Régions Centre : BOUIRA

La grève de Cosider se poursuit
La grève se poursuit au niveau du pôle T71 appartenant à Cosider et situé dans la commune d’El-Esnam, 10 km au sud-est de Bouira. Ce mercredi, après plus de 20 jours de grève et après que les grévistes aient eu recours à la fermeture de la RN5, le directeur du pôle, en présence du responsable de l’UGTA de wilaya, du P/APC d’El-Esnam et du chargé de sécurité du pôle, s’est réuni avec les représentants des travailleurs. Cependant, pendant toute la journée, le directeur, selon les travailleurs, aurait maintenu ses positions consistant en la fermeture du pôle après la fin des contrats qui interviendra dans moins de deux mois.

Les travailleurs seront invités soit à travailler à Alger soit à partir. Mais sans aucune indemnité si ce n’est le payement d’un mois de salaire supplémentaire. De leur côté, les travailleurs maintiennent leurs revendications, à savoir toucher complètement les indemnités de licenciement, lever toutes les poursuites judiciaires et payer les journées de grève, ou faire tout pour que le pôle ne soit pas fermé. Selon un travailleur joint par téléphone, le directeur aurait accepté de lever les poursuites judiciaires et payer les journées de grève mais aurait refusé de payer les indemnités de licenciement. Un dilemme dans lequel les deux protagonistes se sont retrouvés pendant toute la journée sans arriver à un terrain d’entente. Mercredi dernier, aux environs de 18h et après une journée de vaines négociations, l’ensemble des présents ont convenu de se revoir au plus tard aujourd’hui pour reprendre les négociations. Pendant ce temps, la grève se poursuit. Signalons enfin que l’huissier de justice a démenti l’information selon laquelle il aurait informé les travailleurs de l’intention du directeur du pôle de licencier 52 travailleurs, comme nous le rapportions dans notre précédente édition.

ALORS QU'UNE REUNION ORDINAIRE SE TENAIT AU NIVEAU DE LA MOUHAFADHA
Les contestataires reviennent à la charge

Ce jeudi, et pour la seconde fois en une semaine, des dizaines de contestataires sont revenus à la charge en se rassemblant devant le siège de la mouhafadha FLN de Bouira, afin de réitérer leur mot d’ordre, à savoir le départ de tous les responsables tant au niveau de la mouhafadha qu’au niveau des 45 kasmas FLN. Ces derniers sont accusés, selon les contestataires, d’être complaisants et responsables de la débâcle du FLN au niveau de la wilaya lors des dernières législatives. Selon les contestataires, un délai d’une semaine est donné au premier secrétaire du parti, en l’occurrence Abdelaziz Belkhadem, afin de dissoudre ces structures et installer une commission de préparation des prochaines échéances électorales. En outre, ils demandent une commission d’enquête afin de situer les niveaux de responsabilité de la débâcle. D’ailleurs, à ce sujet, les contestataires sont allés jusqu’à exhiber un fichier du bureau de vote dans lequel figurait le nom d’un chef de kasma qui n’avait pas voté. Rappelons que les contestataires qui ont essayé de pénétrer à l’intérieur de la mouhafadha ont été empêchés par d’autres militants qui étaient à l’intérieur ; des échanges d’amabilités ont eu lieu ; les uns accusés de traîtres, les autres d’étrangers au parti. De son côté, le coordinateur de la mouhafadha, Abdelkader Bouguerra, sénateur, et qui présidait à l’intérieur une réunion organique en présence des 45 chefs de kasma, ainsi que le bureau de la mouhafadha et les 19 P/APC sur les 45 que compte la wilaya, dira que les personnes qui sont à l’extérieur sont pour la majorité étrangères au parti. En outre pour ceux qui se proclament comme des comités de soutien des listes du FLN, leur mission devait se terminer au lendemain de la proclamation des résultats mais pour ceux qui désireraient adhérer au parti, ils peuvent se rapprocher des structures locales pour ce faire. Par ailleurs, et concernant les résultats mitigés du parti lors des dernières législatives où le parti a eu deux sièges sur les huit à pourvoir, le coordinateur parle de la pleine responsabilité de la direction nationale qui a confectionné une liste qui n’avait pas eu l’aval de la base, en avançant des exemples comme la commune de Bouira qui possède 57 350 électeurs et Aïn- Bessem 28 052 électeurs, deux communes pratiquement exclues de la liste. Enfin, concernant le problème entre les partisans de Benflis et les redresseurs, le coordinateur nous dira que celui-ci a été réglé lors du 8e congrès du FLN et que depuis, il n’existe que des militants du FLN. En somme, une agitation dont la finalité est l’approche des élections locales et les personnes qui devront y postuler ; le clan des redresseurs veut récupérer même les APC après avoir récupéré les postes de députés.
Y. Y.

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