Sports : CYCLISME
TAHAR LAGAB (EX-ENTRAINEUR DE L'E.N.)
“Le président de la FAC veut casser mon fils”


C’est un Tahar Lagab très remonté qui est venu nous voir pour dénoncer ce qu’il pense être un complot ourdi par la Fédération contre son fils Lagab Azzeddine, qui a été suspendu pour une durée d’un mois par la Ligue mais qui risque d’écoper de deux années supplémentaires de suspension :
“Depuis que j’ai déclaré sur les ondes de la radio que la Fédération de cyclisme est devenue une agence de voyages, le président de la FAC n’a pas cessé de tenter de me faire taire. Comme il n’a pas pu m’atteindre, il s’en est pris à mon fils.” Pour être plus explicite, Tahar Lagab estime que la suspension du 26 juin dernier à l’encontre de son fils était la première étape d’une cabale orchestrée par le premier responsable de la Fédération et pour étayer sa thèse, il nous exhibe une décision manuscrite où il est mentionné que Lagab Azzeddine avait été exclu de la compétition pour insultes envers un membre organisateur, absence à la cérémonie protocolaire et déchirement de son maillot de leader. “Ce document n’est pas valable et il a été commandé par le président de la Fédération”. Puis, il nous rapporte les circonstances de l’incident : “Cela s’est passé lors du dernier tour de Kabylie et au cours de la dernière étape Béjaïa - Tizi-Ouzou. Mon fils était en tête mais à trois cents mètres de l’arrivée, une fourgon de la Fédération a heurté la roue arrière de son vélo. Il a chuté lourdement et a même failli perdre la vie. Il était furieux d’avoir été privé d’une victoire certaine et son premier réflexe a été d’oter son maillot de leader et de le jeter à terre, tout en ayant des mots très durs envers le gars de la Fédération qui l’avait déséquilibré. Mais ce dernier a pris la peine de ramener un camionneur pour filmer la scène. Pour moi, cela prouve que tout cela était prémédité. Le lendemain de cet incident, mon fils a été écarté du tour. Si ce n’est pas un complot, ça lui ressemble énormément !”. Poursuivant son réquisitoire, Tahar Lagab ajoute : “Mon fils n’a pas cessé d’aligner les bons résultats au niveau national et international et aujourd’hui il se retrouve écarté de la sélection et risque une suspension injuste. C’est de la hogra manifeste et j’en appelle au ministre de la Jeunesse et des Sports pour qu’il mette de l’ordre dans le cyclisme algérien qui risque de disparaître tant sa gestion est catastrophique de la part de la fédération. Enfin, je tiens à dire que mons père est mort en 1956 en pleine guerre de Libération et je n’accepterais pas que son petit-fils de vingt ans soit brisé dans son élan par des opportunistes”. H.B.

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