Régions : ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE A ANNABA
Les CTRM opérationnels en Algérie


Les universités algériennes viennent de s’enrichir d’une autre structure pédagogique. En effet, dans chaque université du pays a été créé un Centre de téléenseignement et des ressources multimédias (CTRM).
L’annonce a été faite samedi par M. Mohamed Tayeb Laskri, recteur, à l’occasion du lancement des travaux du CTRM de l’université Badji- Mokhar de Annaba. Ces travaux concernent la formation des formateurs d’un premier groupe composé de 12 enseignants universitaires. Il s’agit là d’une véritable révolution dans le contenu pédagogique des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Algérie. Créé dans la ferveur de l’éclatement des laboratoires et de la multiplication des projets de recherche, le CTRM met définitivement fin tant au modernisme puritain et au misérabilisme qu’au modernisme abstrait qui caractérisaient jusqu’ici nos universités. Financé par la Communauté européenne, le CTRM intéresse l’ensemble des universités algériennes. Les plus importantes (Alger, Oran, Tlemcen, Sétif, Constantine, Batna, Annaba) joueront un rôle «d’émetteur-récepteur» du contenu pédagogique alors que d’autres, de moindre envergure, se limiteront à celui première phase, le CTRM entamera, aux plans national et régional, la généralisation de la vidéo-conférence inter-universités pour fragmenter, recomposer et enrichir de significations le contenu pédagogique ainsi que le suivi des projets de recherche. A l’image des deux déjà en cours, dans les laboratoires de l’université de Annaba avec la collaboration de l’université de Strasbourg (France). Ils sont axés sur la neuroscience et le développement de l’enseignement à distance. Un peu partout dans les universités algériennes, l’on ne parle que des bienfaits que peut apporter le CTRM dans l’amélioration et l’enrichissement du contenu pédagogique. Tout en soulignant des certitudes bien balisées mission de ce centre, bon nombre d’enseignants universitaires à Annaba ont, cependant, estimé dérisoires les étiquettes post, néo, moderne, historisciste ou rationaliste appliquées jusqu’ici dans les universités algériennes. «La création du CTRM au niveau de chaque université en Algérie est l’aboutissement et la concrétisation d’une longue réflexion. Aujourd’hui, nous récoltons positivement le fruit de nos efforts. Avant de compter sur nos propres capacités, la coopération avec nos homologues de l’université de Strasbourg est indispensable pour prétendre mieux appréhender par la suite les activités de ce centre», a indiqué le Dr Mohamed Tayeb Laskri.
Abdelbaki D.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable