Actualités : MDS
L'aile de Hocine Ali veut réhabiliter le suffrage universel


C’est le pire des scénarios qui attend le Mouvement démocratique et social (MDS) pour les prochaines semaines avant les élections législatives. Le parti fondé par feu El Hachemi Chérif, opposant farouche du système politique, vient de consommer définitivement sa division. La ligne politique du MDS ne fait désormais plus l’unanimité des militants, dont les plus anciens d’entres eux.
Si les conservateurs des valeurs démocratiques laissées par El Hachemi Chérif ont annoncé le boycott des prochaines législatives et comptent même mener une campagne pour sensibiliser la persistance de la menace islamiste, l’aile du MDS, conduite par Hocine Ali vient, quant à elle, de rejoindre les rangs des partis en lice pour la députation. Dans une déclaration rendue publique hier, M. Hocine Ali, secrétaire général du MDS, issu d’un congrès parallèle, explique le pourquoi d’une telle décision. Selon lui, par sa participation, le MDS pourra “barrer la route à la fraude et réhabiliter le suffrage universel”, ayant la conviction qu’il s’agit là du seul remède pour “protester contre le pouvoir et produire une alternative de changement radical”. Ainsi, le MDS, version Hocine Ali, annonce sa nouvelle stratégie et philosophie : celle de l’investissement des institutions de la République. “L’expérience montre que la participation aux élections, au-delà des luttes pour le pouvoir, n’a ni de sens, ni d’efficacité, ni de pérennité que si les élus font leur travail pour la société et avec la société. Leur présence dans les chambres d’élus n’étant que la partie politico- institutionnelle de leur responsabilité. Ce ne sera pas le peuple au service des institutions, mais les institutions au service du peuple”, note-t-on dans le communiqué. Ce discours auquel ne nous a pas encore habitués le MDS, seule force démocratique qui se bat pour l’éradication du terrorisme intégriste, jusqu’à sa dernière étincelle, risque de créer la confusion au sein des militants de ce parti, qui, jusque-là, croyait à une crise interne et passagère au sein de la direction centrale du parti.
Rosa Mansouri

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