute, le pauvre ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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