Actualités : LE FFS HAUSSE LE TON :
"L'APN est illégitime"


La participation du FFS aux prochaines élections communales, l’audit que le parti compte organiser les 21 et 22 juin prochains, la création d’une “chancellerie” du parti à l’étranger, la révision de la Constitution et celle de la loi électorale ainsi que les dernières élections législatives ont fait l’essentiel de la conférence de presse donnée hier, par le premier secrétaire du FFS à l’issue du conseil national qui s’est déroulé le week-end dernier.
Saïda Azzouz - Alger (Le Soir) - Invité à donner son point de vue sur la nouvelle Assemblée populaire nationale APN et ce “qu’en attend” le parti de Hocine Aït Ahmed, Karim Tabou, le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) qui, hier a animé une conférence de presse, au siège de son parti pour rendre publiques les décisions prises lors du dernier conseil national est catégorique : “Si les partis avaient une éthique politique, ils partiraient…” L’ex-chargé de la communication du FFS considère que la nouvelle APN est “illicite” car n’ayant pas eu la “caution” du peuple mais celle de l’administration. “Ce ne sont pas les chiffres de Zerhouni qui vont changer la donne. La majorité des Algériens n’a pas voté… Les députés doivent se déclarer illégitimes puisque 88% de la population s’est abstenue”, commente le successeur de Ali Laskri qui fait valoir “la démocratie et la pratique démocratique” pour appuyer son point de vue. L’orateur qui usera du “je” à loisir durant toute la conférence de presse voulue pour rendre compte des travaux de tout le conseil national du FFS n’a pas manqué en réponse à une question de journaliste de rappeler le point de vue de son parti quant à la révision de la Constitution. “C’est le fondement de toutes les lois, sa révision devrait être l’émanation du peuple et non celle d’un noyau restreint de décideurs qui continue à bricoler les textes” considère Karim Tabou qui ne juge pas “utile” de procéder à la révision de la loi électorale comme suggéré par l’administration et certains politiques pour “justifier” l’abstention du 17 mai dernier. “C’est, à mon avis, un prétexte pour déplacer le débat, c’est de la diversion comme si c’était la loi électorale qui est à l’origine du boycott ou de l’abstention” La sanction populaire du 17 mai dernier fera l’objet d’une longue digression du premier secrétaire du FFS qui ne dit pas clairement si “oui ou non” son parti participera aux prochaines élections communales. “Si le peuple veut qu’on y aille on ira !” se contentera de dire Karim Tabou non sans avoir au préalable servi une anecdote pour “expliquer” pourquoi participer aux communales et non aux législatives. Auparavant et après avoir lu une lettre adressée par le président du FFS aux membres du conseil national de son parti “le porteparole” annonce la tenue le 21 juin prochain d’un audit qui tournera autour de la démocratie “Nous allons donner l’exemple de la pratique, puisque les quelque 400 militants qui vont y prendre part seront élus par les militants à la base, dans les 38 fédérations à travers le pays.” Auparavant, le FFS procédera à l’assainissement du fichier de ses militants qui seront regroupés le week-end prochain au niveau de la fédération de leur wilaya pour se voir expliquer “le processus” de vote avant l’élection le 15 juin des délégués devant prendre part à l’audit. Une conférence à laquelle il n’est pas sûr de voir participer Hocine Aït Ahmed. En revanche, il est quasiment sûr que ce dernier aura à présider “la chancellerie” que le FFS, sur proposition de son conseil national, va mettre sur pied à l’étranger. Un peu comme si les structures organiques existantes étaient “inaptes”. Karim Tabou justifie la mise sur pied de “la représentation diplomatique” du FFS par le fait que le président fait déjà tout un travail à l’endroit des pays étrangers et avec les partis et organisations de l’Internationale socialiste.
S. A.

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