Actualités : ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Le CNES attend la concrétisation de ses revendications


Hier à la Munatec de Tipasa s’est tenu le conseil national du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes). Des représentants des sections grévistes de Béjaïa et Chlef s’y sont rendus.
A l’ordre du jour, la «mini» crise du syndicat et l’évaluation des avancées de concrétisation de leurs revendications. Pour le premier point, selon Rahmani Malik, coordinateur national adjoint, chargé du centre, la décision a été prise de «tout faire pour permettre le retour des collègues au bureau national.» Ce dernier, d’après ses propos, est chargé de mettre en place toutes les mesures nécessaires à cet effet. «Le Cnes va tout faire pour réintégrer ces structures (les sections grévistes) et de prendre des mesures d’apaisement dans ce sens», a-t-il ajouté. Concernant les revendications, le conseil national du Cnes a décidé «d’insister auprès des pouvoirs publics pour accélérer le processus de concrétisation de leurs engagements». «La levée des poursuites judiciaires contre les trois adhérents doit être effective», a souligné notre interlocuteur. Ce dernier n’a pas omis de faire part de toutes les pressions administratives subies par les enseignants grévistes. En effet, dans un communiqué, la coordination nationale des 19 établissements en grève a fait état d’«ingérence dans le syndicat, par appareil judiciaire interposé, de M. Baba Ahmed, recteur de l’université de Blida, ayant abouti au gel de la section et à l’interdiction de l’activité syndicale, portant ainsi atteinte au droit syndical, pourtant garanti par la Constitution. En outre, le recteur M. Merabet Djoudi persiste, de son côté, à poursuivre en justice sept de nos collègues dont des délégués, confirmant ainsi son zèle particulier à harceler les enseignantes et les enseignants en grève de l’université Abderrahmane-Mira de Béjaïa. Le recteur de l’université de Tiaret, Hadj Zoubir Nasr Eddine, et le directeur de l’ENS de Bouzaréah, Henni Abdelkader, à contre-courant de tous les autres recteurs, ont délibérément refusé de payer le mois d’août, mois de congé annuel, en violation des lois régissant la relation de travail.»Idem pour les revendications socioprofessionnelles. A ce sujet, Ali Boukaroura, coordinateur national du Cnes, avait déclaré que la promulgation du statut particulier de l’enseignant du supérieur devrait être «une question de jours ou de semaines», «Actuellement, il n’y a plus aucune entrave pour son application. Nous ne reculerons pas sur ce point», a noté le coordinateur national en rappelant qu’un dossier complet à ce sujet a été remis au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique le 22 juillet dernier. Pour ce qui est de la question des salaires, les enseignants proposent une grille salariale allant de 75 000 à 120 000 DA alors qu’elle se situe actuellement entre 30 000 et 55 000 DA. Enfin, Rahmani Malik a déclaré : «Nous pensons que les pouvoirs publics vont répondre favorablement car il y a eu plusieurs signes d’apaisement. » Meriem Ouyahia

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