Vox populi : LES MESSAGES

Chinoiseries (bis)
Les chinoiseries se dévoilent au quotidien ; à chaque fois que l'on donne un avis sur quelque chose d'algérien tout en s'excluant du lot. La bêtise n'a pas de nom. Elle pourrait s'appeler quand même : interdire aux touristes le tronçon Tam-Djanet à la veille des assises nationales du tourisme ou bien faire appel aux Chinois pour construire l'autoroute…
Un citoyen qui veut être différent d'un sujet

Ne partez pas, mes enfants !
A mes enfants ! Ne partez pas mes chers enfants ! Je vous aime. Je ne veux pas vous voir mourir en mer ! Je sais que vous nagez comme des poissons. Vous êtes nés dans l'eau comme votre père, mais c'est très dangereux, la mer ! La mort en mer, c'est atroce. Ne me faites pas de mal : vous allez me tuer si vous partez... Patientez, peut-être que Sarkozy et Bouteflika se mettront d'accord pour trouver une solution pour vous laisser partir à Paris. C’est beau, l'Arc-de-Triomphe, la tour Eiffel, le pont des Invalides… Paris, c'est très beau ! Patientez encore… De toutes les façons, si vous mourrez en mer, ils sont responsables ! Ça, tout le monde le sait, mais faites un tour à Paris et revenez vite… A mon époque, Boumediene aimait son peuple. On avait le travail et la bouffe à gogo. Les Algériens vivaient mieux … Donc, revenez. Je sais que c'est dur de revenir crever ici, mais revenez quand même : j'aurai besoin de vous… J'en ai marre de vous donner de l'argent de poche. Je suis un minable bricoleur… L'Etat doit faire quelque chose pour vous sinon vous deviendrez des voleurs ou des kamikazes. Je ne veux pas ça et je continuerai à vous donner de l'argent de poche…
Meniar A.

La réciproque
Le président avait déclaré, lors de l’inauguration d’un barrage, qu'il ne faisait pas confiance aux cadres algériens. Le président a parfaitement raison, mais qu'il nous soit permis de dire que la réciproque est vraie. Les cadres algériens (et toute la population d'ailleurs) n'ont aucune confiance en leurs dirigeants. Alors, pour faire avancer quand même ce pays, pourquoi ne pas faire appel à des dirigeants politiques qui ont assez bien réussi dans leur pays. Nos ministres pourront alors s'adonner à plein temps à leurs gesticulations télévisuelles qu'ils affectionnent tant
Y. Ouazib

Ça sort des tripes !
Quand vous parlez d'Algérie profonde, pourquoi ne pas l'écouter quand elle a des revendications, quand elle crie son mal de vivre, quand elle réclame une vie descente, quand elle demande du respect, quand elle murmure son désarroi car elle ne trouve à qui le dire : vous voulez nous voir souffrir : la preuve est que vous nous interdisez même la harga ! Je m'excuse si c'est confus, mais ça sort des tripes
Noureddine

À 21 ans, j'ai envie de mourir !
Je viens juste de finir mes études en sciences politiques et relations internationales et, «zaâma», je dois entrer dans le monde du travail et comme vous le savez, toutes les portes sont fermées. Et ce n’est pas facile de vivre ça. Donc pour me soulager, j'écris des poèmes où je remplis des pages de larmes qui prennent la forme de lettres, mots ou phrases douloureuses dès qu'elles se posent sur la page. «Maintenant je comprends Je comprends pourquoi les jeunes fuient Leur travail n’a pas porté ses fruits Il s'est donné la mort pour qu'il soit instruit Et pour que son avenir soit construit Mais... il peut toujours rêver, il ne verra jamais le jour : pour lui, ça sera toujours la nuit Avant je ne comprenais pas Comment peut-on quitter son pays, sa terre ? Pourquoi prendre une «flouka» et se jeter en mer ? Pourquoi se cacher dans une cave d'un bateau de misère ? Pourquoi préférer mourir plutôt que de vivre sur cette terre ? Pourquoi ces jeunes montent au maquis ? C'est parce que... Nos responsables ont éteint cette étincelle
Notre jeunesse se demande : l'Algérie des promesses avant les élections où est-elle ? Nos pauvres décideurs se croient éternels Ce qui fait donc Que nos jeunes sont sans espoir, sans avenir Que nos diplômes, nos ingénieurs sont en train de souffrir Qu'à 21 ans, j'ai envie de mourir plutôt que de pourrir…»
Kahina

Déménager dans un fourgon vide !
Bonjour, je te demande juste de lire ce que je viens de vivre aujourd'hui et si ça vaut la peine de le publier. Voilà, j'habite à Genève où mon neveu habite aussi comme étudiant. Bref, ses études terminées, il devra faire un déménagement. Je me suis rendu le 7 février dans une agence de voyages : le prix d’un fourgon Marseille- Alger coûte 970 euros, mais le plus beau, c’est que le fourgon doit être vide pour des raisons de sécurité.
Zidi Menouar

Le slogan et la réalité
Le site de la Direction générale de la Fonction publique (DGFP) a un slogan : pour une fonction publique moderne et performante. A mon avis, pour bien mériter son slogan, la DGFP a bien à faire encore... Tout d'abord, elle doit communiquer en créant les rubriques contacts et forum pour que les internautes puissent lui écrire, lui poser des questions et en recevoir des réponses. Ensuite, elle doit informer au maximum sur tout ce qui la touche à commencer par la justice en publiant sa jurisprudence afin que tout le monde sache la position des fonctionnaires vis-à-vis de la justice qui est au-dessus de tous. Et ce n'est que lorsque la DGFP sera totalement transparente, comme une maison de verre, qu'elle pourra arborer comme deux médailles en or les mots moderne et «performante » ! Pas avant ! Jusqu'à aujourd'hui, la DGFP est une tour d'ivoire, une citadelle où on bute sur le plus basique droit élémentaire : on ne peut même pas lui envoyer un courriel ! Et elle cache ses décisions de justice comme une tare, craignant, peut-être, qu'on sache qu'elle perd plus de procès qu'elle en gagne... J'en appelle aux autorités supérieures pour y remédier en générale et se pencher sur mon cas personnel qui attend la réponse de cette bureaucratique DGFP qui écrivit, voila près de 3 ans, à mon employeur pour l'informer qu'elle allait faire une tierce opposition contre un arrêt de justice de 1988 me réintégrant dans mon emploi... alors, qu'une circulaire du chef de gouvernement en date du 04/09/03 faisait obligation de réintégrer les fonctionnaires ayant décision de justice (faisant allusion à l'alinéa 3 de l'article 79 de la loi n°6 du 27/02/82 : si l'organisme employeur s'oppose à la réintégration effective, le travailleur continue de jouir de l'ensemble des droits découlant de sa relation de travail.) Et dans ce sens, en date du 11/09/03, le Premier ministre saisit mon ministre de tutelle (MESRS) qui saisit ma direction générale (Onou) qui saisit mon administration (RU Soumaâ1) qui saisit l'inspection de la Fonction publique de ma wilaya (Blida) qui saisit la DGFP (Alger). A ce jour, aucune réponse ni de la DGFP, ni de la cour de Blida !! A qui la DGFP prétend faire tierce opposition contre son arrêt de 1988 en ma faveur ? Est-ce que la DGFP a réellement fait sa tierce opposition ? Si oui, quand ? Si non, qu'attend- elle ? Par sa faute, je ne suis pas régularisé à ce jour.
Abdelkader-kamel Ouahioune Ouled Yaich/ Blida

J'ai vécu les bombardements de Sakiet- Sidi-Youcef
Merci pour les constatations au sujet de Sakiet. Je suis algérien et j´ai vécu le bombardement de Sakiet. Quand je vois les deux parties algérienne et tunisienne et leur blabla, j’ai honte et ça me fait rire en même temps. Ce qu’ils disent est une chose et la réalité est tout autre. Un des grands perdants de ce bombardement.
M. O.

 

POUR ÉCRIRE A VOX POPULI
farahmaamar@yahoo.fr

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