Sports : SPORTS AERIENS
Le Club de parapente de Skikda innove


Le premier vol algérien à bord du parapente effectué par une fille, Zahia, âgée de 23 ans, de Kabylie Aéroclub, le 1er regroupement international des clubs de sport aérien (France, Tizi-Ouzou, Bouira et Adrar) et le renouement avec les activités de haute voltige sur la côte de Skikda, tels sont les principaux faits ayant émaillé la première rencontre de Skikda de sport aérien, durant la semaine sportive, qui s’est étalée du 22 au 29 mai.
Un point de rencontre dans les airs et sur terre, qui a permis aux clubs invités de se donner un plaisir vertigineux. Pour la circonstance, un programme a été concocté, qui comprend des activités sportives et activités touristiques. Les premières se sont articulées essentiellement sur des stages d’initiation au vol libre, vol sol de type Soaring, des grands vols solo à la recherche des thermiques, des baptêmes en paramoteur biplace. Les deuxièmes ont concerné des randonnées équestre et pédestre, sorties en mer et plongée sous-marine. Plusieurs sites relevant des communes de Skikda, Filfila, Hamadi-Krouma, Aïn-Zouit et la Marsa, ont été ciblés par les sauts et les disciplines exécutées par les clubs ayant pris part à cette manifestation, Ben M’hidi, Oued-K’sob, Filfila, Griva (Paradis plage), Basso. Une manifestation qui a été sponsorisée par la laiterie Sahel Zegari, Transafri import-export, superette El-Hanaâ, Essalem, promotion immobilière Bendib, Optic+, INM, BMAGHSKI, salon de thé Guergat, Ds.Elec, Sarl El Alia, elle a été boudée par les autorités locales, hormis le déplacement du DJS, on ne relève la présence d’aucun officiel. D’ailleurs, c’est le dilemme auquel est confronté ce sport, «la Fédération nationale des sports aériens en porte en premier lieu l’entière responsabilité », nous déclara dépité l’un des invités. Fatigué de ne recevoir aucune aide de la part des instances compétentes, le collectif des clubs pionniers compte ressusciter ce sport, à travers la redynamisation de beaucoup d’associations moribondes, même celles du Sahara algérien. D’où la présence de Touat Adrar, un club récemment créé, et qui a ciblé les villes de Aïn-Salah, Djanet, Touggourt et El-Goléa. Le volet formation s’offre également une opportunité de taille pour s’épanouir. D’ailleurs, la venue du club de Valence s’inscrit dans cette optique. Son interlocuteur principal, Pierre Donzelot, nous dira dans ce contexte : «La première pierre de l’édifice à poser est la formation, puisque l’aérologie et le site sont deux facteurs favorables à l’exécution de ce genre de sports dont dispose la région de Skikda. En deuxième lieu, il faut de l’argent nécessaire pour l’acquisition et l’entretien des équipements. Pour l’exemple, une voile coûte 1300 euros, l’équivalent de 13 millions de centimes. Après cela, c’est la pratique qui déterminera la réussite d’un sport de loisir, rarement de compétition». Abondant dans le même sens, son collègue, après avoir souligné que le club, l’un des grands de la région de Rhône-Alpes, compte en son sein le cinquième mondial de la discipline, nous dira : «14 écoles françaises de parapente organisent des voyages au Maroc annuellement.» Ce qui est loin, très loin du cas de notre pays. Cette semaine sportive est un signal fort aux autorités locales et nationales que la parapente existe, des sportifs en manque de moyens s’y attachent à sa réussite et des passionnés s’y intéressent graduellement. Et ce ne sont pas de simples sensations en haute altitude !
Zaïd Zoheir

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