Actualités : MISE EN OEUVRE DE LA STRATÉGIE INDUSTRIELLE
Le département de Temmar sollicite l'expertise sud-coréenne


La mouture finale du projet de stratégie industrielle sera présentée en temps opportun au Conseil des ministres, une fois la nouvelle équipe gouvernementale mise en place. C’est ce que le ministre des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI), Hamid Temmar a indiqué, hier à l’hôtel Sheraton, Club-des-Pins, en marge des travaux de la 3e rencontre de la Task Force algéro-coréenne.
Une présentation, ce faisant, prévue au mois d’avril écoulé mais que la tenue des élections législatives a dû différer. Cela étant, cette stratégie industrielle a été élaborée, sous la férule du MPPI et l’apport de l’expertise nationale, et a été entièrement finalisée, a tenu à le préciser Hamid Temmar. Néanmoins, c’est sa mise en œuvre concrète en termes d’encadrement et de mise en œuvre de la dynamique industrielle projetée qui pose problème. Et c’est dans ce sens que le MPPI a sollicité l’expertise et “l’expérience importante” de la Corée du Sud pour aider à mettre en œuvre, de cette manière concrète, le projet de Temmar. Cela, en s’inspirant du modèle sud-coréen en matière de développement industriel et d’insertion dans la mondialisation. Ainsi, une équipe de 15 experts algériens effectuera prochainement un déplacement en Corée, après les missions sud-coréennes effectuées auparavant dans notre pays. En rappelant que 200 cadres algériens ont bénéficié jusque-là d’une formation en Corée. A travers cette contribution sud-coréenne, il est ainsi question d’un Livre Bleu à ce propos, c’est en fait un transfert de savoir-faire et un apport en “intelligence économique” qu’il est escompté, selon les propos de Hamid Temmar. Mais aussi, il s’agit d’avancer dans la réalisation des projets de partenariat et à forte valeur ajoutée et technologique, dans des domaines déjà ciblés, une cinquantaine étant déjà en cours de discussion et même en voie de concrétisation.
Vers un partenariat LG-ENIE
Outre l’agriculture saharienne, un projet sud-coréen étant en bonne voie de finalisation à Ghardaïa, ces projets concernent l’implication du pays du Matin calme dans la réalisation du programme de création de villes nouvelles en Algérie. Une implication très avancée concernant le projet de la ville nouvelle de Bouinan (dans la wilaya de Blida). Un projet de pôle économique et universitaire, devant être implanté sur 350 hectares et au coût de l’ordre de 3 milliards de dollars pour le Trésor algérien. Sa réalisation qui a été confiée à 5 consortiums sud-coréens chapeautés par la Korean Land Corporation, doit démarrer dès le mois de juillet avant de s’achever en 2011, sous la supervision du ministère algérien de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et du contrôle de la Présidence et des services du chef du gouvernement. Par ailleurs, le leader sud-coréen de l’électronique LG, déjà présent dans notre pays, est fort intéressé par le transfert de technologie et l’implantation d’un centre de recherche-développement. En fait, LG a formulé auprès du MPPI le vœu d’un partenariat avec la société nationale ENIE, avec à terme la création d’une joint-venture. Un projet encore en cours de négociations selon les précisions de Hamid Temmar. En attendant la signature d’un accord de Libre-échange entre les deux pays, les discussions se poursuivent à ce sujet. Voulu comme spécifique et stratégique et même si l’Algérie représente “la priorité n°1”, selon les termes du Young Ho Oh, vice-ministre sud-coréen de l’Industrie, de l’Energie et du Commerce, ce partenariat est cependant appelé à davantage de maturation, notamment dans les secteurs où notre pays manque de savoirfaire et notamment l’automobile, les technologies de l’information et de la communication et l’électronique. En rappelant que la compagnie pétrolière nationale Sonatrach, retenue dans le cadre d’un appel d’offres, a mis en place en Corée un centre de stockage d’hydrocarbures destiné à couvrir le Sud-Est asiatique, le partenariat se veut transcender l’équation apport d’expertise coréenne en contrepartie de l’énergie algérienne, en paraphrasant le président du club d’affaires algéro-coréen, Mohammed Siad. Cela étant, ouverte hier et se poursuivant jusqu’à demain lundi, cette 3e rencontre a été organisée sous la forme d’ateliers sectoriels et a vu, hier, la signature d’un mémorandum d’entente et de coopération en matière de formation et d’échanges commerciaux et industriels, entre la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) et son homologue sud-coréenne KITA.
Chérif Bennaceur

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