Sports : FOOTBALL
LIESSE À TRAVERS TOUTE L'ÉGYPTE ET MÊME EN ARABIE
Accueil triomphal au Caire pour les champions


Une foule en délire, devancée par le président égyptien Hosni Moubarak, a réservé, hier matin, un accueil triomphal aux Pharaons champions d'Afrique à leur arrivée à l'aéroport du Caire, en provenance d'Accra où ils ont remporté dimanche la CAN-2008.

Des millions d'Egyptiens avaient dansé jusqu'au petit matin dans tous les gouvernorats du pays dans une ambiance de délire collectif après la victoire au Ghana de leur équipe nationale en finale face au Cameroun par 1 à 0. Quelques milliers de personnes ont passé la nuit à l'aéroport du Caire pour voir l'équipe nationale à leur descente d'avion. Brandissant des drapeaux égyptiens et des photos des joueurs, des dizaines de milliers de supporteurs s'étaient alignés de part et d'autre de l'avenue Al-Oruba, tout au long des cinq kilomètres séparant l'aéroport du centreville. Des hommes et des femmes drapés dans les couleurs nationales – noir, rouge et blanc – et portant des perruques frisées des mêmes couleurs ont couru et dansé autour du bus transportant leurs héros. Le président Moubarak, accompagné de ses deux fils Alaâ et Gamal, et d'autres dignitaires du régime, ont accueilli l'équipe à sa descente d'avion dans le salon présidentiel de l'aéroport.
"Joie indescriptible"
«Le président a reporté d'un jour son voyage officiel aux Emirats arabes unis pour accueillir en personne l'équipe nationale», a affirmé Gamal Moubarak, considéré comme un successeur virtuel de son père. «Je ressens une joie indescriptible. C'est une victoire historique», a ajouté Gamal, longuement interviewé par la télévision nationale. Dans ce pays où le football l'emporte dans tous les cœurs, M. Moubarak s'était empressé dès le coup de sifflet final d'associer son nom à cette victoire en envoyant un message de félicitations à l'équipe. Comme ses deux fils, il a donné l'accolade au sélectionneur Hassan Chehata puis à tous les footballeurs, et de manière plus appuyée pour les idoles : les buteurs Mohamed Zidan et Mohamed Abou Treika, auteur du but victorieux, ainsi que le gardien de but Essam Al Hadary. «Il m'a dit “félicitations, vous avez apporté une grande joie et une grande victoire à l'Egypte. Continuez”», a déclaré Chehata en citant le Président. «Hadary et Zidan ne nous ont pas laissé dormir toute la nuit. Ils ont fait les fous à Accra ainsi que dans l'avion», a lancé un membre du personnel administratif de l'équipe. La télévision égyptienne avait longuement diffusé des images de Hadary perché sur les filets après la victoire et de Zidan, qui joue à Mayence, en Allemagne, mimant une danse pharaonique.
"Egypte réjouis-toi"
Dans une rare unanimité, la presse gouvernementale et d'opposition réservaient, hier, ses grands titres à la Une à la victoire des «Pharaons». «Les Pharaons ne connaissent pas l'impossible. L'Egypte, championne d'Afrique pour la sixième fois», titre le grand quotidien gouvernemental Al-Ahram. «Les faiseurs de joie» et «Egypte réjouis-toi : nos champions reviennent la tête haute avec la plus belle des coupes», titrent respectivement le gouvernemental Rose al-Youssef et le quotidien indépendant Al-Masri al- Youm. Sur les ondes et à la télévision fusaient depuis dimanche soir des chansons patriotiques ainsi que des compositions à la gloire de l'équipe égyptienne interprétées par des chanteurs égyptiens mais aussi de pays du Golfe. Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le président soudanais Omar Al Béchir ont envoyé des messages de félicitations à M. Moubarak à l'occasion de «cette grande victoire arabe», annonce l'agence de presse égyptienne Mena. «En politique comme à la guerre, quand l'Egypte remporte une victoire, les Arabes se l'approprient, mais quand elle subit une défaite, l'Egypte l'encaisse toute seule», lance ironique Mohamed Omar, un supporteur sexagénaire, alors que des touristes du Golfe s'enflammaient aussi pour le onze égyptien dans une rue du Caire.

 

Les 10 records de Ghana-2008

La 26e édition de la Coupe d'Afrique des Nations de football (CAN 2008), qui s'est clôturée dimanche soir à Accra par le sacre final de l'Egypte, vainqueur du Cameroun 1-0, a été sans aucun doute l'édition des records.
Et de six pour les Pharaons !
La CAN 2008 au Ghana a permis à l'Egypte de confirmer sa suprématie à l'échelle africaine, en obtenant sa 6e couronne dont la 2e consécutive (1957, 1959, 1986, 1998, 2006 et 2008). L'Egypte, qui était talonnée de près par le Cameroun (4 titres), se devait de prendre le large et devenir le leader des sélections africaines en matière de trophée de la prestigieuse Coupe continentale.
32 matches, 99 buts
L'histoire du football africain retiendra que la CAN 2008 est la plus prolifique en matière de buts dans une phase finale, avec 99 marqués, soit une moyenne de 3,09 buts par match (l'ancien record remonte à l'édition de 1998 au Burkina Faso où 93 buts avaient été inscrits). Au Ghana, l'attaque de Côte-d'Ivoire a frappé par 16 fois, suivie de l'Egypte (15), du Cameroun (14), du Ghana (11), de la Tunisie et du Maroc (7 buts). Seul le Soudan n'a pas inscrit de but lors de ses trois matchs disputés au 1er tour.
A Alloudi le triplé
Un seul triplé a été réalisé lors de cette Coupe d'Afrique des Nations, il s'agit de celui du Marocain Soufiane Alloudi dans les filets de la Namibie (5-1), alors que le soudanais Mohamed Al Khider a marqué le seul but contre son camp de la CAN 2008. C'était face au Cameroun (3-0).
Le Sily passoire
La Guinée avec 10 buts encaissés, le Soudan (9 buts), le Cameroun et la Côte-d’Ivoire (8 buts) ont été les sélections les plus faibles en défense durant la CAN 2008, alors que le Mali et le Nigeria (3 buts) sont plus solides dans ce compartiment.
Eto'o détrône Pokou
Le Camerounais du FC Barcelone Samuel Eto'o a remporté le titre honorifique de meilleur buteur de la 26e édition avec 5 buts. Mieux encore, il devient le meilleur buteur de l'histoire de la CAN avec 16 réalisations. Il détrône l'ancien record de l'Ivoirien Laurent Pokou (14 buts), lors des éditions 1968 (6) et 1970 (8).
10 expulsions
Un total de 100 cartons dont trois rouges a été distribué lors de la 26e édition, avec une moyenne de 3 cartons par match. L'Egypte a été l'équipe la plus avertie (10 avertissements) suivie du Sénégal (9), de la Guinée, de la Namibie et de la Tunisie avec 8 cartons. Les cartons rouges ont été infligés, respectivement, à Pascal Feindouno (Guinée), John Mensah (Ghana) et André Bikey (Cameroun).
La 33e de Song
Coté longévité, l'international défenseur camerounais Rigobert Song a marqué lui aussi l'histoire de la CAN, en ayant joué son 33e match lors de la finale face à l'Egypte, depuis ses premiers débuts en 1996.
11 penalties sifflés et marqués
11 penalties ont été sifflés et tous marqués durant la CAN au Ghana. Les finalistes égyptiens et camerounais ont en obtenu trois chacun. Les autres ont été partagés par le Ghana, Guinée, Mali, Maroc et le Nigeria.
Le groupe C plus offensif
Parmi les quatre groupes de la première phase, le groupe C, composé de l'Egypte, Cameroun, Zambie et Soudan était le plus voué à l'offensive, avec 23 buts inscrits, talonné par le groupe A (Ghana, Guinée, Maroc et Namibie) avec 19 buts, du groupe D (Tunisie, Angola, Afrique du Sud et Sénégal) avec 16 réalisations, alors que le groupe B (Nigeria, Côte d'Ivoire, Mali et Bénin) n'a marqué que 12 buts.
Chehata égale Gyamfi
L'entraîneur de la sélection nationale d’Egypte, Hassan Chehata, est désormais le second sélectionneur à avoir remporté la Coupe d'Afrique des nations deux fois de suite. Le patron de la sélection des Pharaons d'Egypte s'est adjugé les deux dernières éditions de la CAN (2006 et 2008). La première consécration continentale pour Chehata a eu lieu en février 2006 chez lui au stade du Caire face aux Eléphants de la Côte-d'Ivoire aux tirs au but. Un seul entraîneur africain avait réalisé auparavant un exploit identique, il s’agit de Charles Gyamfi entraîneur du Ghana, vainqueur de la compétition en 1963 et en 1965. Charles Gyamfi conserve toutefois le record de victoires en phase finale de la CAN avec 3 succès 1963, 1965 et 1982).

 

Le FC Barcelone inquiet pour Eto'o

Le FC Barcelone, qui attend avec impatience le retour de Samuel Eto'o, s’est montré hier préoccupé par une possible blessure à la jambe subie par l'attaquant camerounais en finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) contre l'Egypte. Eto'o, attendu aujourd’hui à Barcelone, sera examiné par les services médicaux du club et soumis à une IRM (imagerie par résonance magnétique) pour déterminer la nature exacte du «pincement» à la cuisse gauche qu'il dit avoir ressenti en fin de match dimanche, a indiqué le Barça sur son site internet. Désormais à 8 points du leader de la Liga, le Real Madrid, après 23 journées, le club catalan a besoin du buteur camerounais pour redonner du tonus à son attaque, alors que le Brésilien Ronaldinho demeure en méforme et que le Français Thierry Henry peine à s'imposer. De retour hier à Barcelone, le milieu ivoirien du Barça Yaya Touré a estimé qu'il serait sans doute «difficile» pour Eto'o de jouer samedi avec son club contre Saragosse, en raison des douleurs qu'il ressent après la finale perdue contre l'Egypte (1-0). Le Barça a précisé hier qu'il ne fournirait aucun diagnostic concernant Eto'o avant les examens de ce jour et a souligné que le Camerounais, déjà absent trois mois en début de saison, avait bénéficié pendant la CAN du soutien d'un physiothérapeute envoyé par le club blaugrana au Ghana. Eto'o, 26 ans, est devenu pendant la compétition le meilleur buteur de l'histoire de la CAN (16 buts).

LA CAN-2008 A ÉTÉ CELLE DES RECORDS MAIS AUSSI DES INSUFFISANCES
Des buts, du spectacle, mais quelques couacs

La Coupe d'Afrique (CAN-2008) remportée dimanche par l'Egypte, d'assez loin la meilleure équipe du tournoi, a enthousiasmé les spectateurs pour son jeu ouvert et ses 99 buts (record), mais a aussi laissé voir beaucoup d'erreurs techniques et un manque de maturité tactique.

Un football enthousiaste...
Si Rigobert Song s'était racheté de son erreur sur le but égyptien en cadrant sa tête dans les derniers instants de la finale, il aurait signé le 100e but de la CAN ghanéenne, la plus prolifique de l'histoire en chiffres bruts. La moyenne de buts (3,1 par match) est également la plus élevée depuis la CAN-1976, époque d'un football bien moins verrouillé qu'aujourd'hui. Quelques beaux buts ont d'ailleurs récompensé l'audace des frappeurs, comme l'Angolais Manucho et son but de 30 m contre l'Egypte (1-2) ou la lucarne de Mohamed Zidan contre le Cameroun au début de la CAN, élu plus beau but du tournoi, ou l'insolence des dribbleurs, à l'image de celui de Salomon Kalou contre la défense nigériane (1- 0, 1er tour). Les Africains jouent souvent un football plus fantaisiste en sélection qu'en club, comme Pascal Feindouno, plus dribbleur et allumeur avec la Guinée qu'avec Saint-Etienne. En Coupe d'Afrique, les foules saluent bruyamment les «gris-gris » des solistes du dribble et les joueurs savent comment les régaler. Ils l'osent beaucoup plus rarement dans le football très discipliné d'Europe. Le Camerounais Geremi Njitap, qui participait à sa sixième CAN, a jugé que l'édition 2008 était «une des plus belles, comparée à mes premières, ce qui signifie que le niveau augmente. Des joueurs de très haut niveau y ont participé, qui jouent dans les plus grands clubs du monde et qui sont très impliqués en Afrique». Mais certains scores doivent pourtant plus à la faiblesse des défenses qu'à telle ou telle école de jeu offensif. La Zambie a donné trois buts au Cameroun, contribuant largement à sa large défaite (5-1).
... mais approximatif

Les rencontres débridées et leur avalanche de buts n'ont pas réussi à masquer le niveau technique par moments très médiocre constaté lors de cette CAN. Passes manquées, contrôles approximatifs, tirs dévissés: l'amateur de football n'a pas été totalement gâté tout au long de la compétition. L'état déplorable de certaines pelouses (le «champ de patates» du stade d'Accra en particulier) a été pointé du doigt, notamment par le sélectionneur du pays hôte, Claude Le Roy. D'autres comme l'entraîneur du Cameroun, Otto Pfister, ont mis en avant des préparations tronquées par l'arrivée tardive de leurs vedettes dispersées aux quatre coins de l'Europe. Samuel Eto'o, l'attaquant du FC Barcelone, n'a ainsi rejoint les Lions indomptables qu'une semaine avant le début de la CAN juste après un match de Liga contre Murcie, le 12 janvier. Les clubs ont en général rechigné jusqu'au bout à libérer leurs joueurs au-delà de 14 jours précédant le premier match du tournoi, le délai minimum prévu par le règlement de la Fédération internationale de football (Fifa). L'Egypte, victorieuse pour la deuxième fois d'affilée avec un groupe composé de joueurs évoluant essentiellement dans le championnat local, en est le contreexemple parfait et souligne la nécessité pour l'Afrique de se doter de compétitions nationales structurées. L'écart abyssal entre les grandes nations et les plus petites (exemple: Bénin, Soudan) peut également expliquer les scores fleuves enregistrés dans les enceintes ghanéennes.

 

LES TOPS
Les Pharaons souverains

Personne n'avait vraiment pris au sérieux les tenants, se focalisant sur les vedettes ivoiriennes ou l'hôte ghanéen. Equipe la plus soudée, animée par de merveilleux solistes (Abou Treika et Zaky) et protégée par une défense de fer (le trio Saied, Gomaâ, Shady et le gardien El Hadary), l'Egypte a survolé l'épreuve avec notamment deux succès retentissants face au Cameroun (4-2 au 1er tour) et à la Côte-d'Ivoire (4-1 en demi-finale). Des clubs puissants (Al Ahly, Zamalek) et un sixième titre de champion d'Afrique : le règne des Pharaons sur le continent est parti pour durer.

Le roi Eto'o
Sans avoir le même rayonnement qu'au FC Barcelone, l'attaquant camerounais, souvent esseulé, a pratiquement rempli tous ses objectifs : une deuxième couronne de meilleur buteur (5), le record de buts inscrits dans l'histoire des Coupes d'Afrique (16), et une honorable place de finaliste. Les Lions indomptables, pour lesquels il s'est sacrifié et a mis de côté son ego, lui doivent beaucoup.

Les stars au rendez-vous
Les vedettes ont toutes répondu présent. Avec le Cameroun, Eto'o a été le roi des buteurs attendu malgré son isolement en attaque. Didier Drogba, avec trois buts, n'a pas eu le même rendement mais a été l'un des rares Ivoiriens à ne pas sombrer lors de la demi-finale. Sans parvenir à mener les Black Stars jusqu'au titre, son coéquipier à Chelsea, Michael Essien, a également joué à merveille son rôle de leader.

LES FLOPS
Une organisation déplorable
Joueurs, sélectionneurs, supporteurs, journalistes : tous sont unanimes, la CAN-2008 a connu beaucoup de ratés, du début à la fin. Avant le tournoi, tous les terrains d'entraînement n'étaient pas prêts et beaucoup d'équipes se sont plaint de leur hôtel. Confédération africaine (CAF) et Comité local d'organisation (LOC) se partagent la responsabilité des déboires. Les hoquets ont duré jusqu'à la finale, où la police ghanéenne voulait un temps exclure de la pelouse... le chef du service de presse de la CAF, Souleymane Habouba !

Le scandale Drogba
La CAF a triché et menti. Elle a privé l'Ivoirien Didier Drogba de son titre de meilleur joueur africain, le déclassant au profit de Kanouté parce qu'il n'est pas venu à la cérémonie... organisée au Togo, et non au Ghana, à 48 heures des quarts de finale. La CAF a aggravé son cas en niant pendant une semaine (les agences africaines avaient reçu le classement à l'avance, avec Drogba premier) avant d'admettre avoir privé Drogba de son titre. Encore une pierre dans le jardin de la CAF...

SELON LES SPÉCIALISTES ET LES OBSERVATEURS
"L'arbitrage a été à la hauteur"

L'arbitrage a été à la hauteur de l'événement durant la 26e édition de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN 2008), estime-t-on dans les milieux footballistiques, au lendemain de la finale remportée par l'Egypte face au Cameroun (1-0). Loin des feux de la rampe, l'arbitrage s'est particulièrement illustré lors de cette 26e CAN, relèvent les mêmes experts selon lesquels «il n'y a pas eu de fautes graves, ou des contestations des staffs techniques ». «Les chevaliers du sifflet ont admirablement géré les rencontres de la Coupe d'Afrique des nations qui s'est terminée en apothéose», souligne-t-on Le président de la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), M. Amadou Diakité, a estimé que «le bon comportement des arbitres durant toute la phase finale (de la CAN) est le résultat de l’application depuis deux ans d’un nouveau plan-programme de développement ». «Depuis deux ans, la CAF a mis en place un programme pour le développement de l’arbitrage que le comité exécutif a accepté et que nous avons mis en pratique», a-t-il déclaré juste à l'issue de la finale Egypte-Cameroun dimanche à Accra. «Je dois dire que cette 26e édition de la CAN a montré que les efforts de développement entrepris n’étaient pas inutiles, et jusqu’à la fin du tournoi, l’arbitrage n’a pas été déterminant sur le déroulement ou le résultat d’un match», a-t-il ajouté. Pour le président de la CAF, M. Issa Hayatou «l'arbitrage a souvent été, en Afrique, un sujet qui fâche. Tel ne semble plus le cas, du moins lors de la 26e édition au Ghana». «Si nous avons assisté à une belle CAN, nous le leur (les arbitres) devons aussi. Il est injuste de passer son temps à critiquer les arbitres africains. Eux aussi ont considérablement amélioré leur qualité de jeu», a-til précisé. M. Hayatou, a, par ailleurs, salué la prestation de l'arbitre algérien Mohamed Benouza. «Mohamed Benouza n'a pas hésité à accorder un penalty au Nigeria dans le quart de finale qui l'opposait au pays organisateur et, au cours du même match, à expulser un défenseur ghanéen alors qu'il restait une demi-heure à jouer. On a salué son courage», a déclaré Issa Hayatou. «Ce n'est pas le terme (courage), qui convient. On aurait dû mettre en avance sa compétence, son professionnalisme», a-t-il ajouté. Le président de la direction technique nationale d'arbitrage (DTNA), M. Rachid Medjiba, s'est félicité, quant à lui, de la prestation des trois arbitres algériens qui avaient officié des rencontres très importantes, dont deux quarts de finale. «Nos trois arbitres sont crédités d'une excellente prestation», a souligné Rachid Medjiba. L'Algérie a été représentée à la CAN-2008 au Ghana par trois arbitres. Les deux directeurs du jeu : Mohamed Benouza et Djamel Haïmoudi, et l'arbitre assistant Brahim Djezzar, rappelle-t-on. 100 cartons jaunes et 3 rouges ont été distribués lors de la CAN 2008, note-t-on. L'Egypte (championne d'Afrique) avec 10 cartons jaunes occupe la tête du classement en matière de sanction. Elle est suivie du Sénégal (9 cartons jaunes). En revanche l'Afrique du Sud est l'équipe la plus fair-play avec 3 cartons seulement. Les sélections du Cameroun, de la Guinée et du Ghana ont été les seules à écoper de cartons rouges, avec une expulsion pour chacune d'elle.

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