Actualités : L'INTERSYNDICALE SATISFAITE DU PREMIER JOUR DE GRÈVE
Fortes pressions sur les grévistes


Evaluant le premier jour de grève, l’intersyndicale de la Fonction publique s’est dit satisfaite de la mobilisation des travailleurs. Les syndicalistes déplorent néanmoins les pressions exercées sur les grévistes. Le ministre de l’Education s’est, encore une fois, illustré en demandant aux directeurs de l’éducation des différentes wilayas de lui transmettre les noms des grévistes en vue de les sanctionner. Dans certaines administrations, les responsables ont menacé les travailleurs de défalquer les jours de grève de leur salaire. Plus grave encore, un membre fédéral du Supérieur a été physiquement agressé par son supérieur.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Refusant de tomber dans la traditionnelle guerre des chiffres, les syndicats autonomes composant l’intersyndicale (Cla, Cnapest, Satef, Snapap, SNTE, SNPEPM, Ceca et la coordination des sections Cnes) estiment que le débrayage de trois jours a eu le mérite d’imposer le débat au sujet de la grille des salaires et du pouvoir d’achat. Pour le porte-parole du Snapap, M. Hadj Djilani, la grève a permis de «casser le mur de la peur». Il s’étonne d’ailleurs que le pouvoir en place réagisse par des déclarations généralistes à des revendications bien identifiées. «Nous, lorsqu’on saisit le chef du gouvernement, on le fait par écrit, on fait part de nos doléances. Le gouvernement, lui, préfère répondre par le biais du ministre de la Communication qui se contente de lancer une pseudo invitation au dialogue à l’occasion d’une conférence de presse». Le porte-parole du Conseil des lycées d’Alger, M. Boukhetta a, pour sa part, estimé qu’une grève était loin de ressembler à une élection pour céder à la tentation des chiffres. «Notre plus grande victoire, c’est la dynamique qui est en train de se mettre en place. Avant le forcing des syndicats autonomes, il n’y avait aucun débat sur le statut de la Fonction publique et les statuts particuliers. Les pouvoirs publics ont prouvé leur incapacité à gérer ce dossier, en témoignent les déclarations contradictoires sur l’entrée en vigueur des augmentations de salaires promises». Mme Benzbouchi, qui représente le Conseil des enseignants contractuels (CECA) a, quant à elle, réitéré les revendications du corps qu’elle représente, rappelant que plus de 40 000 contractuels attendent toujours d’être régularisés tandis qu’un grand nombre d’entre eux attendent leurs salaires depuis des mois. Les syndicalistes ont saisi cette occasion pour rappeler le maintien du sit-in prévu ce matin devant le Palais du gouvernement.
N. I.

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